Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.
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jeudi 3 octobre 2019

Un petit air de Toscane au Village

Ronchon, le blog ? Pas du tout ! Pour preuve, ce petit article, qui fleure la sève et l'espérance. 

Eh, oui, nos haies trouées et griffues d'arbres morts ont été arrachées aujourd'hui, laissant place à une série de jeunes arbustes fringants. Ces derniers devraient être plantés demain.

Une consolation pour chacun, secoué par l'enquête publique qui atteste combien nous avons fait grandir nos enfants sur des terres polluées.



Allez, nous ne sommes que passants entre les arbustes, réjouissons-nous simplement du présent...









mardi 4 juin 2019

Profession : poubelle man ou Quand les ordures sont au garde-à-vous

La gestion des déchets de notre résidence est problématique. Un seul homme est chargé de tracter à la force des bras de nombreux containers archi-pleins, à présenter sur le trottoir, s'il vous plaît dès potron-minet, bien alignés. Le précédent gardien y a usé ses cartilages et a connu une pré-retraite amère, son corps ne lui répondant plus.

Qui est prêt à sacrifier un homme sur le billot de nos ordures ?


Qui se battra pour que celui qui travaille si bien soit équipé enfin d'un tracteur de poubelles, qui lui éviterait de connaître lui aussi à moyen terme une incapacité de travail permanente ?

 Il paraît qu'avant l'industrialisation, la notion de déchet n'existait pas... aujourd'hui, la société du déchet trouve toute son expression dans notre résidence. Voyez plutôt.

Des voisins qui ne voient pas plus loin que leur bout de nez ont entassé leurs immondices


Petite conversation entre voisins
 - Nan c''est pas moi qui ai posé ces sacs et ces cartons !
- Vraiment ? Ben c'est M. Douzi qui va s'amuser...
- C'est le nouveau voisin qu'a un quatre-quatre ?
- Mais non, voyons, c'est le monsieur de service !
- Le monsieur de quoi ?
- Le grand monsieur, que tu croises en accompagnant tes petits à l'école ou bien qui balaie quand tu passes par l'allée et qui te salue en souriant gentiment !
- Ah ? Vraiment ? Oui... peut-être, maintenant que tu me le dis ! C'est le bon ami de la gardienne, alors ? !
- Mais non ! ça n'a rien à voir ! ... Oh toi alors !




La veille du 1er mai, une voisine nous transmettait cette vidéo édifiante, av. du Général de Gaulle, 22-24  :



Ce jour-là, le garage était totalement envahi d'autres poubelles...
Un travail énorme pour un homme de service qui doit être philosophe, s'il n'est pas devenu misanthrope.

Petite conversation entre voisins
- Argh ! Regardez dehoooors !
- C'était pareil hier soir dans le local à poubelles. J't'ai rien dit pour que tu n'ailles pas ranger. La dernière fois, tu as eu un lumbago, souviens-toi...
-  Mais c'est un scandale ! Que fait l'homme de service ?
- Ah, c'est pas lui qui a fait ça ! M. Douzi est loyal, impartial, intègre, discret et il travaille sans relâche !
- Mais c'est le septième continent qui est arrivé jusqu'ici ! Ah ! je suffoque ! Ma Ventoline !



L'odeur douceâtre des poubelles tièdes... tout un poème urbain


Petite conversation entre voisins 
- Salut, t'as vu les poubelles en bas ?
- M'en parle pas, et pourtant, M. Douzi a travaillé vendredi.
- M. Selmet s'était engagé à trouver une solution pour lui, non ?
- Oui, ça devait être fait, il y a quoi ? Deux ans ? 
- Facile ! Trois, même !
- Tu crois qu'on devrait en parler sur le blog ?
- Clairement ! HDS Habitat ne peut pas tolérer pareil traitement de ses salariés. Avec leur code de déontologie, notre message sera enfin entendu ! Go !!

 "L'engagement envers la santé et la sécurité au travail  et l'environnement est une responsabilité sociale fondamentale et une priorité pour l'Office".

Combien de tonnes par an pour le dos de l'homme de service ?


