Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.
Affichage des articles dont le libellé est chimicolor. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chimicolor. Afficher tous les articles

jeudi 3 octobre 2019

Un petit air de Toscane au Village

Ronchon, le blog ? Pas du tout ! Pour preuve, ce petit article, qui fleure la sève et l'espérance. 

Eh, oui, nos haies trouées et griffues d'arbres morts ont été arrachées aujourd'hui, laissant place à une série de jeunes arbustes fringants. Ces derniers devraient être plantés demain.

Une consolation pour chacun, secoué par l'enquête publique qui atteste combien nous avons fait grandir nos enfants sur des terres polluées.



Allez, nous ne sommes que passants entre les arbustes, réjouissons-nous simplement du présent...









jeudi 12 septembre 2019

L'affiche jaune d'utilité publique : enfin placardée !

 

 

 

Aujourd'hui ont été placardées des affiches jaunes, qui nous concernent tous ; que l'on soit de la Résidence de Gaulle-Médéric ou simplement habitant du périmètre de la Villa Médéric (vous savez, le chantier à la façade ouvrière), nous sommes tous concernés par l'impact de l'usine Chimicolor, qui oeuvra durant des décennies.

Retour sur ce petit coin, à l'esprit village, peu fréquenté par notre bon Docteur Juvin.

 

C'est évidemment gratifiant de voir l'alerte de Patrick Garnier et ses efforts têtus, mal analysés et bafoués par la Mairie, enfin pris en compte.

 

Bravo à lui, et maintenant, témoignons auprès du commissaire-enquêteur de ce que nous vivons. 

C'est bête, les élections municipales approchent et on a toutes les raisons de fulminer devant la passivité de notre mairie, sourde à nos appels à l'aide.





Archive : lettre ouverte à monsieur le Maire, datée de 2015, restée sans réponse.
et par ailleurs, pour un dossier plus complet
https://collectifdegaullemederic.blogspot.com/2018/03/comment-mijoter-un-garennois-letouffee.html
https://collectifdegaullemederic.blogspot.com/2018/01/solvants-amiante-la-verite-sur-notre.html
https://collectifdegaullemederic.blogspot.com/2018/01/envoye-special-et-lesprit-des-solvants.html
Etc.


Collectif de Gaulle-Médéric
                                                                                












La Garenne-Colombes, le 18 décembre 2015



Lettre ouverte à Monsieur le Maire de La Garenne-Colombes


Monsieur,

Habitants d’un îlot de la ville localisé entre la rue Médéric et l’avenue du Général de Gaulle, nous sommes témoins depuis 2013 d’un chantier ordonné par l’agence d’architectes levalloisienne Carré d’Arch, sur le site de l’ancienne usine Chimicolor, qui réalisa une part de son activité de production d’adhésifs publicitaires et industriels in situ.

Les travaux ont été arrêtés du jour au lendemain, après l’alerte lancée par l’un de nous, attentif au respect du maintien des dimensions perpétuelles de l’allée Henriot, qui fut rétrécie par le montage invasif de palissades isolant le chantier.

Nous nous sommes réjouis de cet arrêt et l’avons attribué à notre mise en garde.  Notre surprise fut grande et prolongée car les travaux ne reprirent pas et personne ne s’intéressa à rétablir les dimensions réglementaires de l’allée Henriot, seul accès pompiers de notre lieu de vie. Nous étions sans doute candides et ignorions que la société Brézillon, en charge du chantier, était accompagnée dans ses activités de creusage d’une entreprise de remédiation qui releva des taux de pollution alarmants.

Ceux-ci contribuèrent sans doute à la pause prolongée du chantier  et au non rétablissement des dimensions légales de l’allée Henriot : nous supposons à ce point d’enquête que le calcul des décideurs fut de laisser les solvants remués par l’excavation d’une partie de la terre polluée se volatiliser gentiment, au nez des habitants du quartier, totalement isolés d’une problématique environnementale majeure.

