Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.
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mardi 4 juin 2019

Profession : poubelle man ou Quand les ordures sont au garde-à-vous

La gestion des déchets de notre résidence est problématique. Un seul homme est chargé de tracter à la force des bras de nombreux containers archi-pleins, à présenter sur le trottoir, s'il vous plaît dès potron-minet, bien alignés. Le précédent gardien y a usé ses cartilages et a connu une pré-retraite amère, son corps ne lui répondant plus.

Qui est prêt à sacrifier un homme sur le billot de nos ordures ?


Qui se battra pour que celui qui travaille si bien soit équipé enfin d'un tracteur de poubelles, qui lui éviterait de connaître lui aussi à moyen terme une incapacité de travail permanente ?

 Il paraît qu'avant l'industrialisation, la notion de déchet n'existait pas... aujourd'hui, la société du déchet trouve toute son expression dans notre résidence. Voyez plutôt.

Des voisins qui ne voient pas plus loin que leur bout de nez ont entassé leurs immondices


Petite conversation entre voisins
 - Nan c''est pas moi qui ai posé ces sacs et ces cartons !
- Vraiment ? Ben c'est M. Douzi qui va s'amuser...
- C'est le nouveau voisin qu'a un quatre-quatre ?
- Mais non, voyons, c'est le monsieur de service !
- Le monsieur de quoi ?
- Le grand monsieur, que tu croises en accompagnant tes petits à l'école ou bien qui balaie quand tu passes par l'allée et qui te salue en souriant gentiment !
- Ah ? Vraiment ? Oui... peut-être, maintenant que tu me le dis ! C'est le bon ami de la gardienne, alors ? !
- Mais non ! ça n'a rien à voir ! ... Oh toi alors !




La veille du 1er mai, une voisine nous transmettait cette vidéo édifiante, av. du Général de Gaulle, 22-24  :



Ce jour-là, le garage était totalement envahi d'autres poubelles...
Un travail énorme pour un homme de service qui doit être philosophe, s'il n'est pas devenu misanthrope.

Petite conversation entre voisins
- Argh ! Regardez dehoooors !
- C'était pareil hier soir dans le local à poubelles. J't'ai rien dit pour que tu n'ailles pas ranger. La dernière fois, tu as eu un lumbago, souviens-toi...
-  Mais c'est un scandale ! Que fait l'homme de service ?
- Ah, c'est pas lui qui a fait ça ! M. Douzi est loyal, impartial, intègre, discret et il travaille sans relâche !
- Mais c'est le septième continent qui est arrivé jusqu'ici ! Ah ! je suffoque ! Ma Ventoline !



L'odeur douceâtre des poubelles tièdes... tout un poème urbain


Petite conversation entre voisins 
- Salut, t'as vu les poubelles en bas ?
- M'en parle pas, et pourtant, M. Douzi a travaillé vendredi.
- M. Selmet s'était engagé à trouver une solution pour lui, non ?
- Oui, ça devait être fait, il y a quoi ? Deux ans ? 
- Facile ! Trois, même !
- Tu crois qu'on devrait en parler sur le blog ?
- Clairement ! HDS Habitat ne peut pas tolérer pareil traitement de ses salariés. Avec leur code de déontologie, notre message sera enfin entendu ! Go !!

 "L'engagement envers la santé et la sécurité au travail  et l'environnement est une responsabilité sociale fondamentale et une priorité pour l'Office".

Combien de tonnes par an pour le dos de l'homme de service ?


Mesdames et Messieurs de Hauts de Seine Habitat : quelle solution mécanique pouvez-vous mettre en route rapidement pour faciliter les conditions de travail de l'homme de services, qui s'il nous en rend d'inestimables, en subit directement les sévices ?



mercredi 13 mars 2019

Quali'HLM, de Hauts-de-Seine Habitat : fais tes preuves, bon sang !

"Depuis 2015, Hauts-de-Seine Habitat est engagé dans une démarche de qualité de son activité : lancement du diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) visant une meilleure satisfaction des locataires, obtention de la certification NF Habitat Haute Qualité Environnementale pour ses opérations de constructions et de rénovations. 