Mesdames et Messieurs de Hauts de Seine Habitat : quelle solution mécanique pouvez-vous mettre en route rapidement pour faciliter les conditions de travail de l'homme de services, qui s'il nous en rend d'inestimables, en subit directement les sévices ?



mercredi 13 mars 2019

Quali'HLM, de Hauts-de-Seine Habitat : fais tes preuves, bon sang !

"Depuis 2015, Hauts-de-Seine Habitat est engagé dans une démarche de qualité de son activité : lancement du diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) visant une meilleure satisfaction des locataires, obtention de la certification NF Habitat Haute Qualité Environnementale pour ses opérations de constructions et de rénovations. 

Avec pour objectif de renforcer notre action pour la qualité de service et la gestion de la relation avec nos locataires, Hauts-de-Seine Habitat a lancé en 2015 la réalisation d’un diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) suivi d’un audit complémentaire initié en mars 2017. Ce processus constitue la première étape vers la labellisation des démarches d’amélioration de la qualité de service, Quali’HLM."

 

Ces quelques lignes ambitieuses ont été copiées/collées depuis le site de Hauts-de-Seine Habitat.
 La vérité est hélas une fois de plus, et une fois de trop, très écartée de l'autopromotion de cet organisme. La preuve, par ce témoignage.

En le divulguant, nous attendons que le directeur de proximité, M. Selmet, et son supérieur, M. Vanoverschelde agissent fissa pour régler ce scandale.


La faute à un anévrisme

Lieu : 7, rue Médéric, un trois-pièces, les fenêtres donnent sur le chantier de la Villa Médéric. La famille qui vit ici a tout supporté sans rechigner : le chantier de démolition de l'usine de produits chimiques, puis le chantier de dépollution à ciel ouvert, son bâchage, les excavations de terre polluée, le chantier de construction, son arrêt, sa reprise, le grincement de la pancarte de pub Spirit au faîte de la grue, la tempête récente et l'envol désordonné de plaques de zinc...

Il y a deux ans, le père de cette famille doit se faire opérer urgemment pour un anévrisme. Ce n'est pas une intervention sans risque, et celui que nous appellerons E. revient à la maison plus fatigable, notamment le matin. Le personnel médical lui avait expliqué qu'il serait sans doute plus "lent au démarrage" qu'autrefois. Force est de constater qu'ils avaient raison. 
Dans la salle de bain, l'usage de la baignoire n'est plus possible, cela devient dangereux.

E. saisit Hauts-de-Seine Habitat, avec force documents médicaux, pour faire adapter sa salle de bain à son nouvel  état de santé.
Septembre 2018 : Il est convenu que la baignoire sera remplacée par un large bac de douche, qui se calera à l'emplacement exact de la baignoire.

La mauvaise surprise


Deux ouvriers engagent les travaux. Surprise : Ils scellent à la va-vite, sans travailler l'étanchéité, un bac de type carré de douche. 
E. essaie de comprendre pourquoi on ne lui installe pas le bac initialement convenu.
On lui répond que celui-ci convient tout à fait. 
On nie donc totalement les difficultés physiques d'E. qui se retrouve avec un bac guère plus aisé à utiliser que la baignoire.

Et puis... les ouvriers déclarent ne pas avoir le même carrelage que celui initialement posé, donc ils ne pourront pas recouvrir l'espace cimenté laissé en l'état. 
Et puis... les ouvriers inversent chaud et froid, le gosse qui vit là s'ébouillante la première fois.


E. se sent trahi par Hauts-de-Seine Habitat. Il veut pouvoir se laver sans danger. Et demande aux ouvriers de laisser le chantier en l'état.





Non seulement, chantier extérieur, mais chantier permanent à l'intérieur

Chérie, passe-moi le savon ! Non, pas la truelle, ni le Destop...


Un Directeur de proximité très distant


Depuis près de 7 mois, toutes les tentatives de médiation pour faire poser le bac de 120 cm de long se sont soldées par un échec. La gardienne a été sidérée par cette salle de bain en chantier, la secrétaire du Directeur de proximité semble confuse, et son patron reste sourd. 

