Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.

mardi 15 janvier 2019

Les voeux voyous de M. Juvin

Ah, la mi-janvier ne serait pas aussi savoureuse si nous ne recevions pas dans notre boîte aux lettres le magazine de La Garenne Colombes. Avec ce temps gris, cette absence de légèreté aux infos, le petit mot du maire est vraiment réjouissant.


L'incipit sent la resucée, le radotage et une certaine défiance à l'égard d'autres communes du département.
Comme ça, à première vue, on imagine le petit Philippe comme un écolier sérieux sans être élément moteur. De ceux qui apprennent leur leçon par coeur et qui, lors de la dictée, cachent de leur coude leur copie, pour que nul ne profite de leurs connaissances.  
De ceux qui tirent des bouts de craie avec une mine d'ange, tellement purs, tellement exemplaires...

Comme on dit à la campagne, où il y a des villageois : "C'est la politique qui veut ça ma brave dame !".

Mais poursuivons :
Monsieur Juvin tient à protéger les secteurs résidentiels, introduit de la mixité sociale, en veillant à ce que l'on ne distingue pas les logements sociaux des logements non sociaux : tout doit être beau.
"D'ailleurs, aux Champs-Philippe(-Juvin), il n'y a souvent aucune différence extérieure visible".
Ben oui, c'est le problème : tout est question d'apparence, de vernis, de surface.

Ainsi peut-on fermer les yeux et s'acheter une bonne conscience : "mes pauvres à moi sont bien logés, ils dorment sur de la paille fraîche !" (et en plus, on ne les voit même pas, puisque je les loge dans des bâtiments qui ne déparent pas les Kaufman and Broad des autres administrés).

Au 4e paragraphe, c'est reparti pour se plaindre, Monsieur Juvin nous en a déjà parlé. Oh, ça fatigue, côté inspiration... On a déjà lu que la Préfecture, désormais, a tout droit de préempter des terrains pour y élever des logements sociaux, puisque la commune les cache trop bien !

Celui qui nous a dit un jour que "le problème des logements sociaux, c'est que qui y entrait y passait sa vie entière" est de fait bien contrit : les communes du département sont elles aussi soumises à pareille tyrannie populiste !
(tiens, là, le petit Philippe se souvient qu'il a des camarades).

Le danger viendrait même de la base : eh oui ! des villageois, qui, propriétaires d'une ancienne étable ou d'un pavillon loi Loucheur, sont tentés de vendre leur bien à des promoteurs qui laissent croître des cages à poules: bizarre que notre maire découvre cette pratique seulement en 2019 !

L'acmé arrive : " J'exige des promoteurs un esthétisme rigoureux, ce qui a pour effet d'éloigner les voyous".
Voyous ????

Selon le dico :
VOYOU :
1 Homme du peuple ayant des activités délictueuses.
Une bande de voyous.
synonymes :chenapan, vaurien
    2
 Mauvais sujet, aux moyens d'existence peu recommandables.
    synonymes :crapule, racaille

 
Mazette !  Il faut nous expliquer : L'esthétisme rigoureux de l'habitat éloignerait les voyous ? Ou les promoteurs peu  scrupuleux seraient des voyous ?
Bah ! Tous des voyous sans doute, puisque le Dr Juvin avoue lui-même ici faire "feu de tout bois".
Tout de même, on n'attendait pas pareil mot, et sa portée put être efficace sur des électeurs nés avant 1930.
Désormais, le voyou ou la canaille sont des termes plutôt populaires et sympathiques, voire bobo, très dans l'esprit village de la place en cours de chantier et sa cuisine canaille, ses commerçants à franges de chien, leurs petits blousons de cuir voyou...

Enfin, la majorité municipale ne veut pas voir la population augmenter. Nous serions assez nombreux. Le carnet du magazine devrait être supprimé, d'ailleurs : assez de naissances ! Assez de mariages et de pacsages ! Quelle rigolade !
Bref, la majorité est malthusienne, elle veut pas fleurir, grainer, s'étendre, évoluer... parce que bonjour la pollution !