Avec pour objectif de renforcer notre action pour la qualité de service et la gestion de la relation avec nos locataires, Hauts-de-Seine Habitat a lancé en 2015 la réalisation d’un diagnostic Habitat-Qualité-Service (HQS) suivi d’un audit complémentaire initié en mars 2017. Ce processus constitue la première étape vers la labellisation des démarches d’amélioration de la qualité de service, Quali’HLM."

 

Ces quelques lignes ambitieuses ont été copiées/collées depuis le site de Hauts-de-Seine Habitat.
 La vérité est hélas une fois de plus, et une fois de trop, très écartée de l'autopromotion de cet organisme. La preuve, par ce témoignage.

En le divulguant, nous attendons que le directeur de proximité, M. Selmet, et son supérieur, M. Vanoverschelde agissent fissa pour régler ce scandale.


La faute à un anévrisme

Lieu : 7, rue Médéric, un trois-pièces, les fenêtres donnent sur le chantier de la Villa Médéric. La famille qui vit ici a tout supporté sans rechigner : le chantier de démolition de l'usine de produits chimiques, puis le chantier de dépollution à ciel ouvert, son bâchage, les excavations de terre polluée, le chantier de construction, son arrêt, sa reprise, le grincement de la pancarte de pub Spirit au faîte de la grue, la tempête récente et l'envol désordonné de plaques de zinc...

Il y a deux ans, le père de cette famille doit se faire opérer urgemment pour un anévrisme. Ce n'est pas une intervention sans risque, et celui que nous appellerons E. revient à la maison plus fatigable, notamment le matin. Le personnel médical lui avait expliqué qu'il serait sans doute plus "lent au démarrage" qu'autrefois. Force est de constater qu'ils avaient raison. 
Dans la salle de bain, l'usage de la baignoire n'est plus possible, cela devient dangereux.

E. saisit Hauts-de-Seine Habitat, avec force documents médicaux, pour faire adapter sa salle de bain à son nouvel  état de santé.
Septembre 2018 : Il est convenu que la baignoire sera remplacée par un large bac de douche, qui se calera à l'emplacement exact de la baignoire.

La mauvaise surprise


Deux ouvriers engagent les travaux. Surprise : Ils scellent à la va-vite, sans travailler l'étanchéité, un bac de type carré de douche. 
E. essaie de comprendre pourquoi on ne lui installe pas le bac initialement convenu.
On lui répond que celui-ci convient tout à fait. 
On nie donc totalement les difficultés physiques d'E. qui se retrouve avec un bac guère plus aisé à utiliser que la baignoire.

Et puis... les ouvriers déclarent ne pas avoir le même carrelage que celui initialement posé, donc ils ne pourront pas recouvrir l'espace cimenté laissé en l'état. 
Et puis... les ouvriers inversent chaud et froid, le gosse qui vit là s'ébouillante la première fois.


E. se sent trahi par Hauts-de-Seine Habitat. Il veut pouvoir se laver sans danger. Et demande aux ouvriers de laisser le chantier en l'état.





Non seulement, chantier extérieur, mais chantier permanent à l'intérieur

Chérie, passe-moi le savon ! Non, pas la truelle, ni le Destop...


Un Directeur de proximité très distant


Depuis près de 7 mois, toutes les tentatives de médiation pour faire poser le bac de 120 cm de long se sont soldées par un échec. La gardienne a été sidérée par cette salle de bain en chantier, la secrétaire du Directeur de proximité semble confuse, et son patron reste sourd. 

Une assistante sociale a été missionnée auprès de M. Selmet, elle a été écartée.
Il n'y a plus de communication depuis la fin de l'été dernier.

Ainsi, si ce n'était pas aussi lamentable, pourrions-nous ironiser : Quali'HLM, bel oxymore,  tu as du taff mon brave !



Oh, le beau lavabo, son pied est-il scellé ?

Ben non, il peut blesser quiconque l'utilise.
 
Le lustre est-il sécure ?


Tu parles, il ne tient qu'à un fil. Mieux vaut ne pas éclabousser.