Une assistante sociale a été missionnée auprès de M. Selmet, elle a été écartée.
Il n'y a plus de communication depuis la fin de l'été dernier.

Ainsi, si ce n'était pas aussi lamentable, pourrions-nous ironiser : Quali'HLM, bel oxymore,  tu as du taff mon brave !



Oh, le beau lavabo, son pied est-il scellé ?

Ben non, il peut blesser quiconque l'utilise.
 
Le lustre est-il sécure ?


Tu parles, il ne tient qu'à un fil. Mieux vaut ne pas éclabousser.

J'aime bien Claude François, mais pas au point de prendre du jus en me rasant le matin !
 Bref, cette salle de bain doit être prise en main au plus vite, et selon les besoins du locataire, qui aurait préféré ne jamais voir sa vie changer pour des raisons de santé aussi sérieuses et irrémédiables.

Les odeurs de pourrissement du sous-bassement du carré de douche salopé sont très prégnantes et l'aération procurée par la petite fenêtre est un pansement sur une jambe de bois.

Le jeune garçon qui vit là n'avait plus eu d'asthme depuis 5 ans. Il a repris sa Ventoline depuis quelques semaines.


Notre dessein : une douche froide afin que cette situation cesse.

On ajoutera que ces locataires de HDS Habitat souffrent d'un angle humide dans leur chambre depuis des décennies sans que quiconque ait pris l'affaire au sérieux. Tout récemment repeinte et assainie, cette pièce ne tardera pas à être à la une du blog, puisque c'est un problème récurrent.


APPEL A TEMOINS
Soyez pas timides, chers voisins

Nous appelons d'ailleurs chaque lecteur à nous faire part de sa pièce pourrie, une simple photo nous ira, ainsi le trombinoscope constitué déchaînera, qui sait, les ambitions des chevaliers de Quali'HLM...









lundi 11 juin 2018

La poubelle qui aura sa peau

C'est comme ça  : chaque génération d'immigrés doit payer le prix lourd de son intégration. Il faut compter deux générations pour que les descendants d'un nouvel arrivant échappent aux travaux les plus ingrats, les plus usants. C'est la mutation sociale. Après les Polonais, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, c'est au tour des Roumains, des Marocains, des Maliens, des Mauritaniens, des Egyptiens de faire le sale boulot.Coup d'oeil sur vos poubelles, chers voisins et sur vos pratiques, HDS Habitat.



Chaque matin, M. D. déplace des masses de détritus, pour l'essentiel jetés négligemment dans le vide-ordures par chacun, sourd à l'avenir des couches sales, bouteilles de lait, lingettes grasses et cadavres de pinard jetés dans le local poubelles.
Reconnaissons-le : si l'on descend son sac en prenant l'ascenseur, on remonte acquitté de cette tâche désagréable, le coeur léger.
Ouf, c'est terminé semble siffloter M.A dans les escaliers...
Un sac par jour, tout au plus... c'est pas la mort.
On ne risque pas de troubles squelettiques en faisant si peu ce geste. Plus avec la zapette !

Imaginez l'effort de M. D répété chaque jour, ce déplacement des containers pleins à craquer. La nécessité de bien les aligner sur le trottoir, par tous les temps. Pensez un instant à la remontée du garage avec ces kilos de nos trop-pleins, de nos trop bus, trop consommé.

C'est bien plus dur que le travail des camions-poubelles.

Et plus tard, vient la nécessité de redescendre les containers vides, de les nettoyer, de les replacer.

Pensez au corps de M. D. à ce qu'il est demandé à son squelette. Aux douleurs que cet homme accumule alors qu'il a la quarantaine naissante.

Nous avons vu  M. P. avant lui, avoir les épaules et les coudes usés avant l'âge de 60 ans. Nous l'avons vu remonter les poubelles par les ascenseurs, quand son être ne pouvait plus faire autrement. Nous l'avons vu partir à la retraite sans réellement se sentir libéré.

Il se savait bouffé par ce métier, comme son épouse, qui avait trop rincé, serpillé, astiqué.

La reconnaissance d'une maladie professionnelle est toujours trop tardive...