Le meilleur de la bafouille tient dans le "C'est pourquoi" ..."Le site PSA n'aura que peu d'habitants, et beaucoup d'espaces verts" : Si le site PSA n'aura pas beaucoup d'habitants, c'est pour des raisons différentes, et que tout le monde peut comprendre sans gober les desiderata de la majorité !

Santé, Monsieur le Maire !












vendredi 30 novembre 2018

Garage à vélos vandalisé : une affaire de gilet jaune !

Surprise pour ceux qui l'ignoraient : le garage à vélos externe a été vandalisé la nuit dernière. Aux fenêtres de nos voisins, s'il vous plaît. Appel à témoins ? Qui a vu quoi ?


Des vélos balancés par terre à droite et à gauche.
Des selles bazardées
D'autres vélos jetés contre ceux qui sont alignés et bien ferrés.
Une poussette
Une bourrasque sur les vélos du coin.

Sans un seul vol
Sans une seule canette de bière ou d'Oasis, les bien nommées.

Juste un délire ?
Du rangement peut-être !

Ca craint, ce peu d'intérêt et de respect pour la collectivité.


Photos !






samedi 7 juillet 2018

Le message rash trash de Dr Juvin

Ces derniers jours ont été très animés à La Garenne Colombes : Normal, me direz-vous ! Après la fête de la ville et la Nuit des livres, se prépare le cinéma en plein air, aux portes de nos logements...Mais non ! il ne s'agit pas du tout de libations et de réjouissances bon enfant, mais plutôt de la dure réalité d'un quartier autrefois charmant, et maintenant malmené de toutes parts et moqué du maire. Retour chronologique et preuves.


30 juin 
réveil en fanfare, comme tous les matins pour les gens vivant aux 7 et 7 bis rue Médéric
Le chantier débute avant l'heure légale, s'achève près de deux heures après l'heure limite.

Au soir, rendez-vous au parking
Détail banal et révoltant : deux vélos attachés sont volés.


2 juillet
Un habitant du rez-de-chaussée du 28 av. du Général de Gaulle, témoigne son ras-le-bol de voir des gens défiler devant ses fenêtres, depuis que 9 troênes ont été arrachés à sa haie. Cette situation est vécue par plusieurs résidents. Les jardiniers ont cassé les arbres morts sans les déraciner, et n'on rien planté depuis.
Ce même habitant évoque son désarroi devant un mur nouvellement fissuré, à l'entrée de son appartement, fissure corrélée au chantier, sans doute.
Enfin, le remboursement de la dératisation de son appartement, promise par le Directeur de proximité, n'est toujours pas réglée un an après, alors que d'autres rats musent près des poubelles.

4 juillet
Notre voisin, M. Garnier, se fait une fois de plus le porte-voix de plusieurs locataires ayant pignon sur le chantier Villa Médéric.
Ceux-là sonnent souvent à sa porte, et dès potron-minet, renâclent. En l'absence d'un intermédiaire mandaté (comme l'étaient autrefois le concierge et son épouse), M. Garnier fait office de bureau des pleurs. Et les pleurs sont flots, comprenez... les gens sont  si timides à se manifester directement auprès de la Mairie (et puis, il vaut mieux éviter de se mettre les politiques à dos, car ils peuvent être utiles, c'est d'ailleurs leur force, cet intérêt personnel qui ligote la réflexion).
La doléance récurrente ? Chaque matin, le chantier démarre trop tôt, avec force bruits, cris de charretiers, violences sur le site, livraisons invalidant la fluidité des passages.
Ce chambard se poursuit toute la journée, et bien au-delà de 18h00 le soir, puisque le ciment est livré passé 18h30, engorgeant la rue Médéric. Le chantier est fermé passé 19h20.
Tout le monde en a marre de tant d'impunité.
Le quartier Médéric apparaît comme zone de non-droit pour ceux qui subissent au quotidien les effets délétères des travaux Spirit.


