Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.
Affichage des articles dont le libellé est Les déboires d'Henriot. Afficher tous les articles
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vendredi 12 janvier 2018

Envoyé Spécial et l'esprit des solvants enfouis

Plusieurs résidents nous ont contactés hier soir afin de suivre le premier reportage d'Envoyé Spécial, consacré aux terrains pollués sur lesquels poussent des écoles, des crèches, des hôpitaux...Qu'ils en soient remerciés.



 Voici les liens utiles :


Enquête sur nos écoles empoisonnées
 Envoyé spécial 11 janvier 2018



La carte des écoles listées :
par ici




Comment ne pas penser  :- à l'usine Chimicolor- à la dépollution interminable de son site garennois- aux tergiversations qui condamnent notre quartier à l'état de friche industrielle peu fréquentable et non citée dans notre journal communal de ce mois, page 3


Et nous ? On est où ?

La prochaine fois, promis, hum ? :-)








dimanche 7 janvier 2018

Et deux roues d'volées, deux !

Le dimanche matin est souvent un moment propice à paresse heureuse, petit déjeuner sans hâte. Une pointe de soleil en plus, et la journée promet d'être belle. Seulement voilà... rien ne se passe jamais selon les clichés dont on nous bourre la cervelle à longueur de journée.
La preuve ?  Ci-dessous, illico.



Médéric De Gaulle (nous l'appellerons ainsi, car cela peut être vous, ou vous et même vous, là, qui en doutez) est un de nos voisins. Un de nos semblables.
Un coup de sonnette le réveille. Médéric se dit : "J'ai dû rêver ! Qui peut me déranger à cette heure-ci, un dimanche matin ? ". La tête plongée sous la couette, il se prépare à se rendormir, le pays léger des songes, est la plus belle échappatoire qui soit.
Re-coup de sonnette. Médéric, tout échevelé fronce les sourcils : "Hum ? Mais quelle heure est-il ? Ah oui... quand même...".
Il se résout à revenir au monde : enfiler un peignoir, chausser ses savates, se frotter les yeux pour en évacuer toute trace de sommeil. Se traîner jusqu'à la porte. L'ouvrir sans distinguer qui se présente.
"Bonjour Monsieur De Gaulle, c'est moi, votre voisin. Je suis désolé de vous réveiller, mais figurez-vous que descendant ma poubelle au sous-sol, j'ai découvert votre voiture dans un drôle d'état."

"C'est tranquillou ici, tu peux piquer c'que tu veux, y'a pas une seule ronde, pas une caméra.".


Le reste de l'histoire, Médéric a pu l'imaginer. Dans la nuit bruyante d'un samedi soir ordinaire, les voleurs entrent et sortent de notre parking comme dans un moulin.
"Eh Paulo, trop cool, c'est exactement le modèle qu'on cherchait depuis mardi..."

Après les vitres de voiture brisées pour récupérer un câble d'allumage, et qu'importe si on fêle la vasque du liquide de refroidissement, après les essuie-glaces subtilisés subtilement, on en vient à désosser les roues avant d'une auto, pour ses jantes, sans doute...

"Moi ,j'aurais bien pris un phare.J'aime bien, les phares. C'est déco, les phares. Les gens ici, ils font jouer leurs assurances,
alors, sers-toi, c'est un coin d'riches, pourquoi s'gêner...'"
Ainsi la résidence est devenue la casse proprette où l'on peut se fournir sans que rien ne change jamais.

Mais l'infortuné du jour, qu'est il devenu ?
Médéric De Gaulle a appelé la police. Celle-ci s'est déplacée. Un jeune officier accompagné de trois stagiaires, des tendrons. Des gosses déguisés dans des panoplies trop grandes, a-t-on pensé.
Et comme toujours, que la voiture soit celle d'un livreur de supermarché ou d'un ami du voisinage, ou celle  d'un rustre quelconque, en quête d'une place, elle a été devinez quoi ? Garée pile au mauvais endroit.

"Et comment je fais, pour entrer au garage, moi ?"

Maintenant... à tout bien réfléchir, pourquoi pas ?
La présence pérenne de cette voiture de police éteindrait-elle les velléités agressives de nos cambrioleurs noctambules ?
A mûrir,  chers Médériquiens !


La cohésion nationale dépend également de votre engagement. 
Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour notre quartier.







mardi 6 juin 2017

L'image emblématique d'un monde pourri

Comme le montre cette unique image, la largeur de sécurité d'accès aux logements de l'Allée Henriot n'est pas respectée. Aucun camion de pompier à grande échelle ne peut lutter contre le feu en passant par le trou de serrure qu'est devenu ce maudit passage.



En revanche, le site Chimicolor revit ses plus belles heures, c'est d'une ironie sans nom : voyez la l'habillage de façade de l'offre Spirit sur les baraques ouvrières. Et vive le vinyl couché pour éviter que la pluie délave les belles couleurs chimiques !

Chimicolor renaît vraiment de ses cendres, puisque c'est la loi de la rentabilité qui triomphe, au détriment de la santé et de la protection des riverains.
Le top, c'est que tout le monde se rejette la responsabilité dans ce chantier nocif et problématique.

La grande classe...








lundi 22 mai 2017

Les solvants et les enfants d'abord : et un Canister, un !

Nous sommes quelques-uns de la résidence de Gaulle-Médéric à avoir été contactés par la société ERM, afin de mesurer la qualité de l'air des appartements que nous louons à HDS Habitat. Des bonbonnes sont placées dans notre intérieur, ainsi que dans le garage, afin d'évaluer la concentration de polluants (COV) dégagés par la dalle. 

 

L'avantage, puisqu'il faut bien en rechercher un, c'est que nous pouvons par cette expérience, revoir le programme de sciences, oublié pour beaucoup d'entre nous.
Alors alors... voici la bête :


Ne l'époussetez pas, ne le customisez pas, c'est juste un prêt





Ce Canister TO-CAN permet dit-on, de prélever, de stocker et d'analyser des composés organiques volatils. Son manomètre permet d'évaluer d'un simple coup d'œil l'état du vide ou de la pression de la bonbonne. Les analytes (entendez les cov ou cochonneries ordinairement ventilées) sont, paraît-il, captés largement dans cette nasse futuriste.


Ce qui est dommage, c'est que la société ERM, présente en France depuis 1994 et riche selon son site frenchy de 80 collaborateurs, n'ait pas développé de plan com'. Le site Internet est stérile, aussi étanche qu'un canister !
Le site américain n'est guère plus bavard. What a pity !