Une simple recherche sur le web nous en apprend long sur le passif pollueur de Chimicolor dans Lyon, sur le site de Gerland qu’elle occupa entre 1963 et 1995 conjointement avec une station essence Total* : ont été retrouvés des déchets caractérisés dangereux, de type solvants halogénés dans les sols comme dans les nappes,  des PCB-PCT, particulièrement  toxiques, écotoxiques même en faible quantité, du cyanure, du plomb, des TCE et des hydrocarbures, plus imputables à Total.

En 2007, la construction du parking de Gerland a été arrêtée car de nouveaux sondages du sol mirent en évidence la présence de poches de gaz et de nappes d’hydrocarbures**sur le site de Chimicolor.
La pollution de Chimicolor sur Lyon a été jugée, dans l’enquête BASOL, imputable à son activité : préoccupant, non ? Mais revenons à  notre vie de quartier. L’antenne de production Chimicolor a fermé ses portes en août 2012, au terme de longues années d’activité.  

Aujourd’hui Chimicolor maintient deux sites, tous deux excentrés de toute zone d’habitat dense : en zones industrielles dans l’Indre (à Buzançais) et dans l’Ain (à Dagneux : tout près de Total et de Shell, décidément) ?


Tout récemment, le 30 novembre dernier, nous nous sommes réjouis de la reprise des travaux du 9-11, rue Médéric. Nous allions bénéficier, passé les désagréments sonores des marteaux-piqueurs et des allées et venues inhérentes au chantier, d’un nouveau voisinage, plus coquet… et surtout nous pensions sortir de cette friche industrielle qui nous marginalise et nous préoccupe, sans que notre maire n’apporte jamais de réponses à nos questions réitérées.

En fait, la société SITA remédiation du groupe SUEZ est intervenue durant ces quinze derniers jours afin de sonder le sol, d’estimer l’état de la terre, de procéder à une nouvelle excavation.  Son action a été accompagnée par celle du bureau d’études ERM, qui diagnostique les sites pollués. Les carottages ont été rassurants en premier lieu, puisqu’ils ont indiqué une présence très résiduelle des polluants qui avaient été trouvés avant l’arrêt des travaux : solvants et PCB-PCT.

Les experts estiment cette volatilisation incertaine, étant donné la nature du sol. Une étude approfondie va donc être lancée entre la mi-janvier et la fin juin, soit durant un semestre entier, par SITA remédiation, qui missionne une autre équipe chargée du « venting »  du sol (ou extraction sous vide) *** de manière plus profonde ; le sous-sol sableux doit avoir absorbé la pollution de Chimicolor.  Les vapeurs  chimiques seront traitées en surface par incinération ou charbon actif.

Selon ce que livreront les prochains carottages du sous-sol, serait décidé le plan de construction de la future résidence voisine.


Le charme de la Garenne-Colombes réside dans son esprit village. Plusieurs d’entre nous ont dans leurs connaissances des ex-futurs acquéreurs de la résidence initiale. La raison majoritairement invoquée par Carré d’Arch pour légitimer l’abandon du projet a été « l’effondrement partiel d’une façade… et (l)es risques d’ensevelissement mettant en danger les intervenants à l’acte de construire…  Le service d’urbanisme de la Mairie de la Garenne-Colombes nous a signifié, jeudi 10 juillet 2014, l’incompatibilité de notre permis de construire avec les travaux destinés à protéger la vie des ouvriers travaillant sur le chantier ».

Seul un témoignage bien renseigné au sein de notre Collectif mentionne l’évocation de risques réels de pollution.  Bref, les contrats de réservation ont été résiliés à la pelle… si vous le permettez.