Bonsoir Monsieur Le Maire;

> Nous, Garennois, en avons marre d’être pris en permanence pour des imbéciles !

> En effet, comme le prouve la photo ci jointe, encore une bétonnière sur le chantier à 19h04, fait que j'ai signalé par un appel téléphonique juste après, mais le constat sur place était impossible parce que la police municipale ferme à 19h15.

> Il est 19h20 c'est encore le bordel dans le chantier donc en tant que premier Magistrat de la commune, je vous remercie de bien vouloir faire respecter avec rigueur votre arrêté parce que nous en avons marre de subir ces abus dans un état de droit !


Sollicité par d'autres riverains le lendemain, M. Garnier, qui n'a pas eu de réponse, réécrit au maire. Son premier message témoignait de l'exaspération, certains mots sont crus, mais ils ne sont pas dirigés vers M. Juvin.

5 juillet
deuxième message donc.

Bonjour Monsieur Le Maire

> Comme le prouve les photos ci jointes,
> cela fait deux jours consécutifs que certains Contribuables
> Electeurs de votre village se réveillent de mauvaise humeur
> parce que le chantier ne respecte pas les horaires de
> l'arrêté concernant les bruits de voisinage.

> Aussi, pour votre parfaite information,
> le samedi 30 juin, le chantier n'a pas été respecté non
> plus votre arrêté.

> Vous serait-il possible d'intervenir
> sévèrement ?

> En vous remerciant par avance.


A 14h07, Le maire répond au courriel de la veille :

Le 5 juillet 2018 à 14:07, Juvin Philippe <Philippe.Juvin@lagarennecolombes.fr> a écrit :
Monsieur,

Je vous prie d’abord de vous adresser à moi poliment. Les élus ne sont pas des paillassons sur lesquels vous pouvez essuyer vos mauvaises humeurs.
Les services municipaux répondent à tous vos innombrables mails.
Je veillerai à ce qu’ils continuent quand vous m’aurez présenté des excuses pour vos mots déplacés.
En vous souhaitant une agréable journée.

Philippe Juvin

Envoyé de mon iPhone


Ensuite ? une série de messages de locataires victimes de l'administration critique du chantier et de l'Allée Henriot répondent au Maire, quelque peu surpris qu'il sont de lire dans ce laconique SMS envoyés à tous, le manque d'écoute de celui qu'ils ont élu. 
C'est le moment où on l'a amère, pour parler clairement.

En voici quelques-uns :

Monsieur le Maire,


L'appartement que nous louons est situé côté jardin. Cependant, par effet d'échos, nous entendons tôt le matin (vers 7 heures il me semble) les ouvriers s'affairer. Passé 19h00, le chantier est encore actif, les bétonnières ayant livré leur ciment une demi-heure avant. Le bon côté des choses, c'est que la construction prend forme, ce dont on pouvait désespérer depuis tant d'années.
Les locataires situés côté chantier subissent de plein fouet la vie très active du chantier.
Beaucoup s'en plaignent, et un seul les représente. C'est M. Garnier.

J'aimerais bien que chacun ait le courage de vous répondre et de témoigner de ce qu'il supporte individuellement, dans son appartement... et ce dont il témoigne à M. Garnier.

Vous savez comme nous combien le chantier Médéric est un sujet sensible.
Vous dites que la mairie répond à nos questions sur-le-champ.
Je n'ai jamais lu dans votre bulletin municipal une communication claire et transparente sur ce chantier polémique, en dépit de nos demandes répétées.
Mais en creux, la rédaction du magazine s'est concentrée sur les chantiers qui allaient embellir la ville : cette négation de la Villa Médéric est éloquente.

Bref.
Le ton des courriels de M. Garnier est sans doute exaspéré par la liste des questions soulevées, qui restent sans réponse.
Par l'absence de feed back.
Par exemple : que pensez-vous des dimensions de l'Allée Henriot ? Pouvez-vous nous assurer qu'elles sont légales et sécures en l'état, ainsi que lors de l'achèvement de la villa Médéric ?