Sur un site concurrent de RESTEK, Entech, nous avons trouvé ce verbiage, à traduire, petit exercice tonifiant les neurones :

More and more attention is now being given to monitoring levels of volatile chemicals from PPM down to sub-PPB levels, as chronic exposure even at low levels may lead to a number of different health conditions, including cancer.
(on ne parle pas du signe astrologique)

Volatile and Semi-volatile chemicals both in our outdoor and indoor air must be considered in determining overall human exposure.Measurement of these chemicals in air is usually performed by Gas Chromatography / Mass Spectrometry to quantify concentration levels of individual compounds to determine the overall exposure risks.
(on y est)

Usually, levels are too low for direct GCMS detection, requiring sample enrichment or pre-concentration for detection down to PPB (parts per billion) and sub-PPB levels. “Whole Air” field collection of air samples into inert canisters continues to be the Gold Standard for obtaining accurate air monitoring results, using evacuated containers which are opened in the field to collect the air sample, followed by laboratory analysis under reliable and controlled conditions.
(autrefois, on usait de clystères pour être purgé, cher Thomas Diafoirus, maintenant, vive les calisters pour évaluer combien de temps on a encore à vivre !)

Alternative approaches using thermal desorption tubes modify the sample in the field, exposing the collected chemicals to a more reactive environment which often results in inconsistent recovery during thermal desorption in the laboratory.

Entech is the world leader in providing canister monitoring technology based on US EPA Methods TO-14A and TO-15. 
Virtually hundreds of volatile and semi-volatile compounds can be recovered using this approach, making canisters the most universal technique for measuring virtually every GC compatible airborne compound of interest. Entech places a proprietary ceramic called Silonite® on the inside of sampling canisters to make them extremely inert, allowing the recovery of more compounds than any other air sampling device.
.
Il est à préciser que chaque appartement est équipé d'un Canister pour 24 h, et qu'en cas de présence d'enfants, on en dépose deux, dont un dans une chambre d'enfant. Hem.

Alors voilà... y'a plus qu'à attendre. Les résultats du labo seront fournis à ERM sous quinzaine, à compter de demain, et puis ensuite, nous ne savons pas qui nous dressera le tableau détaillé des COV attrapés lors de cette opération... ni quand.
Alors, qui et quand ? 


mardi 9 mai 2017

Sente Henriot, précautions sanitaires

La friche industrielle du 7bis rue Médéric devient le théâtre d'activités ouvrières intenses depuis 7 jours. Si le riverain se réjouit de la pensée d'en finir avec la marginalisation de son lieu de vie, il n'en est pas moins ébahi de voir les règles les plus élémentaires bafouées.



 
Coucou les prospects ! Regardez bien comme on prépare le terrain... ca fait envie ?


Le 26 avril, la couleur était annoncée : les autos auraient intérêt à rouler au pas.






Le 4 mai, les 3 étages de baraquement ouvrier sont posés; à la demande du Collectif, le sol est marqué, mais attention, file indienne de rigueur dans le couloir piétons de l'Allée Henriot : un fauteuil pour personne handicapée ne peut en réchapper. La vulnérabilité des plus jeunes est très évidente dans ce montage fait à la hussarde.






Bref, en attendant que le Collectif de Gaulle-Médéric (par la voix de M. Garnier) soit entendu sur les détails très embarrassants pour garantir notre sécurité,  nous recommandons ces conseils simples :


Pour les piétons
1 Eviter l'allée Henriot, et si vous ne pouvez faire autrement, serrez bien le long du mur, car les voitures peuvent vous renverser.
2 Passer le mot aux plus jeunes. Que ces derniers empruntent le jardin, munis de leur clé (car il est aussi dangereux de sauter les barrières, tentation fréquente des ados).
3 Eviter de passer en trottinette, le nivellement vers la rue Médéric étant typiquement casse-gueule. Réfréner les plus jeunes, qui ont tendance à y aller passionnément...

Pour les motocycles et les autos
1 Réduire vraiment au pas votre vitesse, le rayon de braquage étant délicat avant l'entrée vers le parking.
2 Se méfier des engorgements possibles pour rentrer dans le garage
3 Penser aux piétons, aux jeunes enfants avant même d'entrer dans l'allée

Et pour tous
Faire pression auprès des gentils organisateurs de ce chantier afin que l'on sécurise notre cadre de vie... car on en a pour des mois...

Enfin, pensons à tous les parents garennois, assurant à leur enfants une conduite accompagnée : le virage à 90°, qui permet d'entrer dans l'allée Henriot est sans doute un exercice déterminant pour l'obtention du permis.
Nous remercions ceux-ci de ne pas en abuser pour autant.












lundi 13 juin 2016

Du laissez passer au laisser aller, du passe-droit au non droit : maudite allée Henriot !

Amateurs de cinq à sept, soyez décomplexés : un petit papier bien placé donne tous les droits, c'est bien connu ! Exemple troussé ici à coup de scotch.


Ça commence, (non ça recommence de semaine en semaine) : une petite auto s'intercale devant l'entrée du très sensible 7, rue Médéric. La poussette ne peut plus passer, mais la petite auto n'y a pas pensé. Elle est très occupée, la petite auto, elle a rendez-vous pas loin.
Et comme elle a un beau petit sésame, aux couleurs de l'Euro 2016, elle y va franco, la petite auto.
Y'a écrit quoi ? Ministère de la Défense !

M. Sammut, grand directeur de la Mairie, il a dit qu'on pouvait donner les numéros de plaque d'immatriculation.
Mais ça impressionne, Ministère de la Défense, ainsi garé devant chez nous. La poussette pense qu'il y a quelqu'un d'important et peut-être même d'utile, qui travaille pour nous, qui infiltre peut-être le sous-sol, au cas où le pipi de minuit serait lié à Daesh !
alors on va pas au square, on fait demi-tour.


Et puis, autre stationnement sauvage et peu conventionnel :  une camionnette à l'arrêt, sans un seul déménageur autour, sans une portière ouverte, avec un message éloquent :

OPH d'accord pour ce stationnement ? De mieux en mieux ! Deux étapes pour  un si petit transfert ? Damned !

Sympatoche pour les voisins... Merci OPH ! M. Sammut, le grand directeur de la mairie est aussi gâté  : avec une loupe, le numéro de la plaque est lisible.


Bref, le collectif de Gaulle-Médéric n'a pas résisté à cette mode du scotch et de l'affichette : près du robinet que tout le monde peut utiliser 24 heures sur 24, il a collé ce message :

Il est interdit de puiser l'eau des jardiniers.


Ben oui, parce que l'eau, c'est précieux et sacré, comme le passage des pompiers, qui doit être tous les jours assuré, toutes les nuits possible.



Sur ce...




jeudi 14 avril 2016

Parole de voisin : Petites frappes dans la bonne ville de la Garenne-Colombes à l'heure du thé

Grosse émotion ce jour ! A l'heure où les enfants rentrent de l'école tranquillement, des voyous désossent un vélo, une trottinette, cassent le Neiman d'un scooter... Nous ne sommes plus en sécurité par ici et nous en avons tous assez de cette ingérence.Témoignage direct  :


"En rentrant de mon travail vers 17h30 dans l'allée Henriot,  j'ai vu une locataire du 3ème étage nouvelle arrivante dans notre résidence qui hurlait parce que des voleurs étaient entrain de voler un vélo devant l'immeuble du 7 Bis médéric.