Si nous prenons la peine de dérouler factuellement les événements, tels qu’ils se dessinent maintenant,  c’est pour enfin obtenir de la part de Monsieur le maire, le médecin urgentiste Philippe Juvin, une communication simple et claire à propos de ce scandale écologique, qui ne peut être étouffé au charbon actif. Le magazine de la Garenne-Colombes constitue un support idéal d’information rationnelle et juste. Les témoignages de SITA, d’ERM et de la DREAL, leur analyse des risques  réels connus concernant le venting, ainsi que des effets pour la santé des Garennois de la volatilisation partielle des solvants entre 2013 et 2014 composent des sujets primordiaux.

Nous aimerions également voir figurer un tableau prévisionnel des actions prévues par Carré d’Arch/La Garenne-Colombes/ SITA remédiation dans la réhabilitation de la zone polluée.

Il ne serait enfin pas superflu que notre maire fasse amende honorable et répare, par le dialogue, le mutisme qu’il appliqua  à chacune de nos interrogations toutes légitimes.

Vous remerciant de votre attention, et dans l’attente de votre clarification,
Collectivement vôtre,


Le Collectif de Gaulle-Médéric

 

mercredi 13 mars 2019

Quali'HLM, de Hauts-de-Seine Habitat : fais tes preuves, bon sang !

"Depuis 2015, Hauts-de-Seine Habitat est engagé dans une démarche de qualité de son activité : lancement du diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) visant une meilleure satisfaction des locataires, obtention de la certification NF Habitat Haute Qualité Environnementale pour ses opérations de constructions et de rénovations. 

Avec pour objectif de renforcer notre action pour la qualité de service et la gestion de la relation avec nos locataires, Hauts-de-Seine Habitat a lancé en 2015 la réalisation d’un diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) suivi d’un audit complémentaire initié en mars 2017. Ce processus constitue la première étape vers la labellisation des démarches d’amélioration de la qualité de service, Quali’HLM."

 

Ces quelques lignes ambitieuses ont été copiées/collées depuis le site de Hauts-de-Seine Habitat.
 La vérité est hélas une fois de plus, et une fois de trop, très écartée de l'autopromotion de cet organisme. La preuve, par ce témoignage.

En le divulguant, nous attendons que le directeur de proximité, M. Selmet, et son supérieur, M. Vanoverschelde agissent fissa pour régler ce scandale.


La faute à un anévrisme

Lieu : 7, rue Médéric, un trois-pièces, les fenêtres donnent sur le chantier de la Villa Médéric. La famille qui vit ici a tout supporté sans rechigner : le chantier de démolition de l'usine de produits chimiques, puis le chantier de dépollution à ciel ouvert, son bâchage, les excavations de terre polluée, le chantier de construction, son arrêt, sa reprise, le grincement de la pancarte de pub Spirit au faîte de la grue, la tempête récente et l'envol désordonné de plaques de zinc...

Il y a deux ans, le père de cette famille doit se faire opérer urgemment pour un anévrisme. Ce n'est pas une intervention sans risque, et celui que nous appellerons E. revient à la maison plus fatigable, notamment le matin. Le personnel médical lui avait expliqué qu'il serait sans doute plus "lent au démarrage" qu'autrefois. Force est de constater qu'ils avaient raison. 
Dans la salle de bain, l'usage de la baignoire n'est plus possible, cela devient dangereux.

E. saisit Hauts-de-Seine Habitat, avec force documents médicaux, pour faire adapter sa salle de bain à son nouvel  état de santé.
Septembre 2018 : Il est convenu que la baignoire sera remplacée par un large bac de douche, qui se calera à l'emplacement exact de la baignoire.

La mauvaise surprise


Deux ouvriers engagent les travaux. Surprise : Ils scellent à la va-vite, sans travailler l'étanchéité, un bac de type carré de douche. 
E. essaie de comprendre pourquoi on ne lui installe pas le bac initialement convenu.
On lui répond que celui-ci convient tout à fait. 
On nie donc totalement les difficultés physiques d'E. qui se retrouve avec un bac guère plus aisé à utiliser que la baignoire.