En 2015, le directeur de proximité de HDS Habitat s'était engagé à doter M. D. d'un remonte container, afin de minimiser les risques de destruction de ses épaules et de son dos.

Nous sommes en 2018 et nous, nous remplissons toujours aussi lourdement les poubelles.
M. D. continue, lui, de serrer les dents,, tout en nous saluant gentiment.
Un de ces quatre, il sera remplacé, la poubelle aura eu sa peau.




Et si ENFIN on dotait M. Douzi d'outils de travail moins archaïques ?

Pourquoi attend-on d'être soi-même en danger potentiel pour trouver insupportable la situation d'un tiers ?


lundi 5 mars 2018

Comment mijoter un Garennois à l'étouffée : Des COV en canisters ?

Colère : le mot est faible au regard du sentiment qui nous anime. Alors que notre mairie semble ignorer l'impact du chantier de dépollution du 9, rue Médéric,  nous découvrons incidemment la pose de nouveaux canisters au niveau du 7, rue Médéric, sans qu'aucune communication n'ait été entreprise par notre bailleur, Hauts de Seine Habitat, ou même qu'un courrier nous ait été adressé par la préfecture, afin de nous expliquer la raison de ces nouveaux prélèvements de COV (Composés organiques volatils).


Nous leur demandons de s'expliquer clairement ce qui se joue.
Deux bonbonnes de taille réduite ont été déposées dans la cage d'escalier du 7, rue Médéric. 

Eh non, ce ne sont pas les noctambules qui ont oublié leurs bonbonnes à chicha...

Deux autres ont été placées sur une place de parking, sous un des appartements.
Mince alors ! Ca recommence !


Ces objets d'une contenance modeste ont pour objet de relever la part de polluants diluée dans l'air.
De pareilles mesures ont été entreprises l'an passé,en mai. (suivre lien pour relire l'article). 
La Préfecture nous a transmis alors un courrier affirmant que nous ne courions aucun danger.

Zoom incitant à la zénitude ?
Document frelaté  ? Caducité des résultats ? Nous voulons des explications

 Retour en 2018
Les canisters sont étiquetés et datés du 28 février 2018, date de préparation de ces réceptacles.
Selon un document de BRGM, (Analyse des gaz du sol, de l’air intérieur et extérieur en contexte sites et sols pollués. Synthèse des réunions du Groupe de Travail des Laboratoires Rapport final BRGM/RP-65745-FR mars 2016)

"Canister : ce mode de prélèvement présente des avantages (pas de risque de saturation, large gamme de concentrations et de composés analysables) mais présente également des contraintes : humidité des gaz du sol (phénomène de microgouttelettes), gaz réactifs qui ne sont pas retrouvés car transformés, nettoyage avant réutilisation, manipulation (vanne fragile, manomètre). Les canister de petit volume (1L) sont bien adaptés en cas de pollution avérée. Cette méthode est donc conservée mais maintenue pour les composés les plus adéquats et non réactifs. Les composés identifiés pour cette technique sont récapitulés dans le tableau 4. Il est nécessaire de veiller à la formation des agents préleveurs pour cette technique ; - de façon générale, les normes les plus anciennes (OSHA ID…) ont été supprimées car elles ne sont pas utilisées par les laboratoires ; - la norme NF X 43-267 est une norme générique qui ne précise pas les modalités d’analyse. Cette norme a été retirée des méthodes retenues. - documents de référence : les conclusions du groupe de travail laboratoires sur les gaz du sol ont été réalisées en cohérence avec : 
 la norme ISO 10381-7 (en cours de révision et qui deviendra 18400-204) sur les prélèvements de gaz du sol,
 le guide BRGM-INERIS (en cours) : Guide pratique pour la caractérisation des gaz du sol et de l’air intérieur en lien avec une pollution des sols et/ou des eaux souterraines.


La résidence De Gaulle-Médéric a été construite sur un site pollué, anciennement MTM. Chimicolor n'est hélas que la partie immergée de l'iceberg.
Ce petit coin de paradis, son cerisier-fleurs, ses pins, ses jeunes arbres, ce parc verdoyant dans lequel nos enfants ont fait des bonshommes de neige... est en vérité un lieu infréquentable, qu'aucun élu de La Garenne Colombes ni d'ailleurs ne serait prêt à habiter.