Pas de chance je suis tombé nez à nez face à ces voleurs donc course poursuite dans la Garenne Colombes et j'ai fait appel à la Police Municipale qui a été très réactive pour une fois...

Selon la  police municipale, les voleurs ont abandonné le vélo le long de la voie ferrée, elle l'a remis au Commissariat de la Police Nationale.

De plus ,30 mn après en entrant dans mon parking sous sol, j'ai constaté qu'une trottinette était en plein milieu d'une place de parking et un voisin très énervé parce qu'on lui a cassé le neiman de son scooter, un ciseau se trouvait au pied de son scooter.

Par ailleurs, j'ai appris d'une de mes voisines, qu'elle avait empêcher ces jeunes d'écarter la porte de parking sous sol vers 17h.

Ensuite, elle les a empêcher de pénétrer dans notre immeuble et que suite à ce refus, ils ont mis des coups de pieds dans la porte.

Les locataires souhaitent que la Police Municipale fasse des rondes dans notre résident et l'allée Henriot la journée, et que la Police Nationale fasse la même chose la nuit parce que notre résidence est de plus en plus victime de vols de jour comme de nuit...

Si cela continue nous allons bientôt nous faire agresser dans l'allée Henriot !

Pour votre information, j'ai appris aussi d'un autre voisin à qui je n'avais jamais parlé, que celui ci effectuait des rondes dans le parking parce qu'il en a marre de ramasser les restes de clopes et joints sur sa place de parking.

Monsieur Vanoverschelde,

Depuis des mois maintes et maintes fois comme le prouve la photo ci jointe, j'ai demandé à Mr Hamadi de changer l'éclairage de notre entrée "coupe-gorge", il l'a même notifié dans son rapport de fin juin 2015 que je vous conseille vivement de consulter.

Vu toute cette insécurité récurrente, il est impératif de procéder à son remplacement dans les plus brefs délais.

Je compte sur votre réactivé à tous pour assurer notre sécurité parce que j'avais autre chose à faire ce soir :)".


jeudi 7 avril 2016

Henriot ? l'esprit et la nostalgie

 La photographie de rue, on a beau dire, ça a du charme... Doisneau, Boubat et les autres l'avaient compris. On aime ces vieilles images, car elles nous parlent d'un temps perdu, de gens disparus...
Madame Tixier Lempereur, meilleure ouvrière de France (Doisneau).

... bref, de notre condition de passants. 
Lecteur : arrête-toi un instant et oublie la marche du monde, la spéculation, les pépettes, le flouze, l'oseille, le profit, fais-toi spirituel un peu, juste un petit peu, un tout petit moment... Regarde  !

Femme, Edouard Boubat

Et ici, une carte postale du pont de la Puce, tiens !

Pourquoi d'ailleurs l'appelle-t-on pont de la Puce ?


Oh, l'allée Henriot, du temps de l'usine Chimicolor !



Le corps du bâtiment administratif


Quel endroit charmant c'était ! On respirait à pleins poumons les solvants des autocollants produits la veille et ce, dans la joie, le white-spirit nous chatouillait les narines, mais quel calme en attendant et surtout, quel respect des règles entre tous : l'imprimeur pollueur, notre bailleur, chacun des locataires.


L'atelier et les plots veillant à sécuriser le passage des piétons

Les plots encore

Les locataires du 7 bis rue Médéric avaient vue sur les toits de l'usine. Ce n'était pas génial, mais ça avait le mérite d'être stable et peu élevé.

Un peu de déco végétale pour un mur moins rébarbatif


Enfin, à l'époque, l'entrée du 7, rue Médéric était respectée, la présence des jardinières freinait la possibilité de stationnements sauvages.

Eh, oui, c'est pourtant pas difficile de refaire la même chose...


:
Voilà, fin de la visite. 
Question impromptue : le bureau Spirit arrose-t-il ses bégonias à l'aniline de synthèse, pour afficher un tel rose ? 


Poésie pour finir :


Dépollution
Les solvants remontent lentement de la terre tout à côté. 
Ils portent en eux une part de notre passé enfoui, 
tandis que nous exhalons une part d'eux-mêmes.







mercredi 6 avril 2016

Henriot ? L'allée de tous les dangers

Deux camionnettes envoyées par HDS Habitat étaient garées à la queue leu-leu ce midi, et gênaient le passage des véhicules allant au garage.



Le premier prestataire, employé de la SPAPA, intervenait au 28 avenue du Général de Gaulle, en rez-de-chaussée. Il s'était garé là parce"qu'il n'y a pas de place ailleurs". Sauf que le chemin aurait été plus direct s'il avait placé son véhicule devant le portail avenue du Général de Gaulle.
Nous espérons que la gardienne ne lui a pas conseillé de se poser Allée Henriot.

Le second, représentant la société Mercier, missionné aussi pour HDS Habitat, déjeunait dans son véhicule garé juste derrière le premier et n'a pas montré patte blanche, le temps de notre rencontre.



Ici, un locataire se fraie un chemin pour aller au garage

Cette situation est assez intéressante à regarder, car elle préfigure les soucis que nous allons tous connaître dans quelques mois, quand Villa Médéric sera construite et ses locataires motorisés.

Regardez plutôt ci-dessous


Ici la situation actuelle, dans le non respect des dimensions perpétuelles et de la réglementation de l'allée Henriot

Ken a acheté un F2 Villa Médéric. Il rentre chez lui, va se garer. Devant lui, il y a Superman, qui est nu-propriétaire de la Résidence De Gaulle-Médéric. Il s'apprête lui aussi à rentrer dans son garage.  Mais Barbie, qui a acheté un F2 à Villa Médéric sort du garage de sa résidence.
Derrière tout ce petit monde, Bécassine, propriétaire de la maison indépendante du 5, rue Médéric sort de son garage, qui donne Allée Henriot.
Nous n'avons pas dessiné Stallone qui arrive du jardin de la résidence de Gaulle-Médéric : il a 7 ans et il doit rejoindre la rue Médéric; ni Blondie et ses deux enfants en bas âge et sa poussette, qui sort du 7 rue Médéric. Les pompiers vont pouvoir venir, y'a du taf, sauf que l'accès pompiers n'existe plus en l'état...


On commence par quel constat ?

Il va falloir revoir le cadastre, les actes notariés et tout le toutim, pour éviter un tel nid à problèmes...

dimanche 3 avril 2016

Pour un service voiturier pour l'Allée Henriot

Et voilà que ça n'arrête plus ! Une voiture, deux voitures, trois voitures, quatre voitures se garent les unes derrière les autres laissant un passage ou pas aux habitants du quartier.


Nous en avons vraiment assez de voir l'allée Henriot être devenue un parking sauvage où même les voisins maintenant incitent leurs invités à se garer sur la voie de passage.

Mercredi dernier
Et que je viens à ton anniversaire, et que je gare la voiture en plein au milieu, je sors le gâteau fait maison et venez les enfants, on va faire la fête. Deux heures durant, sans voir où est le problème.
Juste derrière, une autre voiture se sent libre de s'installer. Et évidemment vient une autre, qui a quelque scrupule et donc place un panneau menteur :"je stationne juste 15 minutes".