Et puis... les ouvriers déclarent ne pas avoir le même carrelage que celui initialement posé, donc ils ne pourront pas recouvrir l'espace cimenté laissé en l'état. 
Et puis... les ouvriers inversent chaud et froid, le gosse qui vit là s'ébouillante la première fois.


E. se sent trahi par Hauts-de-Seine Habitat. Il veut pouvoir se laver sans danger. Et demande aux ouvriers de laisser le chantier en l'état.





Non seulement, chantier extérieur, mais chantier permanent à l'intérieur

Chérie, passe-moi le savon ! Non, pas la truelle, ni le Destop...


Un Directeur de proximité très distant


Depuis près de 7 mois, toutes les tentatives de médiation pour faire poser le bac de 120 cm de long se sont soldées par un échec. La gardienne a été sidérée par cette salle de bain en chantier, la secrétaire du Directeur de proximité semble confuse, et son patron reste sourd. 

Une assistante sociale a été missionnée auprès de M. Selmet, elle a été écartée.
Il n'y a plus de communication depuis la fin de l'été dernier.

Ainsi, si ce n'était pas aussi lamentable, pourrions-nous ironiser : Quali'HLM, bel oxymore,  tu as du taff mon brave !



Oh, le beau lavabo, son pied est-il scellé ?

Ben non, il peut blesser quiconque l'utilise.
 
Le lustre est-il sécure ?


Tu parles, il ne tient qu'à un fil. Mieux vaut ne pas éclabousser.

J'aime bien Claude François, mais pas au point de prendre du jus en me rasant le matin !
 Bref, cette salle de bain doit être prise en main au plus vite, et selon les besoins du locataire, qui aurait préféré ne jamais voir sa vie changer pour des raisons de santé aussi sérieuses et irrémédiables.

Les odeurs de pourrissement du sous-bassement du carré de douche salopé sont très prégnantes et l'aération procurée par la petite fenêtre est un pansement sur une jambe de bois.

Le jeune garçon qui vit là n'avait plus eu d'asthme depuis 5 ans. Il a repris sa Ventoline depuis quelques semaines.


Notre dessein : une douche froide afin que cette situation cesse.

On ajoutera que ces locataires de HDS Habitat souffrent d'un angle humide dans leur chambre depuis des décennies sans que quiconque ait pris l'affaire au sérieux. Tout récemment repeinte et assainie, cette pièce ne tardera pas à être à la une du blog, puisque c'est un problème récurrent.


APPEL A TEMOINS
Soyez pas timides, chers voisins

Nous appelons d'ailleurs chaque lecteur à nous faire part de sa pièce pourrie, une simple photo nous ira, ainsi le trombinoscope constitué déchaînera, qui sait, les ambitions des chevaliers de Quali'HLM...









dimanche 3 juin 2018

Un malaise à la Garenne Colombes ? L'ABC de la survie, par ses habitants

Un voisin fait un malaise, puis deux, les pompiers, appelés, ne peuvent atteindre le bâtiment concerné. Rien que  du banal au 7bis, rue Médéric, deux fois dans la même semaine.
Témoignages et ABC !



A : " le lundi 28 mai en début d’après-midi, les sapeurs-pompiers sont encore intervenus dans l’immeuble situé 7 bis rue Médéric au bout de l’allée Henriot et encore une fois ceux-ci ont étés obligés de stopper comme la dernière fois avant la chicane. Ils sont rentrés dans l’allée Henriot en marche arrière il y a un locataire en « détresse » donc il est impératif que le SAMU puisse accéder si nécessaire à celui-ci dans les meilleurs délais à l’accès pompiers « Grande échelle » desservant nos immeubles sans qu'il soit constamment bloqué par une bétonnière Lafarge à l’entrée de l’allée Henriot."

B : "Le samedi 2 juin, dans la soirée, un jeune de la résidence en rentrant chez lui après 23 heures, a trouvé notre voisin inanimé, à même le sol, devant l'immeuble. Nous avons appelé les pompiers".