Alors quoi ? 
Où en est-on de cette dépollution ?
Si notre voisinage non fumeur développe une toux chronique, peut-il relier son malaise à l'air ambiant ?

A quel moment prendra-t-on en compte et en respect les riverains du site de dépollution ?
C'est tout un quartier qui est concerné. 
La pollution de l'air nous atteint tous pareillement. 
Le scandale est la non communication, qui fait tache.
Cyniquement, une tache au poumon est préférable, plus discrète. 
Et à moyen terme, elle fait taire.
Canister funéraire, appréciable pour son look réaliste


  Croix de bois croix de fer si j'meurs, j'vais en canister



dimanche 14 janvier 2018

Solvants + amiante = la vérité sur notre quartier


Le 18 décembre 2015, nous adressions une lettre ouverte à M. Le Maire, afin qu'il éclaire les zones d'ombre relatives au chantier des 9-11 rue Médéric.  Récemment, notre semblable, Médéric de Gaulle, ardent défenseur de notre quartier, a pu consulter enfin des documents qui éclairent les points qui semblaient autant d'ellipses mystérieuses. Merci à lui.  

Comprendre, pour agir intelligemment

Pour les plus frais locataires, l'Allée Henriot n'existe pas. C'est juste l'entrée du garage.
Ils n'ont pas connu autre chose que ce chantier en friche, dont ils ne soupçonnent pas l'inertie pesante.

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Les plus anciens, eux, se souviennent des bâtiments de l'usine Chimicolor.
La bâtisse réservée aux cadres de l'entreprise


Les locaux dédiés aux travaux ouvriers


Une usine, quoi de plus banal en région parisienne ?

Souvent, nous croisions les gens qui passaient l'essentiel de leur vie ici. A l'occasion de la pause du déjeuner, de la clope qui donne du courage...
Une dame brune, un grand barbu en blouse bleue, deux ou trois autres hommes pareillement protégés, Personne ne tardait à l'heure de la débauche. Une voiture rouge, déjà, prenait le virage... Deux cadres, plus de cinquante ans tous deux... souvent vus aux fenêtres de ce qui reste du fronton aguicheur pour qui prise l'urbanisme industriel.

Et en effet, pourquoi pas garder la trace du passé ouvrier de La Garenne Colombes ?

Nous nous saluions, nous étions voisins.


Quand la grande benne rouillée a été déposée sur le parking, ils nous ont exposé la vérité : l'usine fermait, et ils nourrissaient, eux, les gens aux tabliers dérisoires leurs projets : pré-retraite, continuer ailleurs, garder le même patron, mais plus loin...
Les ouvriers vidèrent eux-mêmes le site :
la paperasse d'abord.
puis des invendus,
des meubles rudimentaires des ateliers,
des sièges, des tables
des carcasses diverses, des bidons dézingués,
des barres de fer rouillées, des planches aussi...

Quelque temps après, un groupe de décideurs est venu se réjouir. Il faisait très beau, ce jour-là. Il y avait toutes sortes de profils, mais aucun n'avait de blouse, aucun ne prenait de pause cigarette contre la tôle ondulée de l'usine.

Ces gens avaient un projet commun, des raisons communes de se réjouir.
Tous étaient emballés par le (premier) projet immobilier du 9/11, rue Médéric.
Il y avait de l'argent à faire, pourquoi le cacher ?
C'est bien le nerf de la guerre.

Ce projet respectait l'existant noble, à savoir la façade de briques et le bâtiment administratif qui le poursuivait.

Beau rêve, jamais accompli
Mi-juin 2014, le chantier se retrouva  à l'arrêt. Un mur fondateur s'était effondré.

Les documents consultés par notre vaillant Médéric nous révèlent les dessous de ce fiasco.