Pas de passage pour entrer dans le garage. Merci les grossiers personnages !


Aujourd'hui
Une petite auto qui se croit encore plus élégante qu'elle n'est se pose juste devant une sortie d'immeuble, empêchant une maman et ses trois petits de passer à poussette pour la promenade dominicale ensoleillée.
Merci le goujat ou la goujate !

Nous tenons à préciser à notre directeur de Proximité, M. Hamadi, qu'aucun de ces véhicules n'était au ralenti ou occupé par un conducteur.


Ca va être sympa, quand la villa Médéric sera finie et que les bagnoles passeront dans les deux sens non stop...


Extrait de courrier également dominical d'un voisin qui se bouge pour vous :

Bonjour,

Pour faire suite à mes innombrables alertes concernant les stationnements devant notre entrée immeuble, vous n'avez toujours pas sécuriser celle ci comme le prouve les photos ci jointes.

Malgré le marquage que j'ai effectué au sol, les véhicules continuent fréquemment à se garer à cet endroit !

Je vous remercie de bien vouloir faire le nécessaire dans les meilleurs délais et ce pour nous permettre de sortir de notre immeuble avec un fauteuil roulant ou une poussette d'enfant !

Enfin, pour votre information, aucun véhicule de la Police Nationale n’était disponible pour venir verbaliser et retirer ce véhicule ! *

En vous souhaitant une agréable journée.
Cordialement


* en dépit de l'équipe de choc que le maire annonce dans son mensuel de La Garenne Infos.



INFO EXPRESS

Par ailleurs : deux selles de vélos ont été volées la semaine passée dans le parking à vélos. Le portail n'est toujours pas réparé et plusieurs voisins ont remarqué des rôdeurs dans le quartier.


samedi 19 mars 2016

Pourquoi il est difficile de passer du 46 au 38... ou le scandale annoncé de l'allée Henriot en images svp

Voici les plans, les beaux plans qui font rêver quelques-uns prêts à s'endetter investir dans la pierre garennoise : sur le papier, c'est aussi aguicheur que le sourire d'une publicité invitant à passer du 46 au 38.
Si vous n'êtes pas passés par la boutique Spirit, voici une flopée d'images prémonitoires :

Cette image est intéressante pour les deux voitures qui y sont figurées.


Ici, notez bien que ce qui est en blanc, c'est le domaine du 5, rue Médéric. et tout au fond, l'entrée du 7,
avec les 2 appartements du rdc. Notez déjà l'étranglement de la voie Henriot par là-bas,
juste avant notre entrée de garage.


Retour sur cette vue : on notera au passage que le 7 bis, rue Médéric, figuré derrière la petite murette blanche
aura un vis-à-vis direct avec l'entrée/sortie de garage de la résidence Spirit...
Bonjour les gaz d'échappement, les coups de klaxon et autres joyeusetés...




Mais le pire de ce projet est à cet angle : le maquettiste, pas fou, a préfiguré, avec des petites autos qui ne sont pas l'apanage des Garennois, ce qui va inévitablement survenir et se répéter.

Scénario 1 : Sophie rentre chez elle, les courses sont faites, elle a mal aux pieds, sa fille à l'arrière crie comme un putois parce qu'elle a faim. Sa voiture est bien engagée.
Faut rentrer dans son HLM, tout de même !
Scénario 1 bis : Sophia rentre chez elle, les courses sont faites, elle a mal aux pieds, sa fille à l'arrière crie comme un putois parce qu'elle a soif. Sa voiture est bien engagée.
Faut rentrer dans son Spirit, tout de même !

De l'autre côté, Thierry remonte la pente un peu vite, vu qu'il devrait à cette heure-ci être coincé dans le périph'.





Bing ! Fauffarde ! Mes dents ! Espèce de dingue !
Ouiiiiinnnnn ! Pinpon Pinpon !



"Encore un accident ! Chérie, ici, on ne s'ennuie jamais, 

toi qui fantasme sur les pompiers, tu es servie  ! 

Regarde le gros rouquin ! L'a de l'allure, hein ? 

C'est pas un nouveau ?"


"On a bien fait de garer notre 4x4 sur la chaussée, non ? 

"Ça aurait pu nous arriver 3 fois par jour!"


INFO ESSENTIELLE : Le trottoir  de 1m26 initialement prévu dans le plan de masse pour les accès aux immeubles du 7 et 7 bis rue Médéric n’existe plus.
Le trottoir de la résidence Spirit n'est pas spécifié sur son plan de masse, ce qui va réduire considérablement la voie d'accès à notre parking sous-sol et la largeur pour que deux véhicules se croisent...

lundi 22 février 2016

Un petit nid d'amour ? Investissez !

Bientôt, nous aurons plein de nouveaux voisins au 9-11, rue Médéric. 

On espère plein de choses, naïfs que nous sommes : on dirait qu'on se saluerait, qu'on se fréquenterait même, ce serait trop convivial, vraiment on pigerait peut-être enfin la quintessence de l'esprit village si typique du cœur de la Garenne-Colombes, où on peut entendre ces propos :


- Dites, Anne-So, vous pourrez me prêter votre mini râteau ? C'est insupportable, j'ai deux-trois feuilles du ginkgo de Philibert qui traînent sur le gazon... ça fait tache.
- Bien sûr, Bérénice, mais il s'appelle reviens.

Les travaux de dépollution n'ont pas débuté que la main de Dieu a déposé vendredi matin un aquarium appelé ailleurs bureau de vente.Ironiserons-nous en le surnommant le bureau de venting ?
Ah ah, trop facile, et pas du goût de tout le monde... Reprenons-nous.

Oh qu'il est beau !

Approchons-nous de plus près, oui oui on peut, c'est encore permis  :

Quel programme alléchant !

Quatre mots clefs pour une trilogie qu'elle fait rêver : INVESTIR HABITER DECORE INVESTIR.

Bon, si le pigeon ne l'a pas pigé, on va l'éclairer. 

Ce 9-11, rue Médéric est vraiment conçu pour les investisseurs qui ne comptent pas vivre sur le site de l'ancienne usine de chimie, mais plutôt loger Anne-So, Philibert et les autres... 
On est là pour faire du pognon, deux INVESTIR pour un HABITER, ça ne fait pas le poids.
D'autant plus que DECORE semble quelque peu étrange. 
Quelle intention était la vôtre Spirit ? 
DECORER,
ALLER DANS LE DECORE ou bien tout simplement  on a transformé le P en D pour éviter le PECORE, le client rêvé pour ce programme mal fagoté, ne tenant aucunement compte de la loi ?

La petite mention manuscrite du transfert de permis de construire n'en finit pas de nous flatter ironiquement l'oeil :


Ben oui, c'est pas des HLM ici enfin voyons, polluons les pigeons plutôt,
chacun son tour, comme à confesse !

