Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.
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vendredi 13 septembre 2019

Adieu fraises, choux et petit pot de basilic !

Zoom sur les servitudes d'utilité publique


"Les servitudes constituent des charges existant de plein droit sur des immeubles (bâtiments ou terrains), ayant pour effet soit de limiter, voire d'interdire, l'exercice des droits des propriétaires sur ces immeubles, soit d'imposer la réalisation de travaux. Il existe différentes catégories de servitudes pouvant affecter l'utilisation du sol". 

"La loi du 22 juillet 1987 permet la possibilité d’instituer des servitudes d’utilité publique dans les zones à risques afin de diminuer autant que possible les populations exposées. Les Servitudes d’Utilité Publique sont des limitations administratives du droit de propriété et d’usage du sol. Le préfet et les maires recherchent un compromis entre la nécessité de préserver le développement communal et la prise en compte du risque.
Elles sont visées par l’article L126-1 du Code de l’Urbanisme. Mises en œuvre par les Services de l’Etat, elles s’imposent aux autorités décentralisées lors de l’élaboration des documents d’urbanisme. Il y a obligation pour le POS/PLU de respecter les Servitures d’Utilité Publique.
La note réalisée par les experts Preventimmo permet de faire le point sur les éventuelles servitudes d’utilité publique qui limiteraient le droit de propriété et d’usage du sol. Les servitudes d’utilité publique sont classées selon 4 catégories :
  • Conservation du patrimoine
  • Ressources et équipements
  • Défense Nationale
  • Sécurité et santé publique"        
  • Cadastre de notre résidence et du voisinage immédiat
    Ce plan ne présente pas les parcelles : R98 - R143 - R144 - R156 - R157 - R 158 - R163 - R164.
  •  
  • Les servitudes d’utilité publique, alternative à la dépollution ?

    En France, la réhabilitation d’un site pollué par l’exploitation d’une installation classée est fixée par le préfet en fonction de l’usage futur du site. Afin de garantir dans le temps un usage de cette zone compatible avec les mesures de dépollution prises lors de sa remise en état, il est devenu fréquent de mettre en œuvre des restrictions d’usage sous forme de servitudes d’utilité publique.

    Les servitudes d’utilité publique sont des limitations administratives au droit de propriété et d’usage du sol. Elles entrainent soit des mesures conservatoires et de protection, soit des interdictions, soit des règles particulières d’utilisation ou d’occupation du sol.
    Le 16 décembre 2008, le Conseil d’Etat a rendu un arrêt qui valide implicitement la pratique des servitudes d’utilité publique (SUP) comme alternative à la dépollution d’un site. Autrement dit, un ancien site industriel peut demeurer pollué dès lors qu’il fait l’objet de restrictions d’usage de nature à permettre une utilisation compatible avec la pollution résiduelle.
    L’acquéreur d’un site pollué doit donc être extrêmement vigilant sur les restrictions d’usage imposées au terrain qu’il entend acheter.(pauvres gens qui ont acheté en nue-propriété, pauvres proprios de la Villa Médéric et des pavillons annexes qui cultivent leurs tomates bio et leur basilic chinois...
    I. Objet et modalités d’institution des SUP
    L’article L. 515-12 du code de l’environnement prévoit que des servitudes d’utilité publique peuvent être instituées sur des terrains pollués de façon à protéger les intérêts mentionnés à l’article L. 511-1 du code de l’environnement (dangers ou inconvénients pour le voisinage, la santé, la nature et l’environnement, etc.) ou permettre le respect de la sécurité et la salubrité publique. Ces servitudes peuvent ainsi :
    - limiter ou interdire des modifications de l’état du sol (interdiction pure et simple de construire, impossibilité de destiner le site à un usage d’habitation, prescriptions techniques particulières pour la construction, les matériaux utilisés, etc.),
    - limiter ou interdire des modifications de l’état du sous-sol (obligation de terrassement, interdiction des affouillements, interdiction d’utiliser l’eau provenant de la nappe phréatique, etc.)
    - permettre la mise en œuvre de prescriptions relatives à la surveillance du site (mise en place de piézomètres pour surveiller l’évolution de la pollution, libre accès de l’exploitant à ces installations pendant toute la période de surveillance, etc.).
    Outre le terrain d’emprise d’une ancienne installation classée, les servitudes peuvent aussi s’appliquer sur les terrains voisins s’ils sont affectés par la pollution. Par exemple, l’obligation de surveillance d’une nappe phréatique ou les restrictions d’utilisation de celle-ci peuvent s’étendre au-delà du site industriel aussi loin et aussi longtemps que les effets de la pollution sont perceptibles.

    La procédure d’institution de ces servitudes est régie par les articles R.515-25 à R.515-31 du code de l’environnement. C’est le préfet qui est compétent pour les instituer, de sa propre initiative ou à la demande de l’exploitant ou du maire de la commune où sont situés les terrains. En l’état de la réglementation, le propriétaire d’un site pollué ne peut pas demander – s’il est différent de l’exploitant – l’institution de telles servitudes sur son terrain, ce qui parait étonnant dans la mesure où depuis la loi Bachelot du 30 juillet 2003 , le propriétaire d’un site sur lequel une installation classée a été exploitée est consulté, lors de la cessation d’activité de celle-ci, sur l’usage futur du site et le niveau de réhabilitation qui va être demandé à l’exploitant locataire. Le propriétaire d’un terrain pourrait donc tout à fait avoir un intérêt à agir en matière de SUP.