Pompiers coincés
C :"J'achète chaque année le calendrier des pompiers, car ce sont de bons garçons. Et courageux ! Quand j'ai mes palpitations ou que je sens que je fais un malaise, je sors dehors, et je m'assieds devant le bureau de vente Spirit avec mon calendrier. à la main  Les pompiers ont été prévenus, je n'ai plus qu'à patienter... Je sais que je suis plus en sécurité dans l'entrée de l'allée, même sous la pluie  Le bon monsieur  qui est tombé deux fois dehors, il aurait dû aller jusque devant Spirit, afin d'être pris en charge plus vite. Si vous restez chez vous, vous pouvez y rester !".

En voilà une bonne idée : créer un arrêt pompiers à l'entrée de l'allée Henriot, pour optimiser les chances de soins d'urgence. Cette lumineuse idée pourrait faire florès dans la ville d'un maire urgentiste !

Hélas !  Nos fidèles lecteurs connaissent l'affaire malheureuse..
Aux novices ou aux récalcitrants : la largeur de l'allée n'est pas réglementaire et l'on peut s'étonner que le Maire n'ait pas demandé la rétractation de ses dimensions à un format légal.
Tous les documents sont entre ses mains.

 L'année Henriot est un enfer pour ces professionnels, qui ne peuvent pas accéder, du fait du chantier, aux habitations.  Faut-il que l'un de nous périsse pour que l'on y prête attention ?

Bravo aux voisins très interventionnistes. quand le danger survient.


Par ailleurs, les autos continuent à se garer n'importe comment, n'importe quand. Des gens de passage, des gens tentés par le chantier Spirit...
Du garage de l'Allée Henriot sortent des véhicules le matin, ce qui donne un aperçu de la bretelle d'autoroute miniature bientôt en place dans ce quartier à l'esprit village bien renommé.


"Ben ça gêne qui ? On est même pas sur le passage piétons !"




"J'sais pas lire les gros caractères, foutez-moi la paix, ma voiture est XXS, où est le problème?"



Dernière minute ! Le gardien du Chantier Spirit a témoigné des nombreux larcins qui complexifient la réalisation de la construction.A noter les économies de bouts de chandelle du promoteur qui envoie son gardien sur plusieurs chantiers simultanés. Les futurs acquéreurs paient à différents niveaux le prix de cette gestion.

dimanche 27 mai 2018

Les Garennois sont vraiment trop sympas, Rue Médéric

Le chantier de la Villa Médéric est mené tambour battant et nous pouvons constater l'édification faite dans l'urgence du bâti. Détails.



Votre enfant a vomi. Des fragments de saucisses de Strasbourg nagent sur le parquet dans un velouté de yaourt à la fraise et de brocolis kaki. Vous intervenez rapidement pour améliorer le bien-être de votre petit, mais aussi pour faire disparaître au plus vite ce rejet dégoûtant. Spontanément, vous évitez de respirer par le nez, vous vous armez contre votre propre haut-le-coeur, endurci et expérimenté que vous êtes, maintenant.

Eh bien voilà à peu près la situation observée au 9, rue Médéric.
Cette parcelle est une zone qui sent mauvais, qu'il faut au plus vite assainir en surface (car la dépollution réelle, c'est une compresse sur une jambe de bois), terminer vite la construction de cette grosse bâtisse, qui mélange avec mauvais goût le Mansart et la façade d'usine prolétarienne.

Comme le dit un ado qui voulait épater sa copine un jour, passant devant cette façade creuse :"Tu vois, ici, on se sert des vieilles briques pour faire des économies !".

Bref, le voisinage de la Villa Médéric est sympa, très sympa : car les nuisances n'arrêtent pas, le non-respect de la loi est notoire dans ce coin de La Garenne-Colombes, et est admis, parce que  le maire :
- ne compte pas tant que cela pour les habitants
- est le directeur de publication d'un journal communal proche des romans Oui-Oui
- est respecté comme étant le maire formidable et médecin inconstestablement bon pour ses administrés, puisque c'est écrit dans le journal de la ville.