Terminons par une vue sympathique du mur ouvrier de ce programme mené tambour battant, la queue devant :

Un possible mur de varappe, quand ce nouveau projet aura échoué lui aussi ?


Bientôt, une commerciale sémillante viendra user sa jeunesse contre les vitres du bureau de vente. On lui aura appris à contourner toute question relative à la dépollution, ça ne fait aucun doute, elle ne sera pas informée des données légales de notre allée Henriot, elle sera là pour faire du blé.
Nous la saluerons, nous sympathiserons peut-être même, ce sera qui sait très convivial...

Allégorie  pour finir :















lundi 8 février 2016

La terre est bleue comme une orange ou coup de vent par ici



La vie rêvée des Garennois

C'est une carte postale qui fait rêver, le ciel y est bleu comme à Santorin et les gens y sont plus heureux qu'à Los Angeles. Une telle prise de vue laisse entendre que l'on a abattu les maisons et les petits immeubles du trottoir aux numéros pairs. Bah ! Qu'importe ! Vendons du rêve !
Les voitures sortent en sens inverse de l'allée Henriot, les trottoirs ont été retaillés, c'est un monde idéel que celui vendu par Spirit alias Khéops.
Un pari sur l'avenir, en quelque sorte...

Les dimensions perpétuelles de l'Allée Henriot ? Broutilles ! On est là pour vendre de l'espace immobilier, pour faire table rase du passé industriel du site.
Cadastre de notre îlot de verdure 


Mais que voyons-nous en réalité à cet endroit, aujourd'hui ?
C'est une maison bleue, accrochée à la ravine, on y vient à pied, ceux qui vivent là en auront bientôt plein le nez...  

La fameuse maison bleue accrochée à la ravine


Terminons par un SOS : un malheureux arbre récemment planté dans cette broussaille toujours foutraque n'a pas résisté au vent fort du jour.



dimanche 7 février 2016

Spirit et autres solvants : c'est dans l'air du temps

Alors que le chantier de dépollution par venting du 9-11 rue Médéric n'est pas commencé, et que Monsieur le Maire, Philippe Juvin, interroge la Préfecture des Hauts-de-Seine pour savoir le fin du fin des dangers que court le quartier depuis bientôt deux ans de mise à l'air des polluants contenus dans le sol de l'usine Chimicolor,... la nouvelle résidence apparaît sur le marché !

Nouveau programme, nouveau promoteur, nouvelle construction !
3 étages, on garde la façade industrielle, qui rappellera toujours le passé chimique du site, on refait du neuf à partir du vieux, et en voiture Simone, à nous l'accès à la propriété, tout près de toutes commodités et d'une HLM à peu près correcte, vue de loin.

Oh, que c'est beau, que c'est vendeur, que c'est idéal !


Ce programme est moins ambitieux que le loft Médéric, initialement fantasmé. Quatre étages, beaucoup plus de logements, cela impliquait un deuxième sous-sol, et ça, ce n'était sans doute pas tout à fait raisonnable, vu ce que dégorge le sous-sol par ici.

Nous rappellerons que les acquéreurs de ce programme assez sympa ont appris qu'un mur écroulé avait empêché la poursuite des travaux. Côté salades, c'était fortiche.

Bref, notre interrogation simple est : quelle mouche pique le promoteur Spirit (quel nom amusant sur un site pareil !!!) pour mettre la charrue avant les boeufs ? Et que nous tait encore le bon Dr Juvin ? N'est-il pas au fait de cette belle reconstruction d'un quartier délicat ? Il y a de beaux pavillons alentour, il faut savoir soigner son électorat...


jeudi 28 janvier 2016

Chantier de dépollution : enfin un geste de la mairie !

Chers voisins,


vous trouverez ci-dessous un courriel reçu ce matin de Valérie Rigaud, responsable des relations publiques de notre ville. Nous vous informerons bien évidemment des suites de ce réveil tardif.
 






Madame, Monsieur,

 

Philippe JUVIN a bien reçu votre courriel par lequel vous lui faites part de vos interrogations concernant le chantier de Carré d’Arch, au 9-11, rue Médéric à La Garenne-Colombes.

 

Pleinement conscient de l’importance de vos propos et soucieux de vous répondre au mieux, Monsieur le Maire m’a chargée de vous contacter.

 

Aussi, sachez que nos services ont saisi la Préfecture sur le sujet et qu’ils ont, dans le même temps, sollicité le promoteur qui doit nous remettre un rapport précis de la situation la semaine prochaine.

 

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés dès lors que ces éléments de réponses nous auront été transmis.

 

Nous restons naturellement à votre disposition.

 

Bien à vous,

 

 

Valérie Rigaud

Responsable des Relations publiques et de la Vie locale

Hôtel de Ville



68, boulevard de la République

92250 - La Garenne-Colombes

jeudi 17 décembre 2015

Chimicolor, allée Henriot : Lettre ouverte à M. le Maire

Collectif de Gaulle-Médéric
                                                                                












La Garenne-Colombes, le 18 décembre 2015



Lettre ouverte à Monsieur le Maire de La Garenne-Colombes


Monsieur,

Habitants d’un îlot de la ville localisé entre la rue Médéric et l’avenue du Général de Gaulle, nous sommes témoins depuis 2013 d’un chantier ordonné par l’agence d’architectes levalloisienne Carré d’Arch, sur le site de l’ancienne usine Chimicolor, qui réalisa une part de son activité de production d’adhésifs publicitaires et industriels in situ.

Les travaux ont été arrêtés du jour au lendemain, après l’alerte lancée par l’un de nous, attentif au respect du maintien des dimensions perpétuelles de l’allée Henriot, qui fut rétrécie par le montage invasif de palissades isolant le chantier.

Nous nous sommes réjouis de cet arrêt et l’avons attribué à notre mise en garde.  Notre surprise fut grande et prolongée car les travaux ne reprirent pas et personne ne s’intéressa à rétablir les dimensions réglementaires de l’allée Henriot, seul accès pompiers de notre lieu de vie. Nous étions sans doute candides et ignorions que la société Brézillon, en charge du chantier, était accompagnée dans ses activités de creusage d’une entreprise de remédiation qui releva des taux de pollution alarmants.

Ceux-ci contribuèrent sans doute à la pause prolongée du chantier  et au non rétablissement des dimensions légales de l’allée Henriot : nous supposons à ce point d’enquête que le calcul des décideurs fut de laisser les solvants remués par l’excavation d’une partie de la terre polluée se volatiliser gentiment, au nez des habitants du quartier, totalement isolés d’une problématique environnementale majeure.

Une simple recherche sur le web nous en apprend long sur le passif pollueur de Chimicolor dans Lyon, sur le site de Gerland qu’elle occupa entre 1963 et 1995 conjointement avec une station essence Total* : ont été retrouvés des déchets caractérisés dangereux, de type solvants halogénés dans les sols comme dans les nappes,  des PCB-PCT, particulièrement  toxiques, écotoxiques même en faible quantité, du cyanure, du plomb, des TCE et des hydrocarbures, plus imputables à Total.