    A l’appui de sa demande, l’exploitant ou le maire (Come on, Docteur !) doit préparer un dossier sur lequel l’inspection des installations classées rend un rapport. Sur la base de ce rapport et après consultation de la direction départementale de l’équipement (DDE) et du service chargé de la sécurité civile, le préfet arrête un projet de servitudes.
    Ce projet de servitudes est communiqué à l’exploitant et au maire, puis soumis à enquête publique pendant un mois. La loi n°2009-526 du 12 mai 2009 est cependant venue alléger cette procédure puisque désormais, « lorsque le petit nombre des propriétaires ou le caractère limité des surfaces intéressées le justifie », le préfet pourra « procéder à la consultation écrite des propriétaires des terrains par substitution à la procédure d’enquête publique » (C'est pas notre cas). Une enquête publique n’est donc plus nécessaire lorsque la servitude concerne peu de propriétaires ou une emprise foncière limitée, c’est-à-dire dans la majorité des cas. (eh oui, on est quelques centaines à être concernés : des papys, des mamys, des femmes enceintes, des gens fragiles, des gens solides mais fragilisés, des enfants, des bébés... )

    L’inspection des installations classées, après consultation des différents services intéressés, établit ensuite un rapport sur les résultats de l’enquête et donne ses conclusions sur le projet. Ce rapport et ces conclusions sont soumis au CODERST (Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques). Le demandeur et le maire de la ou des communes concernées peuvent se faire entendre par le Conseil.
    Enfin, le préfet fixe par arrêté le contenu des servitudes d’utilité publique, lequel est publié et notifié aux personnes intéressées.
    Les SUP sont annexées au Plan Local d’Urbanisme (PLU) et publiées au registre des hypothèques. Elles sont par ailleurs mentionnées dans le certificat d’urbanisme délivré par la mairie en cas de demande de constructibilité du terrain. Dans ces conditions, il est donc relativement aisé pour un acquéreur de savoir si le terrain qu’il entend acheter est grevé ou non d’une SUP.(malheureux acquéreurs, la mariée était trop belle)
    Des surprises peuvent cependant arriver, comme le révèle l’arrêt du Conseil d’Etat du 16 décembre 2008 précité.

    II. Risques et précautions à prendre par l’acquéreur d’un site pollué
    Le Conseil d'Etat rappelle en outre dans cet arrêt que la remise en état n’a pas pour objet de rétablir les lieux dans l’état qui était le leur avant le début de l’exploitation, ce qui impose à l’acquéreur, averti de ce qu’une installation classée a fonctionné sur le terrain, « de se renseigner sur sa contamination ». Autrement dit, la présence d’une pollution dans le sol est tout à fait possible et tolérée, le critère du niveau de dépollution étant l’atteinte d’un niveau permettant l’absence de risque pour la santé ou l’environnement . C’est pour cela qu’il n’existe pas en en droit français – à l’inverse d’autres pays comme la Belgique ou les Pays-Bas par exemple – de seuils de pollution : c’est l’usage auquel est destiné le terrain et le risque résiduel qu’il peut présenter qui conditionnent le niveau de dépollution.

    Ce faisant, le Conseil d’Etat semble aussi valider implicitement les servitudes d’utilité publique au titre des mesures de remise en état d’un site pollué. tation .
    Démuni lorsque son terrain est grevé d’une servitude d’utilité publique, le propriétaire peut cependant demander à l’exploitant de l’installation à l’origine de la pollution, dans un délai de trois ans à compter de la notification de la servitude, d’être indemnisé s’il démontre que la servitude lui cause un préjudice (Et comment on mesure tout ce que l'on a inhalé et intégré dans notre corps depuis toutes ces années ?(pauvres pauvres de locataires d'HLM). En cas de désaccord sur le montant de l’indemnité réclamée, le litige est tranché par le juge de l’expropriation.

     

vendredi 22 février 2019

L'antisémitisme dans tout son poil à La Garenne

Combien sommes-nous à ignorer que la porte du logement d'une jeune fille de notre voisinage a été gravée d'une croix gammée lundi dernier ? Combien sommes-nous à ignorer qu'elle a reçu le lendemain un courrier anonyme abject ? 

Cet acte antisémite pose de multiples questions quant à la protection et l'évolution de notre environnement, comme  nécessaire  un travail d'éducation auprès de chacun.



C'est une porte d'appartement, située sur un palier qui en compte deux autres. C'est une porte recouverte d'un film imitant le bois verni brun, depuis que les appartements ont été proposés à la vente en nue-propriété.
Quand on se présente sur le palier, on ne connaît pas le nom des gens qui vivent derrière ces portes.

Sur la porte qui a une mezouza, une croix gammée a été gravée à hauteur de la sonnette.

Une croix gammée gravée sous la mezouza protectrice

On imagine facilement l'effroi qu'a pu causer cette action inqualifiable auprès des membres de la famille visée, comme du voisinage immédiat, qui a pu se sentir coupable de n'avoir pas remarqué de passage anormal.

Mardi 20 février au matin, les résidents qui passent par le jardin auront pu constater le désordre du garage à vélos. Tous avaient été malmenés, bazardés loin sur l'herbe. Pareille violence avait eu cours à l'automne, avec des selles décrochées, des vélos abimés.
Voir cet article



Et fait regrettable : aucune communication de la part de HDS Habitat.


C'est une jeune fille, lycéenne, jolie, pleine d'avenir. Elle s'appelle Levana. Elle a grandi au sein de la résidence, elle est toujours souriante et aimable.
Dans la boîte aux lettres, il y a un courrier pour elle ce mardi.
L'écriture sur l'enveloppe ressemble à une mauvaise blague.
Le contenu est un cauchemar.

La lettre anonyme envoyée à Levana
Un cauchemar pour la lycéenne qui la reçoit,
un cauchemar pour chacun de nous qui en sommes témoins.