Chimicolor, présent depuis les années 1950, a entretenu son bâtiment de manière empirique, à l'économie, rafistolant ici et là, agrandissant, s'appuyant sur le pré-existant sans y mettre les moyens.
Au final, et pour être clair, les gens qui ont travaillé là ont :
- non seulement respiré à longueur de journées des solvants
- mais ont aussi habité un cadre de vie amianté.

La petite dame brune, le grand barbu, le type à la voiture rouge, les blouses bleues, les cadres...


Extrait de courrier, De Carré d'Arch à la Mairie, le 4 juillet 2014

...
On y apprend le risque d'affaissement et d'effondrement de la structure, pour les compagnons travaillant sur le site :


Et bien hélas, apparaît ce point, relatif aux riverains, donc nous !

"Acharnement" est un mot important dans ce courrier.

L'amiante était le vice caché de la vente faite par Chimicolor : le 21 mai, ce courrier, marqueur initial de la gravité de la situation :





On parle de ces cloisons, et des autres... 

Et donc, les courriers du dossier sont éloquents à propos de cette découverte :

Le 9/11 Médéric ? Un vrai problème pour notre quartier


Bon... on résume ?

Chimicolor a infesté le sol du quartier avec ses solvants durant des décennies.
La dépollution était planifiée.
Cette dernière a été vite arrêtée, quand les murs ont révélé leur lourd secret : de l'amiante partout.
Le désiamantage a été entrepris, puis stoppé, car le site présentait des risques vitaux pour les équipes affrétées.
Le projet a ainsi cafouillé, le silence était sans doute le plus facile allié pour étouffer l'inquiétude riveraine.

Des dizaines de futurs acquéreurs ont dû repositionner leur projet immobilier ailleurs.
Des centaines de voisins ont inhalé les solvants de Chimicolor, de l'après Chimicolor (car on est toujours dans le chantier de dépollution depuis) comme il serait illusoire de croire que l'amiante aurait été retirée sans risques pour "les alentours" soumis aux vents.

Notre zone d'habitat
Le nouveau projet immobilier, créé par Spirit, est ainsi lui-même en stand-by. Les bureaux promettent un emménagement des futurs acquéreurs pour le second semestre 2019.

A noter la mansardisation de ce projet, qui a dû être appréciée pa l'excellent  blog  La Garenne Colombes Retour du passé

Au final, nous aurions aimé une plus grande transparence au sujet de cet îlot des Vallées.

Il paraît qu'autrefois, on ne disait pas aux patients qu'ils avaient une maladie grave, car cela pouvait

les terrasser.

Et on a progressé, on a changé d'approche : par le dialogue, on a expliqué que oui, il y avait bien un souci. Ici, à cet endroit. Mais que l'on allait cibler le problème, ensemble.

 Et ensemble, on peut guérir.







vendredi 12 janvier 2018

Envoyé Spécial et l'esprit des solvants enfouis

Plusieurs résidents nous ont contactés hier soir afin de suivre le premier reportage d'Envoyé Spécial, consacré aux terrains pollués sur lesquels poussent des écoles, des crèches, des hôpitaux...Qu'ils en soient remerciés.



 Voici les liens utiles :


Enquête sur nos écoles empoisonnées
 Envoyé spécial 11 janvier 2018



La carte des écoles listées :
par ici




Comment ne pas penser  :- à l'usine Chimicolor- à la dépollution interminable de son site garennois- aux tergiversations qui condamnent notre quartier à l'état de friche industrielle peu fréquentable et non citée dans notre journal communal de ce mois, page 3


Et nous ? On est où ?

La prochaine fois, promis, hum ? :-)








dimanche 31 décembre 2017

2018 raisons de se bouger !

Fin 2016, nous rêvions d'un quartier apaisé, nettoyé de ses polluants souterrains, embelli par les pouvoirs du constructeur Spirit. Nous espérions être entendus et bénéficier d'un passage d'accès à la résidence, sécurisé.  Un an plus tard, nous n'avons rien vu aboutir.

Retour sur cette année 2017, avant qu'elle s'achève.