Avec mansuétude et tout respect pour M. Garnier, ceux qu'il représente, votre équipe, comme pour vous-même,


Bonjour Monsieur je n'ai qu'un seul mot à dire si ce chantier était en face de chez vous. vous n'auriez même pas demandé des excuses ou nous demander de vous parler poliment car l'évidence vous parlerai enfin.cest comme pour les manifestations tant quelles ne sont pas en bas de chez vous cela ne vous dérange pas .vos service de police ne se déplace pas et ça preuve à l'appui.que doit il se passer pour une normalité?un drame ? se faire insulter par des gardiens de chantier aussi.dites nous encore qu'il faut appeller la police. Pour finir effectivement les élus ne sont pas des paillasson mais par contre les élus font leur travail lorsque les citoyens le réclame n'oubliez pas que ce sont les citoyens qui vous ont mis à la tête de cette mairie ne les decever pas et fait enfin quelque chose.merci monsieur le maire

Monsieur le Maire,
Je suis une locataire du 7, rue Médéric depuis plus de 30 ans.
S’il faut encore en rajouter aux différentes interventions de M. Garnier pour que vous preniez bien conscience  des  nuisances que nous subissons, j’apporte ci-dessous mon commentaire personnel.
Etant à la retraite, je passe beaucoup de temps chez moi et si je veux bien admettre et supporter les bruits du chantier (et la poussière …) pendant les heures auxquelles il est censé être en activité selon un arrêté municipal que vous-même avez signé, soit
Du lundi au vendredi : de 8 heures à 19 heures
Le samedi : de 9 heures à 12 heures
Cela en est trop quand le soir à 19h 30 tout continue à s’agiter près de nos fenêtres.
Dès 7h / 7h 15, chaque matin, nous ne pouvons pas louper le début des « manœuvres » : cela démarre par le bruit infernal occasionné par l’ouverture de la lourde porte métallique du chantier.
Ensuite, depuis quelques jours, très rapidement,  les ouvriers commencent à s’activer en tapant et, de surcroît, en hurlant car c’est apparemment leur seul mode d’expression aussi bien pour les échanges nécessaires à leur activité que pour leurs échanges « plus musclés » en cas de désaccords ; je les ai même vus un jour en venir presque aux mains jusqu’à ce qu’au bout d’une dizaine de minutes un « chef » daigne enfin se manifester.
Chaque fin de journée, nous avons le droit à l’arrivée de la  bétonnière qui se met en action. Quand arrive 19h 15 et que le bruit qui n’a pas cessé de la journée continue d’être et, en plus, qu’après la bétonnière, les ouvriers continuent à taper sur des plaques métalliques comme des forcenés, vous admettrez que l’on puisse « péter les plombs » !

Et comme on n’a pas eu notre dose pendant toute la semaine, le samedi, on est encore sous les feux de la rampe …. bien au-delà de l’heure autorisée puisque, samedi 30 juin, ce fut un vacarme infernal jusqu’à 13h 30.

Je rajouterai que la fenêtre de ma chambre est tout près du chantier et que, lorsqu’il y a le moindre souffle de vent, il est très difficile de trouver le sommeil en raison du grincement  de l’enseigne Spirit accrochée à la grue !

Je vous remercie de l’attention que vous aurez bien voulu apporter à ce courriel.


et le très courageux... et exemplaire (pour les prudents ou timides)

Bonjour Monsieur le Maire,
J'ai la chance d'habiter au 7 bis rue Mederic et que mes fenêtres donnent côté jardinÉtant moi même  très sensible au bruit, j'imagine que je serais épuisée si j'habitais côté chantier. 
Les conditions de vie dans cette résidence se dégradent, et le chantier ajoute un grand stress à trop de locataires. 
Alors même si je suis redevable à la municipalité  du fait d'avoir bénéficié d'un logement en tant que mère célibataire, je crois que nos plaintes devraient être prises en compte.
En vous remerciant par avance pour vos actions;
Bien cordialement,


Pendant ce temps, M. le maire était, vous l'imaginez, sous pression, mais pas à cause de notre qualité de vie. Non, sa préoccupation tenait dans le jeu des ententes complexes et hautement élevées relatives à l'avenir du site Peugeot.
Au conseil municipal, le soir, au micro du Parisien, il racontait combien la partie avait été enlevée, le suspense énorme et l'avenir de la friche Peugeot, fichtrement passionnante.