Les événements politiques actuels ont sans doute libéré la plume haineuse de ce corbeau, mais au-delà de l'emballement qui a pu agiter l'auteur de cette lettre infâme, (comment un esprit peut raisonner aussi mal, avec autant d'ignorance que de malveillance), il est du devoir de chacun de :

Dialoguer et de remémorer l'histoire de notre pays.

Expliquer pourquoi nous sommes riches de notre diversité.


Lire ce texte d'André Markowicz, au sujet du débat sur l'antisionisme :
Les Juifs, les sionistes et les députés.
Je regarde une anthologie des poètes yiddish. Au vingtième siècle, combien ont été tués par les nazis, parce qu'ils étaient Juifs ? Et combien de ceux qui n'ont pas été tués par les nazis ont été assassinés en URSS ? — Et parmi ceux qui n'ont pas été assassinés, combien sont restés, pendant des années et des années, torturés dans les camps ? pas parce qu'ils étaient Juifs, eux, — je veux dire, officiellement — mais parce qu'ils était "nationalistes juifs" (dans les années 30) ou "sionistes" (après la création de l'Etat d'Israël) ? Je regarde ces listes de noms, des gens dont, moi, je ne peux lire qu'un ou deux, ou dix textes, traduits en français ou en anglais, ou, pour certains, en russe, — des vies, des œuvres entières réduites à rien. — Et en quoi étaient-ils des "agents d'Israël", des "sionistes" ces médecins massacrés pendant l'affaire sordide des "Blouses blanches" ? Et c'est seulement la mort de Staline qui a sauvé les survivants, et, sans doute, sauvés tous les Juifs d'URSS de la déportation, comme il avait déporté les Tchétchènes, les Tcherkesses, les Tatares de Crimée, sous prétexte que certains avaient pris les armes contre l'URSS pendant la Deuxième guerre... Là, quel prétexte est-ce que ç'aurait été ? Un peuple entier porteur des intérêts d'un pays capitaliste, sous la coupe des impérialistes...
Bref, oui, très souvent, quand on parle de "sionistes", historiquement, on a parlé de "Juifs". — Et, très souvent, hélas, c'est le cas aujourd'hui encore : je n'ai pas l'impression que Dieudonné dénonce directement les Juifs. Il dénonce les sionistes. Et nous savons ce que ça veut dire, dans sa bouche. Ou dans la bouche des salafistes, comme dans celle de ce type qui s'est déchaîné contre Alain Finkielkraut en criant qu'il était le peuple et en le menaçant des flammes de l'Enfer — ce qui sonnait très étrange dans un cortège dit de gauche. Et ceux qui criaient "Retourne à Tel Aviv", que criaient-ils ? — Et je ne parle pas de toutes les autres insultes qui pleuvaient, les "nique ta mère" avec "sale sioniste de merde" ou je ne sais quoi...
Ce qui a parlé là — non, pas "parlé" — crié, c'est l'ordure. Et je ne comprends pas mes lecteurs FB, amis ou non, qui insistent sur le fait que les manifestants s'en prenaient non pas à Finkielkraut le Juif, mais à Finkielkraut le sioniste. — Parce que, de fait, il est sioniste, on a le droit de l'abreuver d'insultes, de le traiter de "sale con" (décidément, ça devient une habitude chez certaines gens qui se pensent de gauche) ? C'est acceptable, ça ?... Et, je le demande en passant, est-ce que, "connard" ou "nique ta mère", ça fait partie du débat d'idées et de la défense de la cause palestinienne ? Et, dites, sérieusement, est-ce que c'est défendable, d'en arriver si bas ?
*
Mais Alain Finkielkraut est, oui, sioniste, et, à maintes reprises, — pas toujours — on l'a entendu défendre la politique israélienne.
*
Et le fait est que, pour beaucoup de gens à travers le monde, et pour moi aussi, la politique israélienne, toute entière guidée par le sionisme, est radicalement inacceptable. Depuis que je suis sur FB, je fais des chroniques pour dénoncer la politique de colonisation raciste du pouvoir de Netanyahou. Je remets en commentaire une chronique qui remonte à août 2015, et qui s'appelle "Je suis pour un grand Israël". — Bon, ce n'est pas pour le Grand Israël que je suis. Je sais que la solution des deux Etats, à cause de la colonisation (et c'était là le but de la colonisation) n'est plus viable, et que la seule issue serait un seul état, laïc, non communautaire, dans lequel les Juifs et les Arabes auraient les mêmes droits et les mêmes devoirs. Cela, c'est de l'ordre de l'utopie.
Mais c'est la doctrine sioniste qui explique ce qui s'est passé en Palestine, et ce qui continue de se passer. Proclamer que la Palestine est la patrie des Juifs signifie logiquement que ce n'est pas la patrie des autres habitants, et, quoiqu'on dise, ce que les Palestiniens appellent "la naqba" (dont il n'est pas possible de parler en Israël) est un nettoyage ethnique. — Cela ne signifie pas que les Etats arabes soient angéliques, et que je soutienne, je ne sais pas, le Hamas.
Et c'est aussi le sionisme (là encore, j'en ai parlé souvent) qui explique le mépris dans lequel le yiddish, langue non-nationale, langue du peuple, langue d'une littérature sans frontière, était tenu en Israël.
*
J'ai dit ailleurs à quel point j'avais été choqué par la présence de Netanyahou aux commémorations de la rafle du Vel d'Hiv. Parce qu'Israël utilise ce qu'il appelle la Shoah (et que je ne peux appeler que le Génocide juif) comme bouclier, comme prétexte pour sa politique d'agression militaire et colonialiste. Non, Israël n'a aucun titre pour parler au nom des Juifs dans leur ensemble, dans le monde. Israël parle pour les Israéliens. Et, pour revenir au yiddish, je rappellerai, une fois encore, que le yiddish ne figure pas parmi les langues de Yad Vashem — n'y figure que l'hébreu, ce qui est, là encore, une monstruosité, acceptée par chacun, visiblement. (Et je devrais parler, en même temps, de cette autre catastrophe, — du scandale du refus de l'Occident après guerre d'accueillir ces milliers de survivants qui se retrouvaient sans rien et sans nulle part où vivre sans être exposés à la haine... ). Les Juifs, en tant que tels, ne sont pas destinés à être les agents d'Israël. — Que certains le soient, c'est leur problème à eux. Je les combats, par ce que j'écris. Je ne les insulte pas. Je ne les envoie pas "à Tel Aviv" . Et je ne les promets pas aux flammes de l'Enfer... dont, quelques fois, un certain nombre d'agités me menacent.
*
Le sionisme est un nationalisme. — Tous les nationalismes sont mortifères. Tous, sans exception. Tous, ils tuent dès qu'ils sont au pouvoir.
D'un côté les nationalismes. De l'autre côté les religions. Et elles aussi, quand elles sont au pouvoir, où qu'elles soient, elles tuent. De l'immanence à la transcendance, même combat de mort et de bêtise. Le communautarisme. Qu'il soit juif, musulman ou n'importe quoi d'autre.
*
N'avons-nous pas de lois pour réprimer ce qui s'est passé contre Alain Finkielkraut ? — Il y a eu des injures ? — Oui. L'injure publique est punie par la loi. Il y a eu des cris antisémites ? Oui. L'antisémitisme est, lui aussi, d'ores et déjà, puni par la loi. Et cette loi a tout lieu de s'exercer... — Combien de fois, hélas, ne s'exerce-t-elle pas ?...
Mais si les députés français acceptent aujourd'hui de considérer que critiquer le sionisme serait, de par la loi, faire acte d'antisémitisme, alors, ils signeraient la victoire des barbus — de tous les fanatiques et, parmi eux, de celui-là même, affublé d'un gilet jaune de circonstance, contre lequel ils disent se dresser.