Alors, oui, on est réveillé dès l'aube le samedi par des coups de klaxon (plus proches de la corne de brume que de l'aimable pouet-pouet d'un taxi bébête)
Alors oui, on ne peut plus rentrer chez soi, parce que le chantier s'étale
Alors oui, oui, on  croit en avoir fini, mais une voiture de passage bouche à son tour l'entrée, car ce chantier ne peut être contigu à un lieu de vie, non, ce serait trop glauque.

Des photos ?





lundi 5 mars 2018

Comment mijoter un Garennois à l'étouffée : Des COV en canisters ?

Colère : le mot est faible au regard du sentiment qui nous anime. Alors que notre mairie semble ignorer l'impact du chantier de dépollution du 9, rue Médéric,  nous découvrons incidemment la pose de nouveaux canisters au niveau du 7, rue Médéric, sans qu'aucune communication n'ait été entreprise par notre bailleur, Hauts de Seine Habitat, ou même qu'un courrier nous ait été adressé par la préfecture, afin de nous expliquer la raison de ces nouveaux prélèvements de COV (Composés organiques volatils).


Nous leur demandons de s'expliquer clairement ce qui se joue.
Deux bonbonnes de taille réduite ont été déposées dans la cage d'escalier du 7, rue Médéric. 

Eh non, ce ne sont pas les noctambules qui ont oublié leurs bonbonnes à chicha...

Deux autres ont été placées sur une place de parking, sous un des appartements.
Mince alors ! Ca recommence !


Ces objets d'une contenance modeste ont pour objet de relever la part de polluants diluée dans l'air.
De pareilles mesures ont été entreprises l'an passé,en mai. (suivre lien pour relire l'article). 
La Préfecture nous a transmis alors un courrier affirmant que nous ne courions aucun danger.

Zoom incitant à la zénitude ?
Document frelaté  ? Caducité des résultats ? Nous voulons des explications

 Retour en 2018
Les canisters sont étiquetés et datés du 28 février 2018, date de préparation de ces réceptacles.
Selon un document de BRGM, (Analyse des gaz du sol, de l’air intérieur et extérieur en contexte sites et sols pollués. Synthèse des réunions du Groupe de Travail des Laboratoires Rapport final BRGM/RP-65745-FR mars 2016)

"Canister : ce mode de prélèvement présente des avantages (pas de risque de saturation, large gamme de concentrations et de composés analysables) mais présente également des contraintes : humidité des gaz du sol (phénomène de microgouttelettes), gaz réactifs qui ne sont pas retrouvés car transformés, nettoyage avant réutilisation, manipulation (vanne fragile, manomètre). Les canister de petit volume (1L) sont bien adaptés en cas de pollution avérée. Cette méthode est donc conservée mais maintenue pour les composés les plus adéquats et non réactifs. Les composés identifiés pour cette technique sont récapitulés dans le tableau 4. Il est nécessaire de veiller à la formation des agents préleveurs pour cette technique ; - de façon générale, les normes les plus anciennes (OSHA ID…) ont été supprimées car elles ne sont pas utilisées par les laboratoires ; - la norme NF X 43-267 est une norme générique qui ne précise pas les modalités d’analyse. Cette norme a été retirée des méthodes retenues. - documents de référence : les conclusions du groupe de travail laboratoires sur les gaz du sol ont été réalisées en cohérence avec : 
 la norme ISO 10381-7 (en cours de révision et qui deviendra 18400-204) sur les prélèvements de gaz du sol,
 le guide BRGM-INERIS (en cours) : Guide pratique pour la caractérisation des gaz du sol et de l’air intérieur en lien avec une pollution des sols et/ou des eaux souterraines.