"Ce jeudi, un véritable marathon s’est couru en coulisse. « Un coursier à moto a fait le tour de tout le monde dans l’après-midi pour faire signer le protocole, détaille Philippe Juvin. C’est vraiment une victoire au finish… »
« Y aura-t-il des expulsions ? On va détruire des logements pour en construire finalement ? », interroge Pierre Duclos, conseiller municipal PS. « On va multiplier les logements par trois ! », réplique Philippe Juvin. Et l’élu de se faire lyrique : « ce secteur était une terra incognita pour la ville. Nous allons en faire un quartier où il y aura de vie. » A 22 h 30, le protocole était voté à une écrasante majorité, les deux élus PS se prononçant contre et la conseillère France insoumise s’abstenant."

En somme, si vers 14h07, le maire a écrit un SMS très épidermique et injuste, c'est parce qu'il avait besoin de "bouffer" du contribuable.
Trop de stress ? Volonté de rouler des mécaniques devant le préfet ?


On se doute donc que M. Juvin prise la politique pour les gros challenges et les inévitables petits arrangements, 
non pour le dialogue avec ses administrés. 


C'est fini ? Pensez-vous !!!


Le 7 juillet, à 4h30 du matin
Des voyous désossaient un scooter près de l'entrée du garage, leur voiture était garée devant le mobilhome  Spirit.
Hélas, un voisin, alerté par leur trafic, appelle la police, qui peine d'abord à trouver l'adresse, puis qui voit les bandits fuir en sautant le mur, comme le font certains de vos enfants, oui, vous qui lisez cet article.
Un gars a été attrapé, et la voiture a dû être enlevée à l'aube. Les autres courent encore.
Une autre voiture ventouse du chantier a également été enlevée, vu qu'elle empêchait tout un chacun d'entrer dans le garage vers 7 heures.


Voilà, c'est fini, pour le moment.





lundi 11 juin 2018

La poubelle qui aura sa peau

C'est comme ça  : chaque génération d'immigrés doit payer le prix lourd de son intégration. Il faut compter deux générations pour que les descendants d'un nouvel arrivant échappent aux travaux les plus ingrats, les plus usants. C'est la mutation sociale. Après les Polonais, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, c'est au tour des Roumains, des Marocains, des Maliens, des Mauritaniens, des Egyptiens de faire le sale boulot.Coup d'oeil sur vos poubelles, chers voisins et sur vos pratiques, HDS Habitat.



Chaque matin, M. D. déplace des masses de détritus, pour l'essentiel jetés négligemment dans le vide-ordures par chacun, sourd à l'avenir des couches sales, bouteilles de lait, lingettes grasses et cadavres de pinard jetés dans le local poubelles.
Reconnaissons-le : si l'on descend son sac en prenant l'ascenseur, on remonte acquitté de cette tâche désagréable, le coeur léger.
Ouf, c'est terminé semble siffloter M.A dans les escaliers...
Un sac par jour, tout au plus... c'est pas la mort.
On ne risque pas de troubles squelettiques en faisant si peu ce geste. Plus avec la zapette !

Imaginez l'effort de M. D répété chaque jour, ce déplacement des containers pleins à craquer. La nécessité de bien les aligner sur le trottoir, par tous les temps. Pensez un instant à la remontée du garage avec ces kilos de nos trop-pleins, de nos trop bus, trop consommé.

C'est bien plus dur que le travail des camions-poubelles.

Et plus tard, vient la nécessité de redescendre les containers vides, de les nettoyer, de les replacer.

Pensez au corps de M. D. à ce qu'il est demandé à son squelette. Aux douleurs que cet homme accumule alors qu'il a la quarantaine naissante.