C'est une allée, elle s'appelle Henriot
Et puis, expliquer à nos jeunes aussi pourquoi l'Allée Henriot (en chantier toujours) que nous empruntons tous pour aller au garage, n'est pas présente sur les plans de La Garenne Colombes.
Il serait difficile qu'une rue porte le nom homonyme d'un antisémite notoire, pro-hitlérien.
Et c'est plutôt bien si l'on est embarrassé à la Mairie de cette homonymie en 2019.


Fin novembre, des vélos bazardés, des gilets jaunes par terre dans le jardin.
Au lendemain de l'agression de Finkielkraut, un double acte antisémite doublé de vélos bazardés

La violence sur les vélos ressemble à un épiphénomène, comme celle faite à la jeune fille semblent à chaque fois être des simulacres de l'actualité nationale.


Et puis, trouvé samedi 23 février, ce porte-clés, dans l'herbe, au pied des fenêtres. Un porte-clés qui vient de la tombe du Général de Gaulle.
Pur hasard ? 
Peut-être.

La signature du corbeau, qui vivrait dans la résidence ?



Un esprit réducteur ne voit finalement dans cet objet que trois couleurs, reprises malheureusement de façon dangereuse.
Une pièce à conviction  ?

Sinon et en bref !

Dans son éditorial de février, Monsieur le maire évoque la zone de protection vidéo mise en place devant les écoles de la ville. A tout moment, on peut ainsi retenir toute agression, tout délit intenté sur les écoliers.
Eh bien invitons plutôt Monsieur le maire à améliorer la gestion de l'accueil comme de la restauration en milieu scolaire. Il semblerait, si l'on écoute les Garennois, que l'école Voltaire ne soit pas des plus sécures pour les enfants.


Le camion de la crêperie a été volé à La Garenne Colombes, un comble dans une cité si sécurisée ! Dommage, car ce restaurateur réussit tout ce qu'il entreprend. Ah, Jalousie, décidément ! 




Notre résidence est de plus en plus abandonnée à elle-même et crasseuse. Non seulement, HDS Habitat ne répond plus à nos mels, mais en plus il nous informe mal. 
Le changement de code des portes, corrélé ce vendredi 22 février à la dégradation antisémite de la maison de Levana, n'a ainsi été diffusé que vendredi matin. 
Plusieurs enfants se sont retrouvés à la porte de leur bâtiment à la sortie des écoles. 
Voilà qui est encore mal planifié.




Ce matin, une bouteille de bière, sur la pelouse. Tellement chic, comme geste...


Les dalles du passage piéton entre l'allée Henriot et le jardin sont inégales sous le pas. On peut se blesser gravement. La porte du jardin claque violemment. Et les portes du sas du 7 rue Médéric sont aussi à régler.



Ce sont des petits détails, qui alignés les uns sur les autres créent l'humus le plus favorable à la croissance de mauvaises herbes.

Et si l'équipe municipale réfléchissait différemment ?



















samedi 7 juillet 2018

Le message rash trash de Dr Juvin

Ces derniers jours ont été très animés à La Garenne Colombes : Normal, me direz-vous ! Après la fête de la ville et la Nuit des livres, se prépare le cinéma en plein air, aux portes de nos logements...Mais non ! il ne s'agit pas du tout de libations et de réjouissances bon enfant, mais plutôt de la dure réalité d'un quartier autrefois charmant, et maintenant malmené de toutes parts et moqué du maire. Retour chronologique et preuves.