En 2007, la construction du parking de Gerland a été arrêtée car de nouveaux sondages du sol mirent en évidence la présence de poches de gaz et de nappes d’hydrocarbures**sur le site de Chimicolor.
La pollution de Chimicolor sur Lyon a été jugée, dans l’enquête BASOL, imputable à son activité : préoccupant, non ? Mais revenons à  notre vie de quartier. L’antenne de production Chimicolor a fermé ses portes en août 2012, au terme de longues années d’activité.  

Aujourd’hui Chimicolor maintient deux sites, tous deux excentrés de toute zone d’habitat dense : en zones industrielles dans l’Indre (à Buzançais) et dans l’Ain (à Dagneux : tout près de Total et de Shell, décidément) ?


Tout récemment, le 30 novembre dernier, nous nous sommes réjouis de la reprise des travaux du 9-11, rue Médéric. Nous allions bénéficier, passé les désagréments sonores des marteaux-piqueurs et des allées et venues inhérentes au chantier, d’un nouveau voisinage, plus coquet… et surtout nous pensions sortir de cette friche industrielle qui nous marginalise et nous préoccupe, sans que notre maire n’apporte jamais de réponses à nos questions réitérées.

En fait, la société SITA remédiation du groupe SUEZ est intervenue durant ces quinze derniers jours afin de sonder le sol, d’estimer l’état de la terre, de procéder à une nouvelle excavation.  Son action a été accompagnée par celle du bureau d’études ERM, qui diagnostique les sites pollués. Les carottages ont été rassurants en premier lieu, puisqu’ils ont indiqué une présence très résiduelle des polluants qui avaient été trouvés avant l’arrêt des travaux : solvants et PCB-PCT.

Les experts estiment cette volatilisation incertaine, étant donné la nature du sol. Une étude approfondie va donc être lancée entre la mi-janvier et la fin juin, soit durant un semestre entier, par SITA remédiation, qui missionne une autre équipe chargée du « venting »  du sol (ou extraction sous vide) *** de manière plus profonde ; le sous-sol sableux doit avoir absorbé la pollution de Chimicolor.  Les vapeurs  chimiques seront traitées en surface par incinération ou charbon actif.

Selon ce que livreront les prochains carottages du sous-sol, serait décidé le plan de construction de la future résidence voisine.


Le charme de la Garenne-Colombes réside dans son esprit village. Plusieurs d’entre nous ont dans leurs connaissances des ex-futurs acquéreurs de la résidence initiale. La raison majoritairement invoquée par Carré d’Arch pour légitimer l’abandon du projet a été « l’effondrement partiel d’une façade… et (l)es risques d’ensevelissement mettant en danger les intervenants à l’acte de construire…  Le service d’urbanisme de la Mairie de la Garenne-Colombes nous a signifié, jeudi 10 juillet 2014, l’incompatibilité de notre permis de construire avec les travaux destinés à protéger la vie des ouvriers travaillant sur le chantier ».

Seul un témoignage bien renseigné au sein de notre Collectif mentionne l’évocation de risques réels de pollution.  Bref, les contrats de réservation ont été résiliés à la pelle… si vous le permettez.

Si nous prenons la peine de dérouler factuellement les événements, tels qu’ils se dessinent maintenant,  c’est pour enfin obtenir de la part de Monsieur le maire, le médecin urgentiste Philippe Juvin, une communication simple et claire à propos de ce scandale écologique, qui ne peut être étouffé au charbon actif. Le magazine de la Garenne-Colombes constitue un support idéal d’information rationnelle et juste. Les témoignages de SITA, d’ERM et de la DREAL, leur analyse des risques  réels connus concernant le venting, ainsi que des effets pour la santé des Garennois de la volatilisation partielle des solvants entre 2013 et 2014 composent des sujets primordiaux.

Nous aimerions également voir figurer un tableau prévisionnel des actions prévues par Carré d’Arch/La Garenne-Colombes/ SITA remédiation dans la réhabilitation de la zone polluée.

Il ne serait enfin pas superflu que notre maire fasse amende honorable et répare, par le dialogue, le mutisme qu’il appliqua  à chacune de nos interrogations toutes légitimes.

Vous remerciant de votre attention, et dans l’attente de votre clarification,
Collectivement vôtre,


Le Collectif de Gaulle-Médéric


*http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=69.0044

**http://www.actualites-news-environnement.com/20070107-sites-pollues-lyon-parking-gerland.php

***http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/construction-th3/les-travaux-souterrains-et-les-depollutions-42551210/techniques-de-rehabilitation-des-sites-et-sols-pollues-c5582/venting-c5582niv10034.html


Annexe : fiche pédagogique BASOL

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/faq.htm

Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif
Un site pollué est un site qui, du fait d'anciens dépôts de déchets ou d'infiltration de substances polluantes, présente une pollution susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes ou l'environnement.

Ces situations sont souvent dues à d'anciennes pratiques sommaires d'élimination des déchets, mais aussi à des fuites ou épandages de produits chimiques accidentels ou pas. Il existe également autour de certains sites des contaminations dues à des retombées de rejets atmosphériques accumulés au cours des années voire des décennies.

La pollution présente un caractère concentré, à savoir des teneurs souvent élevées et sur une surface réduite (quelques dizaines d'hectares au maximum). Elle se différencie des pollutions diffuses, comme celles dues à certaines pratiques agricoles ou aux retombées de la pollution automobile près des grands axes routiers.

Par l'origine industrielle de la pollution, la législation relative aux installations classées est la réglementation la plus souvent utilisée pour traiter les questions soulevées par ces sites.
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Dans tous les cas, il revient aux responsables (exploitant à l'origine de la pollution, dernier exploitant, détenteur,...) de faire cesser les dommages générés par ces pollutions, en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement. Pour faciliter les décisions des acquéreurs d'anciens sites industriels, la loi a prévu que " un terrain sur lequel une installation soumise à autorisation a été exploitée ne peut être vendu sans que le vendeur informe par écrit l'acheteur de cette exploitation et des dangers ou inconvénients importants qui en résultent ".

Lorsque le responsable d'un site est défaillant (insolvabilité, disparition, etc..) et que la pollution du site présente un risque pour l'environnement et la sécurité des personnes, l'Etat peut intervenir aux frais du responsable pour mettre le site en sécurité. Ces interventions sont financées par la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) et sont toujours associées à un recours juridique contre le responsable.

Enfin, aujourd'hui, l'arrêt d'une activité doit s'accompagner d'une remise en état du site de manière telle qu'il ne représente plus de risques pour la santé publique et l'environnement.
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Les législations relatives aux installations classées pour la protection de l'environnement, à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux et leurs textes d'applications constituent le cadre juridique des actions permettant :
  • la prévention des risques industriels,
  • la prévention de la pollution des eaux,
  • la réduction des rejets atmosphériques,
  • la réduction de la production des déchets.
Ainsi, des mesures de prévention dans l'aménagement et l'exploitation des installations potentiellement à l'origine de pollutions accidentelles ou chimiques ont été mises en oeuvre : les stockages de substances dangereuses sont par exemple réalisés sur des aires de rétention et les cuves souterraines comportent couramment des enveloppes dédoublées. Des dispositifs pour surveiller l'environnement sont mis en place et les conditions d'élimination des déchets se sont aussi considérablement améliorées depuis vingt ans.

La législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement et le décret du 21 septembre 1977 constituent le levier d'action principal de l'Etat en donnant aux préfets les moyens juridiques d'imposer aux responsables de sites et sols pollués leur traitement et leur réhabilitation.

Certaines de leurs dispositions concernent plus particulièrement les sites et sols pollués, à savoir :
  • le vendeur d'un terrain où a été exploitée une installation classée soumise à autorisation est tenu d'informer par écrit l'acheteur sur ce fait et, pour autant qu'il les connaisse, sur les dangers ou inconvénients qui résultent de l'exploitation;
  • les terrains pollués par l'exploitation d'une installation peuvent être grevés de servitudes d'utilité publique, afin d'en restreindre l'usage ou d'assurer la surveillance du site.
Pour ce qui concerne les pollutions futures, deux nouvelles procédures ont été mises en place :
  • pour certaines installations classéesl'exploitant doit apporter des garanties financières destinées à permettre à l'administration et à la collectivité de se prémunir contre une éventuelle insolvabilité. Ces garanties, constituées par un engagement écrit d'une banque ou d'une société d'assurance, ont notamment pour objet de couvrir les accidents, les pollutions et la remise en état du site après cessation de l'exploitant ;
  • en cas de cessation d'activité d'une installation, l'exploitant est tenu d'en informer le préfet au moins un mois avant l'arrêté définitif. Si cette installation est soumise à autorisation, cette notification doit être accompagnée d'un mémoire sur l'état du site prévoyant les travaux d'évacuation, de dépollutionou de surveillance nécessaires.
Parmi les textes d'application, sont à souligner :
  • la circulaire du 3 décembre 1993 qui fonde les grandes lignes de la politique nationale en matière de sites et sols pollués,
  • les circulaires du 3 et 18 avril 1996 qui prévoient la réalisation de diagnostics initiaux et d'évaluations simplifiées des risques sur environ 1300 sites industriels en activité,
  • la circulaire du 10 décembre 1999 qui donne les principes pour fixer les objectifs de réhabilitation.
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La nature et le degré de pollution pour chaque site pollué sont très variables. Cependant, il est rare qu'un site pollué crée des dangers et des risques immédiats graves pour les populations avoisinantes. Dans de tels cas, il est indispensable de mettre en oeuvre sans tarder les mesures d'urgence qui s'imposent, comme l'enlèvement des produits, la pose d'une clôture, le confinement des substances,.. L'engagement d'études plus ou moins coûteuses ou longues ne doit en aucun cas retarder ces actions.

Les risques sont donc généralement ceux résultant de l'exposition aux polluants à de faibles doses, sur une longue durée pouvant correspondre à une vie entière. La méthodologie de l'évaluation détaillée des risques permet de les identifier et de les quantifier, en cernant notamment les incertitudes liées à ces déterminations.

Un site pollué peut aussi être une menace pour les eaux souterraines ou superficielles. Il s'agit de l'impact le plus fréquemment constaté, et donc un enjeu fort pour la réservation de la ressource en eau potable.

Les écosystèmes ainsi que les biens matériels peuvent être affectés par une contamination des sols.

Comme pour la santé humaine, la méthodologie d'évaluation des risques sera mise en oeuvre pour cerner les enjeux et définir les actions à mener.
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L'approche française est de fixer les objectifs de réhabilitation selon l'usage envisagé du site, c'est à dire celui auquel le détenteur le destine, et selon les techniques disponibles.

Ceci tient compte du fait que ce n'est pas tant la pollution qui est problématique mais que c'est son impact, potentiel ou avéré, sur l'homme ou l'environnement qu'il faut traiter.
Cette approche - traiter en fonction de l'usage - est celle désormais retenue par la quasi-totalité des pays de l'Union Européenne.

Une autre caractéristique de l'approche française est de ne pas établir de valeurs génériques définissant la qualité des sols.

C'est une étude spécifique au site qui détermine les objectifs de réhabilitation. Elle est menée selon la méthodologie de l'évaluation détaillée des risques et prend en compte les cibles suivantes : L'homme et la ressource en eau, qui doivent être protégés en priorité, les écosystèmes et les biens matériels.

L'exemple d'une pollution, située dans un cas dans les premiers centimètres du sol et dans l'autre en profondeur, suffit à comprendre le bien-fondé de cette approche. Il est évident que les objectifs de réhabilitation dans le premier cas doivent être plus sévères que dans le second, en supposant un même usage du terrain et en ne considérant que la protection de l'homme.
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Après le constat d'une pollution, une étude approfondie de l'impact engendré par celle-ci doit être menée, si nécessaire. La compréhension des effets actuels et latents du site permet alors d'apprécier la nature des mesures à prendre et des interventions éventuellement nécessaires de l'impact sur l'environnement ou sur la santé.

L'impact résiduel acceptable sera défini en fonction de l'usage envisagé pour le site et des techniques disponibles. Les effets possibles d'une pollution des sols sur l'environnement ou la santé sont directement fonction de l'occupation du terrain (agricole, industrielle, forestière, résidentielle,...).

Dans certains cas, le dépôt d'une simple couche de couverture imperméable isolera les terres polluées, arrêtera les entraînements de polluants vers la nappe et interdira toute exposition directe.

Dans d'autre cas, le niveau de dépollution atteint permettra l'implantation d'activités industrielles mais ne sera pas compatible avec une occupation résidentielle ou agricole.

Les techniques de dépollution des sites et sols pollués se développent rapidement. Elles sont souvent complexes et coûteuses, le traitement d'un site impliquant presque toujours les mises en oeuvres simultanées ou successives de plusieurs procédés.

On distingue généralement quatre catégories de techniques :

1. Les traitements " in situ " sans excavation :
  • extraction des polluants par dégazage sous vide, lavage à l'eau et soutirage, lavage à la vapeur...,
  • traitement de la nappe par extraction en phase liquide par pompage, épuration en station locale et réinjection de l'eau épurée,
  • stabilisation physique, neutralisation chimique des terres en utilisant des liants et des réactifs,
  • traitement biologique par injection d'éléments d'activation des mécanismes naturels de dégradation biologique.
2. Les confinements sur site, avec ou sans extraction :
  • dispositifs latéraux limitant la dispersion des polluants,
  • extraction et rebouchage sur place,
  • protection surfacique limitant la lixiviation.
3. Les traitements sur site, après excavation par lavage et traitement physico-chimique, biologique, par incinération...

4. Les traitements hors site par extraction des déchets et matières polluées et élimination de ceux-ci à l'extérieur du site. Des unités de traitement spécifique de sols pollués sont désormais disponibles.

Le traitement d'un site ne se limite pas aux seules opérations de dépollution des terres.