J'aime bien Claude François, mais pas au point de prendre du jus en me rasant le matin !
 Bref, cette salle de bain doit être prise en main au plus vite, et selon les besoins du locataire, qui aurait préféré ne jamais voir sa vie changer pour des raisons de santé aussi sérieuses et irrémédiables.

Les odeurs de pourrissement du sous-bassement du carré de douche salopé sont très prégnantes et l'aération procurée par la petite fenêtre est un pansement sur une jambe de bois.

Le jeune garçon qui vit là n'avait plus eu d'asthme depuis 5 ans. Il a repris sa Ventoline depuis quelques semaines.


Notre dessein : une douche froide afin que cette situation cesse.

On ajoutera que ces locataires de HDS Habitat souffrent d'un angle humide dans leur chambre depuis des décennies sans que quiconque ait pris l'affaire au sérieux. Tout récemment repeinte et assainie, cette pièce ne tardera pas à être à la une du blog, puisque c'est un problème récurrent.


APPEL A TEMOINS
Soyez pas timides, chers voisins

Nous appelons d'ailleurs chaque lecteur à nous faire part de sa pièce pourrie, une simple photo nous ira, ainsi le trombinoscope constitué déchaînera, qui sait, les ambitions des chevaliers de Quali'HLM...









lundi 11 juin 2018

La poubelle qui aura sa peau

C'est comme ça  : chaque génération d'immigrés doit payer le prix lourd de son intégration. Il faut compter deux générations pour que les descendants d'un nouvel arrivant échappent aux travaux les plus ingrats, les plus usants. C'est la mutation sociale. Après les Polonais, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, c'est au tour des Roumains, des Marocains, des Maliens, des Mauritaniens, des Egyptiens de faire le sale boulot.Coup d'oeil sur vos poubelles, chers voisins et sur vos pratiques, HDS Habitat.



Chaque matin, M. D. déplace des masses de détritus, pour l'essentiel jetés négligemment dans le vide-ordures par chacun, sourd à l'avenir des couches sales, bouteilles de lait, lingettes grasses et cadavres de pinard jetés dans le local poubelles.
Reconnaissons-le : si l'on descend son sac en prenant l'ascenseur, on remonte acquitté de cette tâche désagréable, le coeur léger.
Ouf, c'est terminé semble siffloter M.A dans les escaliers...
Un sac par jour, tout au plus... c'est pas la mort.
On ne risque pas de troubles squelettiques en faisant si peu ce geste. Plus avec la zapette !

Imaginez l'effort de M. D répété chaque jour, ce déplacement des containers pleins à craquer. La nécessité de bien les aligner sur le trottoir, par tous les temps. Pensez un instant à la remontée du garage avec ces kilos de nos trop-pleins, de nos trop bus, trop consommé.

C'est bien plus dur que le travail des camions-poubelles.

Et plus tard, vient la nécessité de redescendre les containers vides, de les nettoyer, de les replacer.

Pensez au corps de M. D. à ce qu'il est demandé à son squelette. Aux douleurs que cet homme accumule alors qu'il a la quarantaine naissante.

Nous avons vu  M. P. avant lui, avoir les épaules et les coudes usés avant l'âge de 60 ans. Nous l'avons vu remonter les poubelles par les ascenseurs, quand son être ne pouvait plus faire autrement. Nous l'avons vu partir à la retraite sans réellement se sentir libéré.

Il se savait bouffé par ce métier, comme son épouse, qui avait trop rincé, serpillé, astiqué.

La reconnaissance d'une maladie professionnelle est toujours trop tardive...


En 2015, le directeur de proximité de HDS Habitat s'était engagé à doter M. D. d'un remonte container, afin de minimiser les risques de destruction de ses épaules et de son dos.

Nous sommes en 2018 et nous, nous remplissons toujours aussi lourdement les poubelles.
M. D. continue, lui, de serrer les dents,, tout en nous saluant gentiment.
Un de ces quatre, il sera remplacé, la poubelle aura eu sa peau.




Et si ENFIN on dotait M. Douzi d'outils de travail moins archaïques ?

Pourquoi attend-on d'être soi-même en danger potentiel pour trouver insupportable la situation d'un tiers ?