30 juin 
réveil en fanfare, comme tous les matins pour les gens vivant aux 7 et 7 bis rue Médéric
Le chantier débute avant l'heure légale, s'achève près de deux heures après l'heure limite.

Au soir, rendez-vous au parking
Détail banal et révoltant : deux vélos attachés sont volés.


2 juillet
Un habitant du rez-de-chaussée du 28 av. du Général de Gaulle, témoigne son ras-le-bol de voir des gens défiler devant ses fenêtres, depuis que 9 troênes ont été arrachés à sa haie. Cette situation est vécue par plusieurs résidents. Les jardiniers ont cassé les arbres morts sans les déraciner, et n'on rien planté depuis.
Ce même habitant évoque son désarroi devant un mur nouvellement fissuré, à l'entrée de son appartement, fissure corrélée au chantier, sans doute.
Enfin, le remboursement de la dératisation de son appartement, promise par le Directeur de proximité, n'est toujours pas réglée un an après, alors que d'autres rats musent près des poubelles.

4 juillet
Notre voisin, M. Garnier, se fait une fois de plus le porte-voix de plusieurs locataires ayant pignon sur le chantier Villa Médéric.
Ceux-là sonnent souvent à sa porte, et dès potron-minet, renâclent. En l'absence d'un intermédiaire mandaté (comme l'étaient autrefois le concierge et son épouse), M. Garnier fait office de bureau des pleurs. Et les pleurs sont flots, comprenez... les gens sont  si timides à se manifester directement auprès de la Mairie (et puis, il vaut mieux éviter de se mettre les politiques à dos, car ils peuvent être utiles, c'est d'ailleurs leur force, cet intérêt personnel qui ligote la réflexion).
La doléance récurrente ? Chaque matin, le chantier démarre trop tôt, avec force bruits, cris de charretiers, violences sur le site, livraisons invalidant la fluidité des passages.
Ce chambard se poursuit toute la journée, et bien au-delà de 18h00 le soir, puisque le ciment est livré passé 18h30, engorgeant la rue Médéric. Le chantier est fermé passé 19h20.
Tout le monde en a marre de tant d'impunité.
Le quartier Médéric apparaît comme zone de non-droit pour ceux qui subissent au quotidien les effets délétères des travaux Spirit.


Bonsoir Monsieur Le Maire;

> Nous, Garennois, en avons marre d’être pris en permanence pour des imbéciles !

> En effet, comme le prouve la photo ci jointe, encore une bétonnière sur le chantier à 19h04, fait que j'ai signalé par un appel téléphonique juste après, mais le constat sur place était impossible parce que la police municipale ferme à 19h15.

> Il est 19h20 c'est encore le bordel dans le chantier donc en tant que premier Magistrat de la commune, je vous remercie de bien vouloir faire respecter avec rigueur votre arrêté parce que nous en avons marre de subir ces abus dans un état de droit !


Sollicité par d'autres riverains le lendemain, M. Garnier, qui n'a pas eu de réponse, réécrit au maire. Son premier message témoignait de l'exaspération, certains mots sont crus, mais ils ne sont pas dirigés vers M. Juvin.

5 juillet
deuxième message donc.

Bonjour Monsieur Le Maire

> Comme le prouve les photos ci jointes,
> cela fait deux jours consécutifs que certains Contribuables
> Electeurs de votre village se réveillent de mauvaise humeur
> parce que le chantier ne respecte pas les horaires de
> l'arrêté concernant les bruits de voisinage.

> Aussi, pour votre parfaite information,
> le samedi 30 juin, le chantier n'a pas été respecté non
> plus votre arrêté.

> Vous serait-il possible d'intervenir
> sévèrement ?

> En vous remerciant par avance.


A 14h07, Le maire répond au courriel de la veille :

Le 5 juillet 2018 à 14:07, Juvin Philippe <Philippe.Juvin@lagarennecolombes.fr> a écrit :
Monsieur,

Je vous prie d’abord de vous adresser à moi poliment. Les élus ne sont pas des paillassons sur lesquels vous pouvez essuyer vos mauvaises humeurs.
Les services municipaux répondent à tous vos innombrables mails.
Je veillerai à ce qu’ils continuent quand vous m’aurez présenté des excuses pour vos mots déplacés.
En vous souhaitant une agréable journée.

Philippe Juvin

Envoyé de mon iPhone


Ensuite ? une série de messages de locataires victimes de l'administration critique du chantier et de l'Allée Henriot répondent au Maire, quelque peu surpris qu'il sont de lire dans ce laconique SMS envoyés à tous, le manque d'écoute de celui qu'ils ont élu. 
C'est le moment où on l'a amère, pour parler clairement.

En voici quelques-uns :

Monsieur le Maire,


L'appartement que nous louons est situé côté jardin. Cependant, par effet d'échos, nous entendons tôt le matin (vers 7 heures il me semble) les ouvriers s'affairer. Passé 19h00, le chantier est encore actif, les bétonnières ayant livré leur ciment une demi-heure avant. Le bon côté des choses, c'est que la construction prend forme, ce dont on pouvait désespérer depuis tant d'années.
Les locataires situés côté chantier subissent de plein fouet la vie très active du chantier.
Beaucoup s'en plaignent, et un seul les représente. C'est M. Garnier.

J'aimerais bien que chacun ait le courage de vous répondre et de témoigner de ce qu'il supporte individuellement, dans son appartement... et ce dont il témoigne à M. Garnier.