L'émergence des rats
Les riverains du chantier Médéric ont été nombreux à croiser la route de rats peu dodus, non harnachés et plutôt sur la défensive. Normal ! La reprise du chantier les a délogés au printemps, à notre surprise et notre dégoût. C'est selon. Il en fut un mélomane, tapis derrière un piano. Le dératiseur dépêché à cette occasion a ferraillé avec l'animal terrorisé. Le dernier rat rencontré traversait l'allée Henriot, affairé fin décembre.

L'Arlésienne, l'allée Henriot
Pour le quidam passant par là, l'allée Henriot est un coin de chantier... ou une impasse.
D'où la fâcheuse tendance des autos ventouses, engouffrées dans le passage qui mène au parking. Ignorant ou feignant d'ignorer leur erreur.
Un bon point  : un panneau d'interdiction de stationnement a été planté.
Pour autant, il reste discret et un peu tardif dans l'avancée des automobilistes.

L'allée Henriot, qui a des dimensions illégales pour la sécurité des habitants des bâtiments 7 et 7 bis comme du reste des locataires ( si un souci au garage arrivait) est quotidiennement rétrécie par un alignement de nos poubelles.

A noter que ces dernières sont toutes remontées à la force du seul homme de service, l'adorable et compétent M. Douzi, alors même que HDS Habitat s'est engagé auprès du collectif à lui fournir le matériel nécessaire pour alléger cette tâche particulièrement corrosive pour ses tendons et son squelette.


Les pompiers et la largeur de l'allée
Un camion de pompiers a dû intervenir au 7bis, et il a été démontré par l'équipe présente l'impossibilité de déployer une échelle et de manoeuvrer.
Il nous semble urgent de dépêcher un expert en ce domaine et non de se fier au premier rapport exécuté autrefois, car les dimensions de l'allée ont rétréci entre 1985 et ce jour.




Un chantier à la croissance ralentie, voire arrêtée
Ce reliquat d'usine, ce mur orphelin, bon nombre d'entre nous n'en peuvent plus de le voir. Tenant en place grâce à ses béquilles métalliques,  il semble d'où qu'on le regarde à deux doigts de céder au vertige et de tomber dans sa fosse d'argile polluée.

Les commerciaux se suivent, dans le box de vente Spirit, mais rien ne démarre. Des sondages d'ERM sont faits entre chien et loup, dans la plus grande discrétion.
Il est légitime pour les primo-acquéreurs de logements neufs comme pour toute la population du quartier (des centaines de Garennois) de s'interroger, et de vouloir des engagements précis.
Bien des chantiers ont débuté après celui-ci dans la ville et sont achevés maintenant, offrant des façades plaisantes et un environnement coquet, enviable.




Une pollution opaque
Le passé industriel du site Chimicolor est affiché dès sa façade fantôme. Sa pollution remonte  à la surface, certains locataires de HDS Habitat se sont retrouvés nantis de bonbonnes recueillant les saloperies qui traîneraient dans l'atmosphère domestique. Les résultats, s'ils semblent rassurants, restent tout de même troubles, les canisters envoyés aux USA ayant eu des soucis d'acheminement, leur analyse a été différée. Quel impact sur les résultats ?
Le dernier sondage d'ERM interroge. Où en est-on ?

La Mairie présente dans ses messages une confiance absolue.
Nous n'avons pas les mêmes croyances, de toute apparence.



L'insécurité et les petites erreurs ordinaires
Des vols au garage ont été commis en 2017, notamment un véhicule a vu ses vitres brisées, pour accéder au moteur et voler le câble d'allumage.
Des squatters se sont amusés à traîner sur les terrasses privatives, regardant à travers les baies qui vit derrière, piquant les chaises longues pour glander vaseux sous la voûte étoilée.
Des ouvriers jardiniers ont étêté de jeunes plants privés au motif qu'il fallait travailler vite, confondant mauvaises herbes et plantes jeunes.
Des ouvriers déversent dans les égouts des déchets polluants divers, des restes de ciment encore liquide.
Des minuteries côté local à poubelles et escaliers alternent des temps d'allumage très courts ou trop longs.
Une locataire gardant des enfants en bas âge s'est retrouvée en décembre sans eau chaude, l'intervention pour changer le ballon a été très poussive.
Des difficultés en 2017 pour rencontrer la gardienne se sont banalisées, cette dernière ayant été souvent en arrêt maladie.
Des infiltrations et le pourrissement des murs gâchent la vie de tous ceux qui subissent ce problème.