Nous avons vu  M. P. avant lui, avoir les épaules et les coudes usés avant l'âge de 60 ans. Nous l'avons vu remonter les poubelles par les ascenseurs, quand son être ne pouvait plus faire autrement. Nous l'avons vu partir à la retraite sans réellement se sentir libéré.

Il se savait bouffé par ce métier, comme son épouse, qui avait trop rincé, serpillé, astiqué.

La reconnaissance d'une maladie professionnelle est toujours trop tardive...


En 2015, le directeur de proximité de HDS Habitat s'était engagé à doter M. D. d'un remonte container, afin de minimiser les risques de destruction de ses épaules et de son dos.

Nous sommes en 2018 et nous, nous remplissons toujours aussi lourdement les poubelles.
M. D. continue, lui, de serrer les dents,, tout en nous saluant gentiment.
Un de ces quatre, il sera remplacé, la poubelle aura eu sa peau.




Et si ENFIN on dotait M. Douzi d'outils de travail moins archaïques ?

Pourquoi attend-on d'être soi-même en danger potentiel pour trouver insupportable la situation d'un tiers ?


dimanche 3 juin 2018

Un malaise à la Garenne Colombes ? L'ABC de la survie, par ses habitants

Un voisin fait un malaise, puis deux, les pompiers, appelés, ne peuvent atteindre le bâtiment concerné. Rien que  du banal au 7bis, rue Médéric, deux fois dans la même semaine.
Témoignages et ABC !



A : " le lundi 28 mai en début d’après-midi, les sapeurs-pompiers sont encore intervenus dans l’immeuble situé 7 bis rue Médéric au bout de l’allée Henriot et encore une fois ceux-ci ont étés obligés de stopper comme la dernière fois avant la chicane. Ils sont rentrés dans l’allée Henriot en marche arrière il y a un locataire en « détresse » donc il est impératif que le SAMU puisse accéder si nécessaire à celui-ci dans les meilleurs délais à l’accès pompiers « Grande échelle » desservant nos immeubles sans qu'il soit constamment bloqué par une bétonnière Lafarge à l’entrée de l’allée Henriot."

B : "Le samedi 2 juin, dans la soirée, un jeune de la résidence en rentrant chez lui après 23 heures, a trouvé notre voisin inanimé, à même le sol, devant l'immeuble. Nous avons appelé les pompiers".



Pompiers coincés
C :"J'achète chaque année le calendrier des pompiers, car ce sont de bons garçons. Et courageux ! Quand j'ai mes palpitations ou que je sens que je fais un malaise, je sors dehors, et je m'assieds devant le bureau de vente Spirit avec mon calendrier. à la main  Les pompiers ont été prévenus, je n'ai plus qu'à patienter... Je sais que je suis plus en sécurité dans l'entrée de l'allée, même sous la pluie  Le bon monsieur  qui est tombé deux fois dehors, il aurait dû aller jusque devant Spirit, afin d'être pris en charge plus vite. Si vous restez chez vous, vous pouvez y rester !".

En voilà une bonne idée : créer un arrêt pompiers à l'entrée de l'allée Henriot, pour optimiser les chances de soins d'urgence. Cette lumineuse idée pourrait faire florès dans la ville d'un maire urgentiste !

Hélas !  Nos fidèles lecteurs connaissent l'affaire malheureuse..
Aux novices ou aux récalcitrants : la largeur de l'allée n'est pas réglementaire et l'on peut s'étonner que le Maire n'ait pas demandé la rétractation de ses dimensions à un format légal.
Tous les documents sont entre ses mains.

 L'année Henriot est un enfer pour ces professionnels, qui ne peuvent pas accéder, du fait du chantier, aux habitations.  Faut-il que l'un de nous périsse pour que l'on y prête attention ?

Bravo aux voisins très interventionnistes. quand le danger survient.