Vous savez comme nous combien le chantier Médéric est un sujet sensible.
Vous dites que la mairie répond à nos questions sur-le-champ.
Je n'ai jamais lu dans votre bulletin municipal une communication claire et transparente sur ce chantier polémique, en dépit de nos demandes répétées.
Mais en creux, la rédaction du magazine s'est concentrée sur les chantiers qui allaient embellir la ville : cette négation de la Villa Médéric est éloquente.

Bref.
Le ton des courriels de M. Garnier est sans doute exaspéré par la liste des questions soulevées, qui restent sans réponse.
Par l'absence de feed back.
Par exemple : que pensez-vous des dimensions de l'Allée Henriot ? Pouvez-vous nous assurer qu'elles sont légales et sécures en l'état, ainsi que lors de l'achèvement de la villa Médéric ?

Avec mansuétude et tout respect pour M. Garnier, ceux qu'il représente, votre équipe, comme pour vous-même,


Bonjour Monsieur je n'ai qu'un seul mot à dire si ce chantier était en face de chez vous. vous n'auriez même pas demandé des excuses ou nous demander de vous parler poliment car l'évidence vous parlerai enfin.cest comme pour les manifestations tant quelles ne sont pas en bas de chez vous cela ne vous dérange pas .vos service de police ne se déplace pas et ça preuve à l'appui.que doit il se passer pour une normalité?un drame ? se faire insulter par des gardiens de chantier aussi.dites nous encore qu'il faut appeller la police. Pour finir effectivement les élus ne sont pas des paillasson mais par contre les élus font leur travail lorsque les citoyens le réclame n'oubliez pas que ce sont les citoyens qui vous ont mis à la tête de cette mairie ne les decever pas et fait enfin quelque chose.merci monsieur le maire

Monsieur le Maire,
Je suis une locataire du 7, rue Médéric depuis plus de 30 ans.
S’il faut encore en rajouter aux différentes interventions de M. Garnier pour que vous preniez bien conscience  des  nuisances que nous subissons, j’apporte ci-dessous mon commentaire personnel.
Etant à la retraite, je passe beaucoup de temps chez moi et si je veux bien admettre et supporter les bruits du chantier (et la poussière …) pendant les heures auxquelles il est censé être en activité selon un arrêté municipal que vous-même avez signé, soit
Du lundi au vendredi : de 8 heures à 19 heures
Le samedi : de 9 heures à 12 heures
Cela en est trop quand le soir à 19h 30 tout continue à s’agiter près de nos fenêtres.
Dès 7h / 7h 15, chaque matin, nous ne pouvons pas louper le début des « manœuvres » : cela démarre par le bruit infernal occasionné par l’ouverture de la lourde porte métallique du chantier.
Ensuite, depuis quelques jours, très rapidement,  les ouvriers commencent à s’activer en tapant et, de surcroît, en hurlant car c’est apparemment leur seul mode d’expression aussi bien pour les échanges nécessaires à leur activité que pour leurs échanges « plus musclés » en cas de désaccords ; je les ai même vus un jour en venir presque aux mains jusqu’à ce qu’au bout d’une dizaine de minutes un « chef » daigne enfin se manifester.
Chaque fin de journée, nous avons le droit à l’arrivée de la  bétonnière qui se met en action. Quand arrive 19h 15 et que le bruit qui n’a pas cessé de la journée continue d’être et, en plus, qu’après la bétonnière, les ouvriers continuent à taper sur des plaques métalliques comme des forcenés, vous admettrez que l’on puisse « péter les plombs » !

Et comme on n’a pas eu notre dose pendant toute la semaine, le samedi, on est encore sous les feux de la rampe …. bien au-delà de l’heure autorisée puisque, samedi 30 juin, ce fut un vacarme infernal jusqu’à 13h 30.

Je rajouterai que la fenêtre de ma chambre est tout près du chantier et que, lorsqu’il y a le moindre souffle de vent, il est très difficile de trouver le sommeil en raison du grincement  de l’enseigne Spirit accrochée à la grue !

Je vous remercie de l’attention que vous aurez bien voulu apporter à ce courriel.


et le très courageux... et exemplaire (pour les prudents ou timides)

Bonjour Monsieur le Maire,
J'ai la chance d'habiter au 7 bis rue Mederic et que mes fenêtres donnent côté jardinÉtant moi même  très sensible au bruit, j'imagine que je serais épuisée si j'habitais côté chantier. 
Les conditions de vie dans cette résidence se dégradent, et le chantier ajoute un grand stress à trop de locataires. 
Alors même si je suis redevable à la municipalité  du fait d'avoir bénéficié d'un logement en tant que mère célibataire, je crois que nos plaintes devraient être prises en compte.
En vous remerciant par avance pour vos actions;
Bien cordialement,


Pendant ce temps, M. le maire était, vous l'imaginez, sous pression, mais pas à cause de notre qualité de vie. Non, sa préoccupation tenait dans le jeu des ententes complexes et hautement élevées relatives à l'avenir du site Peugeot.
Au conseil municipal, le soir, au micro du Parisien, il racontait combien la partie avait été enlevée, le suspense énorme et l'avenir de la friche Peugeot, fichtrement passionnante.

"Ce jeudi, un véritable marathon s’est couru en coulisse. « Un coursier à moto a fait le tour de tout le monde dans l’après-midi pour faire signer le protocole, détaille Philippe Juvin. C’est vraiment une victoire au finish… »
« Y aura-t-il des expulsions ? On va détruire des logements pour en construire finalement ? », interroge Pierre Duclos, conseiller municipal PS. « On va multiplier les logements par trois ! », réplique Philippe Juvin. Et l’élu de se faire lyrique : « ce secteur était une terra incognita pour la ville. Nous allons en faire un quartier où il y aura de vie. » A 22 h 30, le protocole était voté à une écrasante majorité, les deux élus PS se prononçant contre et la conseillère France insoumise s’abstenant."