D'abord, elles ne doivent pas avoir systématiquement lieu car, rappelons le, c'est l'impact (avéré ou potentiel) qui doit être traité. C'est ainsi que le maintien d'un usage compatible avec l'état du site peut être une solution suffisante.

D'autres actions peuvent s'avérer nécessaires ou représenter une alternative, comme :
  • les mesures d'urgence pour supprimer les risques immédiats, qui doivent être réalisées sans aucun retard
  • la mise en place d'une surveillance, afin de connaître l'évolution d'un impact,
  • l'institution de restrictions d'usage (servitudes),
  • l'information sur l'état d'un site...
La gestion d'un site pollué repose sur une combinaison de ces différentes actions.
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La politique nationale est construite autour de l'idée que le traitement d'un site pollué dépend de son impact potentiel sur l'homme et l'environnement et de l'usage auquel il est destiné.

Le niveau du traitement choisi confère une valeur foncière au terrain en fonction de l'usage envisagé. Il devient dès lors évident que, si une personne achète un terrain limité à un usage industriel en parfaite connaissance de cause, les charges liées aux modifications d'usage qu'elle serait amenée à décider à l'avenir lui reviennent.

Une application pleine et entière du principe " pollueur-payeur " dans le domaine des sites et sols pollués nécessite que soient réunies les conditions d'une bonne information de ceux qui cherchent à acquérir des terrains :
  • créations de bases de données accessibles au plus grand nombre, et notamment aux communes et aux notaires,
  • obligation d'information du vendeur vers l'acheteur sur les risques liés à un terrain,
  • servitudes,
  • qualité des audits de sol,
  • mise en place d'un produit d'assurance pour protéger acheteur et vendeur en cas d'insuffisance des audits réalisés.

En cas de litiges, ces dispositions doivent permettre aux juridictions civiles et commerciales de faire la répartition des charges financières liées aux travaux à réaliser sur un site avec un maximum d'informations, notamment par l'examen des conditions des transactions effectuées par le passé.

Quoiqu'il en soit, le principe "pollueur-payeur " trouve ses limites lorsque le pollueur n'a plus les moyens de payer, ou lorsqu'il n'existe plus. Dans de tels cas, la continuité du principe " pollueur-payeur " n'a pas à se traduire par " Etat-payeur ". L'Etat doit intervenir rapidement et efficacement lorsqu'il y a un risque potentiel, mais n'est pas là pour créer des plus-values au bénéfice des propriétaires.
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Le traitement d'un site est fonction de son usage futur et de son impact sur l'homme et l'environnement. Ainsi, un site traité peut recevoir une implantation industrielle mais non des résidences ou d'autres usages sensibles. Il peut aussi s'avérer nécessaire de maintenir une surveillance pour s'assurer, par exemple, de l'efficacité du traitement dans le temps.

Pour garantir dans le temps que l'usage du site sera compatible avec son état ou que la surveillance nécessaire sera bien effectuée, deux types d'actions sont menées, l'une non exclusive de l'autre :
  • mettre en place des restrictions d'usage (ou servitudes), conformément aux lois et règlements en vigueur. Elles seront reportées aux registres des hypothèques, et si besoin dans les documents d'urbanisme, de sorte que tout acquéreur sera préalablement averti de l'état du site et ne pourra modifier son usage sans mener les études et travaux nécessaires.

  • porter à la connaissance du public les risques potentiels du site et en garder la mémoire. Deux types d'inventaires sont disponibles à cet effet :

    • l’inventaire des sites pollués pour lesquels une action (diagnostic, évaluation, traitement,...) est envisagée, en cours ou achevée. Il est consultable sur Internet à partir du site du Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie ( http://basol.ecologie.gouv.fr ).
      Son actualisation se fait en continu.


    • les inventaires des anciens sites industriels et d'activités de service, susceptibles d'être affectés par une pollution des sols. La base de données correspondante, dénommée BASIAS, est disponible sur Internet ( http://basias.brgm.fr ). Les inventaires sont menés dans chaque région, essentiellement à partir de la consultation des archives. Ils permettent de reconstituer le passé industriel d'une région, donnant ainsi une information pertinente aux acheteurs, vendeurs, aménageurs,... pour qu'ils mènent les études et investigations nécessaires avant de donner une nouvelle utilisation au site.
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La connaissance de l'existence d'un site pollué et de ses risques est un élément essentiel de la politique nationale. Ainsi, est respecté le droit à l'information du public sur les actions menées ou envisagées sur le site ainsi que sur les enjeux qu'il représente. En outre, elle permet de fournir les données pertinentes aux acheteurs, vendeurs, aménageurs,... sur l'état d'un site afin qu'ils prennent leurs décisions en connaissance de cause.

Plus que les statistiques sur le nombre de sites c'est la qualité de l'information donnée qui importe.

Deux démarches d'inventaire sont engagées depuis plusieurs années déjà :
  • L’inventaire BASOL des sites pollués par les activités industrielles appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif recense plus de 4000 sites. Cet inventaire permet d'appréhender les actions menées par l'administration et les responsables de ces sites pour prévenir les risques et les nuisances.

    Il est consultable sur Internet à partir du site du ministère de l'écologie et du développement durablehttp://basol.ecologie.gouv.fr. BASOL est actualisé en continu.


  • Les inventaires régionaux des anciens sites industriels et d'activités de service, réalisés essentiellement à partir des archives, sont engagés sous l'impulsion des DRIRE dans toutes les régions de France. L'ensemble des données collectées est versé à la base de données BASIAS, gérée par le BRGM, et disponible sur Internet à l'adresse http://basias.brgm.fr . Ces inventaires, longs et coûteux, contribuent à reconstituer l'histoire industrielle d'une région, et doivent à terme permettre aux personnes gestionnaires de ces sites, d'éviter de réaliser des modifications d'usage erronées, comme d'implanter une école maternelle sur un site pollué ou une ancienne décharge. BASIAS est actualisé en continu.
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Les actions en matière de sites et sols pollués s'inscrivent le plus souvent dans le cadre juridique de la législation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement et de celle relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux.

Sous l'autorité du préfet du département (préfet de Police à Paris), les services de l'inspection desinstallations classées sont en charge de l'application de ces textes aux cas des sites et sols pollués. Il s'agit des DRIRE, sauf pour Paris et les départements de la petite couronne où le STIIC assure cette mission.

Le Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie fixe les orientations de la politique nationale et les moyens à son application.

Le BRGM et l'INERIS sont deux organismes publics qui, chacun dans leur domaine de compétences, apportent un appui technique au ministère pour la mise en oeuvre de la politique nationale. En particulier, ils participent grandement à l'élaboration des guides méthodologiques et mènent des travaux pour parfaire les connaissances.

Les interventions de l' ADEME en matière de sites et sols pollués permettent, en premier lieu, de réaliser les travaux de mise en sécurité d'un site lorsque les responsables sont défaillants. L'ADEME publie aussi des documents sur l'état de l'art, notamment sur les techniques de dépollution.
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