La résidence De Gaulle-Médéric a été construite sur un site pollué, anciennement MTM. Chimicolor n'est hélas que la partie immergée de l'iceberg.
Ce petit coin de paradis, son cerisier-fleurs, ses pins, ses jeunes arbres, ce parc verdoyant dans lequel nos enfants ont fait des bonshommes de neige... est en vérité un lieu infréquentable, qu'aucun élu de La Garenne Colombes ni d'ailleurs ne serait prêt à habiter.


Alors quoi ? 
Où en est-on de cette dépollution ?
Si notre voisinage non fumeur développe une toux chronique, peut-il relier son malaise à l'air ambiant ?

A quel moment prendra-t-on en compte et en respect les riverains du site de dépollution ?
C'est tout un quartier qui est concerné. 
La pollution de l'air nous atteint tous pareillement. 
Le scandale est la non communication, qui fait tache.
Cyniquement, une tache au poumon est préférable, plus discrète. 
Et à moyen terme, elle fait taire.
Canister funéraire, appréciable pour son look réaliste


  Croix de bois croix de fer si j'meurs, j'vais en canister



mercredi 7 février 2018

La petite grue verte et la maison qui danse

Ah, vraiment... Rien n'est jamais pot-au-feu par ici. En dépit de ses apparences mémères, notre cité est une ambianceuse qui s'ignore.
Oubliez ses rues le plus souvent désertes, ses commerces autistes dès qu'ils sont embués, cette petite ville du Grand-Paris se parfume (au solvant, là, derrière l'oreille), masque ses pattes d'oie (des fissures, quelles fissures ?) de poudre pailletée... mais gronde intérieurement, Chut ! Il ne faut pas en parler. 
Trop tard !
 

"C'est quoi ce vacarme ? C'est quoi encore ?"
La neige assourdit tout normalement, sauf que là, cette petite grue verte est en mission exploration du sous-sol du chantier Spirit (9/11 rue Médéric). Que fait-elle perdue dans ce grand trou ?


P'tite biche !

La raison ? La maison d'un riverain est prise de transes depuis que les travaux ont recommencé.
Eh oui, assaillie de tremblements extatiques, elle tangue, tressaute...
Plus besoin de thé-dansants, de cours du soir dans les différentes salles alentour.
Oyez, oyez ! Tout se passe rue Médéric, au Spirit, un  Sharky's underground où on se déhanche, on se démanche. On se déglingue.
Il suffit à son DJ de dire : "1, 2, 3, on redémarre les travaux !" et hop, c'est une maison qui chaloupe, c'est un immeuble qui s'étire inconsidérément, jusqu'au claquage.
Ah ben c'est malin !
La musique (Boum boum !) est trop forte.
La cause : le sol est rocheux, et cette roche est essentielle à la stabilité des habitations.
L'attaquer, et les murs bougent, les Velux fuient, les fissures se multiplient... on s'exaspère.

Je vais craquer !


J'ai craqué...



Stop ! Arrêtons la danse :

En résumé :

Chantier Spirit = Désamiantage + Dépollution + Pas d'analyse d'air ambiant jusqu'en 2016 + allée Henriot réduite sans accès pompiers réglementaire + absence de passage piétons + nature du sol mésestimée, mise en danger d'habitations riveraines.




vendredi 12 janvier 2018

Envoyé Spécial et l'esprit des solvants enfouis

Plusieurs résidents nous ont contactés hier soir afin de suivre le premier reportage d'Envoyé Spécial, consacré aux terrains pollués sur lesquels poussent des écoles, des crèches, des hôpitaux...Qu'ils en soient remerciés.



 Voici les liens utiles :


Enquête sur nos écoles empoisonnées
 Envoyé spécial 11 janvier 2018



La carte des écoles listées :
par ici




Comment ne pas penser  :- à l'usine Chimicolor- à la dépollution interminable de son site garennois- aux tergiversations qui condamnent notre quartier à l'état de friche industrielle peu fréquentable et non citée dans notre journal communal de ce mois, page 3


Et nous ? On est où ?

La prochaine fois, promis, hum ? :-)