Par ailleurs, les autos continuent à se garer n'importe comment, n'importe quand. Des gens de passage, des gens tentés par le chantier Spirit...
Du garage de l'Allée Henriot sortent des véhicules le matin, ce qui donne un aperçu de la bretelle d'autoroute miniature bientôt en place dans ce quartier à l'esprit village bien renommé.


"Ben ça gêne qui ? On est même pas sur le passage piétons !"




"J'sais pas lire les gros caractères, foutez-moi la paix, ma voiture est XXS, où est le problème?"



Dernière minute ! Le gardien du Chantier Spirit a témoigné des nombreux larcins qui complexifient la réalisation de la construction.A noter les économies de bouts de chandelle du promoteur qui envoie son gardien sur plusieurs chantiers simultanés. Les futurs acquéreurs paient à différents niveaux le prix de cette gestion.

dimanche 27 mai 2018

Les Garennois sont vraiment trop sympas, Rue Médéric

Le chantier de la Villa Médéric est mené tambour battant et nous pouvons constater l'édification faite dans l'urgence du bâti. Détails.



Votre enfant a vomi. Des fragments de saucisses de Strasbourg nagent sur le parquet dans un velouté de yaourt à la fraise et de brocolis kaki. Vous intervenez rapidement pour améliorer le bien-être de votre petit, mais aussi pour faire disparaître au plus vite ce rejet dégoûtant. Spontanément, vous évitez de respirer par le nez, vous vous armez contre votre propre haut-le-coeur, endurci et expérimenté que vous êtes, maintenant.

Eh bien voilà à peu près la situation observée au 9, rue Médéric.
Cette parcelle est une zone qui sent mauvais, qu'il faut au plus vite assainir en surface (car la dépollution réelle, c'est une compresse sur une jambe de bois), terminer vite la construction de cette grosse bâtisse, qui mélange avec mauvais goût le Mansart et la façade d'usine prolétarienne.

Comme le dit un ado qui voulait épater sa copine un jour, passant devant cette façade creuse :"Tu vois, ici, on se sert des vieilles briques pour faire des économies !".

Bref, le voisinage de la Villa Médéric est sympa, très sympa : car les nuisances n'arrêtent pas, le non-respect de la loi est notoire dans ce coin de La Garenne-Colombes, et est admis, parce que  le maire :
- ne compte pas tant que cela pour les habitants
- est le directeur de publication d'un journal communal proche des romans Oui-Oui
- est respecté comme étant le maire formidable et médecin inconstestablement bon pour ses administrés, puisque c'est écrit dans le journal de la ville.

Alors, oui, on est réveillé dès l'aube le samedi par des coups de klaxon (plus proches de la corne de brume que de l'aimable pouet-pouet d'un taxi bébête)
Alors oui, on ne peut plus rentrer chez soi, parce que le chantier s'étale
Alors oui, oui, on  croit en avoir fini, mais une voiture de passage bouche à son tour l'entrée, car ce chantier ne peut être contigu à un lieu de vie, non, ce serait trop glauque.

Des photos ?





mercredi 11 avril 2018

Rats et ramdam : ô nuisances vernales !

Petit bulletin info de la résidence Médéric dédié à tous ses amoureux :



RATS : plus que jamais présents parmi nous, et pas six pieds sous terre, ces NAC (nouveaux amis de compagnie) s'affairent dans le coin poubelles extérieur de la résidence.
Le voisin qui en découvrit un prostré derrière son piano il y a neuf mois attend toujours la prise en charge de son éradication par HDS Habitat : 400 euros.

DALLES DE TERRASSE : Comme dans les plus croustillants des films d'horreur, les dalles peuvent être descellées durant la nuit. Etrange, étrange. Visiblement, des gens errent  au crépuscule dans le jardin et sautent par dessus les grilles. Les intentions,variées, mériteraient d'être éclaircies et arrêtées.

CHANTIER : L'arrêté municipal n'est pas respecté, les ouvriers du chantier travaillant le samedi bien au-delà de midi.
Il est de notre devoir de contrecarrer cette infraction, les ouvriers se mettent en danger.