En somme, si vers 14h07, le maire a écrit un SMS très épidermique et injuste, c'est parce qu'il avait besoin de "bouffer" du contribuable.
Trop de stress ? Volonté de rouler des mécaniques devant le préfet ?


On se doute donc que M. Juvin prise la politique pour les gros challenges et les inévitables petits arrangements, 
non pour le dialogue avec ses administrés. 


C'est fini ? Pensez-vous !!!


Le 7 juillet, à 4h30 du matin
Des voyous désossaient un scooter près de l'entrée du garage, leur voiture était garée devant le mobilhome  Spirit.
Hélas, un voisin, alerté par leur trafic, appelle la police, qui peine d'abord à trouver l'adresse, puis qui voit les bandits fuir en sautant le mur, comme le font certains de vos enfants, oui, vous qui lisez cet article.
Un gars a été attrapé, et la voiture a dû être enlevée à l'aube. Les autres courent encore.
Une autre voiture ventouse du chantier a également été enlevée, vu qu'elle empêchait tout un chacun d'entrer dans le garage vers 7 heures.


Voilà, c'est fini, pour le moment.





dimanche 27 mai 2018

Les Garennois sont vraiment trop sympas, Rue Médéric

Le chantier de la Villa Médéric est mené tambour battant et nous pouvons constater l'édification faite dans l'urgence du bâti. Détails.



Votre enfant a vomi. Des fragments de saucisses de Strasbourg nagent sur le parquet dans un velouté de yaourt à la fraise et de brocolis kaki. Vous intervenez rapidement pour améliorer le bien-être de votre petit, mais aussi pour faire disparaître au plus vite ce rejet dégoûtant. Spontanément, vous évitez de respirer par le nez, vous vous armez contre votre propre haut-le-coeur, endurci et expérimenté que vous êtes, maintenant.

Eh bien voilà à peu près la situation observée au 9, rue Médéric.
Cette parcelle est une zone qui sent mauvais, qu'il faut au plus vite assainir en surface (car la dépollution réelle, c'est une compresse sur une jambe de bois), terminer vite la construction de cette grosse bâtisse, qui mélange avec mauvais goût le Mansart et la façade d'usine prolétarienne.

Comme le dit un ado qui voulait épater sa copine un jour, passant devant cette façade creuse :"Tu vois, ici, on se sert des vieilles briques pour faire des économies !".

Bref, le voisinage de la Villa Médéric est sympa, très sympa : car les nuisances n'arrêtent pas, le non-respect de la loi est notoire dans ce coin de La Garenne-Colombes, et est admis, parce que  le maire :
- ne compte pas tant que cela pour les habitants
- est le directeur de publication d'un journal communal proche des romans Oui-Oui
- est respecté comme étant le maire formidable et médecin inconstestablement bon pour ses administrés, puisque c'est écrit dans le journal de la ville.

Alors, oui, on est réveillé dès l'aube le samedi par des coups de klaxon (plus proches de la corne de brume que de l'aimable pouet-pouet d'un taxi bébête)
Alors oui, on ne peut plus rentrer chez soi, parce que le chantier s'étale
Alors oui, oui, on  croit en avoir fini, mais une voiture de passage bouche à son tour l'entrée, car ce chantier ne peut être contigu à un lieu de vie, non, ce serait trop glauque.

Des photos ?





dimanche 25 février 2018

L'Allée fantôme ou les reliques de l'innommable Henriot

Parfois, sous le ciel sans lune, le cimetière de La Garenne-Colombes s'anime. Tout un peuple se lève et radius dessus, radius dessous, pénètre le coeur grassouillet de la ville. Les anciens administrés de la cité crapahutent ainsi dans ses artères arides. En claquant des chicots, ils comprennent le sens du mot "avenir", avant de se réfugier dans son impasse fantôme, l'allée Henriot. Z'avez pas peur ? Suivez le guide !

Ah... l'Allée Henriot ! Quelle allée Henriot ? 
En 2018, les plans sont formels : pas d'allée Henriot.

2018, oui, c'est bien écrit

Il y a plusieurs plans tels que celui-ci dans notre ville

Ça alors : une allée fantôme...


Ainsi, quand A. file un rancard à Z. pour lui fourguer de la came, il ne dit jamais :
-Hey, mon pote, on se retrouve passé minuit allée Henriot !
 mais plutôt:
-Hey, mon pote, on se retrouve passé minuit rue Médéric, du côté du chantier qui merde.Y'a une impasse étroite, c'est les doigts dans l'nez. 

Tiens y a un panneau Accès pompiers, fantôme lui aussi dans la réalité 

Pour les primo-acquérants d'un spacieux F2 Spirit, que l'allée Henriot ne soit pas citée sur les plans leur semble normal, puisque rien n'est bâti (Avant moi ? Le déluge !).

Une histoire d'homonymie ?
Pourtant, sous le ciel sans lune, passé minuit, après les petits trafics de came, parfois, on devine
 les fantômes de ces braves messieurs Poupinot et Henriot. Que font-ils ? Ils s'animent, normal, on est en plein Spirit !


De sa maison maintenant pourvue d'un toit mansardé, M. Le Méhauté les interpelle :
-Alors, les amis, on se la fait, cette partie de cartes ?
Mais Poupinot et Henriot,  carpes sur crête iliaque, se décomposent devant le bazar sans nom qui a recouvert leur passé:
- Mais notre accord devant  notaire, c'était du flan ?
Lienhard, derrière la jalousie, crachote alors, dans une grimace cocardière :
-Malheureux Henriot*,  tu l'auras jamais ton nom sur la plaque émaillée, et tout ça, c'est grâce à De Gaulle !