Les problèmes d'ascenseur et les incivilités entre locataires peuvent complexifier la vie de chacun.

Gageons que la réorganisation technique de HDS améliore ces multiples désagréments et ces incivilités...


Vive 2018 !




mercredi 12 juillet 2017

Il y a rat et rats, selon notre directeur de proximité

Tout récemment, un rat s'était calfeutré chez l'un d'entre nous. On dut faire appel à un dératiseur, qui fit sa triste besogne, moyennant une paille,  407 euros.

Le locataire en question s'est vu promettre un remboursement de cette intervention particulièrement pénible. Merci à HDS Habitat.

Mais il y a un hic...


Aujourd'hui, notre directeur de proximité, dans un courrier adressé au locataire débité de 407 euros, promet un remboursement de la dératisation et affirme que le rat crucifié "était un animal de compagnie", ce qui ne serait pas le cas des autres repérés près des poubelles.
Ça alors !
Quelle perspicacité, quel talent ! Mais quelles preuves, Monsieur le directeur de proximité ?
Est-ce parce que ce rat s'était niché derrière un piano ?
Est-ce parce que ce rat avait choisi une maison où l'on dévore les meilleurs romans russes  ?
Est-ce parce que ce rat était un zélé petit concierge donnant un gros coup de main à notre gardienne ?
Est-ce parce que.. parce que... ce rat zigouillé par un technicien efficace était votre ratounet chéri ?


A 2 mois, déjà mimi

Le rat de notre directeur de proximité ?
 
Il y aurait donc rats et rat. Ceux du chantier, qui ont des destins migratoires; ceux de nos maisons, qui aiment écouter du Chopin. Deux morts possibles donc.

 
Cette distinction serait très amusante si elle ne masquait pas la décision de la part de notre bien-aimé directeur de proximité d'éviter l'opération de dératisation prévue dans le jardin par le service technique. 

A la place de cette action, le directeur rappelle que des sachets de mort-aux-rats sont essaimés dans les parties communes.




 Corrélons ce poison à ses effets dramatiques sur nos animaux de compagnie (troubles neurologiques pour commencer...)


Conclusion
M. Le Directeur de proximité minimise le préjudice subi par tous les habitants de la résidence, pour une histoire de pépettes, eh oui... alors qu'on a reçu un beau journal, Regards sur HDS Habitat, que nous ne rechignerons pas à faire grignoter par les rats et les ratounets, sans distinction.

 
 

jeudi 4 mai 2017

Cri du coeur d'une voisine : Ne nourrissez pas Katy !

Tel est le mot d'ordre lancé par la maîtresse de Katy, chatte blanche domiciliée au 7 bis rue Médéric. Cette injonction est essentielle, la pauvre bête ne pouvant s'alimenter que selon un régime strict.

Sosie de Katy




OK, OK, mais alors, veillez, chère madame, à ce que votre chat ne se retrouve pas seul à coucher dehors alors que la nuit est encore froide.
En décembre, entre Noël et le jour de l'an, il y a deux ans, la chatte blanche Katy a été laissée seule durant plus d'une semaine, nuit et jour. Et son pelage se perdait dans la neige.
Sans notre bienveillance et les soins d'un vétérinaire dont un voisin a payé la visite en toute gentillesse, la pauvre bête serait morte.

Tout récemment, elle a été encore été à la rue une semaine, voire plus.
Et aux abois, affamée.
Et non... non Madame, faire nourrir son animal tous les 4 jours n'est pas un régime correct, tous les vétérinaires le confirmeront.

Bref.
Si cette chatte miaule à corps et à cri à nos persiennes, Madame nous demande d'endurer sa présence insistante, poignante, agaçante, voire insupportable, c'est selon.
Ses jérémiades témoignent d'un fait : sa propriétaire est juste partie se détendre ailleurs, et la chatte peut attendre.