Poupinot, Henriot, Le Méhauté et Lienhard reprennent le chemin du cimetière, alors que l'aube se dessine sur La Garenne Colombes, en claquant des calcaneus, guillerets, persuadés qu'ils ont été vernis d'avoir vécu au meilleur moment.


Et nous, victimes de l'indifférence de l'administration locale* que pouvons-nous ressentir ?


* Pour les plus jeunes de nos lecteurs, Philippe Henriot, homonyme de notre Henriot garennois, fut un homme politique d'extrême droite, rallié durant la seconde guerre mondiale au nazis. Un collaborationniste  exemplaire.
*accès pompier non reconnu, pollution aux solvants ignorée

mercredi 7 février 2018

La petite grue verte et la maison qui danse

Ah, vraiment... Rien n'est jamais pot-au-feu par ici. En dépit de ses apparences mémères, notre cité est une ambianceuse qui s'ignore.
Oubliez ses rues le plus souvent désertes, ses commerces autistes dès qu'ils sont embués, cette petite ville du Grand-Paris se parfume (au solvant, là, derrière l'oreille), masque ses pattes d'oie (des fissures, quelles fissures ?) de poudre pailletée... mais gronde intérieurement, Chut ! Il ne faut pas en parler. 
Trop tard !
 

"C'est quoi ce vacarme ? C'est quoi encore ?"
La neige assourdit tout normalement, sauf que là, cette petite grue verte est en mission exploration du sous-sol du chantier Spirit (9/11 rue Médéric). Que fait-elle perdue dans ce grand trou ?


P'tite biche !

La raison ? La maison d'un riverain est prise de transes depuis que les travaux ont recommencé.
Eh oui, assaillie de tremblements extatiques, elle tangue, tressaute...
Plus besoin de thé-dansants, de cours du soir dans les différentes salles alentour.
Oyez, oyez ! Tout se passe rue Médéric, au Spirit, un  Sharky's underground où on se déhanche, on se démanche. On se déglingue.
Il suffit à son DJ de dire : "1, 2, 3, on redémarre les travaux !" et hop, c'est une maison qui chaloupe, c'est un immeuble qui s'étire inconsidérément, jusqu'au claquage.
Ah ben c'est malin !
La musique (Boum boum !) est trop forte.
La cause : le sol est rocheux, et cette roche est essentielle à la stabilité des habitations.
L'attaquer, et les murs bougent, les Velux fuient, les fissures se multiplient... on s'exaspère.

Je vais craquer !


J'ai craqué...



Stop ! Arrêtons la danse :

En résumé :

Chantier Spirit = Désamiantage + Dépollution + Pas d'analyse d'air ambiant jusqu'en 2016 + allée Henriot réduite sans accès pompiers réglementaire + absence de passage piétons + nature du sol mésestimée, mise en danger d'habitations riveraines.




vendredi 12 janvier 2018

Envoyé Spécial et l'esprit des solvants enfouis

Plusieurs résidents nous ont contactés hier soir afin de suivre le premier reportage d'Envoyé Spécial, consacré aux terrains pollués sur lesquels poussent des écoles, des crèches, des hôpitaux...Qu'ils en soient remerciés.



 Voici les liens utiles :


Enquête sur nos écoles empoisonnées
 Envoyé spécial 11 janvier 2018



La carte des écoles listées :
par ici




Comment ne pas penser  :- à l'usine Chimicolor- à la dépollution interminable de son site garennois- aux tergiversations qui condamnent notre quartier à l'état de friche industrielle peu fréquentable et non citée dans notre journal communal de ce mois, page 3


Et nous ? On est où ?

La prochaine fois, promis, hum ? :-)








mardi 9 janvier 2018

Yes ! Et un voeu de réalisé !

"Savez-vous quoi ? Médéric de Gaulle avait un cil à fleur de cerne, l'autre soir. Auguste Buisson, qui ne vit pas loin, lui a dit  : "Tape-toi sur une joue et fais un voeu, ça marche à tous les coups, si tu te frappes au bon endroit !". Se baffer pour un caprice n'avait aucun intérêt. En revanche, le faire pour une cause désespérée, voilà qui était amusant.

Dans sa tête, Médéric décréta : "Alors, alors... Si je me frappe la bonne joue, l'allée Henriot sera un jour les Champs Elysées de La Garenne Colombes".
Auguste s'esclaffa. Médéric se reprit : "Euh, non, disons plutôt ; je veux que sa largeur soit enfin légale !".

Paf !
Le cil tomba dans sa soupe.
Et la suite ?

 Le résultat ne se fit guère attendre. Regardez plutôt :

Incredible !
 Et puis là :

Magique !


Tous les Médéric de Gaulle du quartier avaient tant rêvé d'une allée Henriot digne de ses plans initiaux, qu'il s'en pincèrent les biceps, les mollets et même dit-on... l'épiploon... (Eh si, Docteur :-)).


En conclusion :  tout cela est encourageant, nous ne parlons donc pas ici et ailleurs "avec de l'eau dans la bouche".



Maintenant, avant que Médéric ne s'arrache tous les cils pour formuler d'autres voeux,  il reste

- à faire reculer les habitations provisoires des ouvriers du chantier Spirit.

Ainsi l'accès pompiers serait établi (largeur de 5 m).

- à sécuriser le passage piétons (1.20 m de largeur)...

La Mairie s'y est engagée !

En l'état, le camion de pompiers suffoque. Et nous donc...

NB : la question des barres sécurisant le mur voisin se pose. Des ouvriers ont voulu les démanteler. Question ouverte : Qu'en pensez-vous ?