Collectif pour mieux vivre

Le collectif De Gaulle-Médéric rassemble les habitants de notre résidence. Né du constat qu'il ne faut pas attendre la fête des voisins pour échanger, ce blog est le relais de nos interrogations, de nos souhaits d'amélioration.

mardi 31 octobre 2017

C'était pas Halloween, mais ça y ressemblait

Nadine, nous l'appellerons ainsi, avait passé un début de soirée tranquille. Un dîner tout simple, un film, de la lecture, et au dodo. Mais elle ignorait que nous étions une nuit de pleine lune, une nuit vampiresque, une nuit... nuisible.De notre envoyé spécial, Allée Henriot, l'allée de tous les dangers.



Vers 1 heure du matin ce 30 octobre 2017, Nadine fut réveillée brutalement par un vacarme effrayant.  Quelqu'un errait sur sa terrasse. Un rat ? Que non ! Un rat d'hôtel plutôt. Courageuse, notre dame relève son store et entend aussitôt un individu s'enfuir. Mais stupeur et tremblements : un homme se tient devant elle,là, juste derrière la vitre, et la regarde fixement. Dans la clarté crépusculaire de cette nuit de pleine lune, ces zigotos n'ont rien trouvé de mieux que squatter une terrasse pour divaguer relax. Nadine a sans doute eu la trouille de sa vie, a dû refermer ses stores et le coeur tambourinant, s'est recouchée en maugréant, pas tranquille.
Et les gêneurs ? Ils ont pris un de ses transats et se sont installés dans l'entrée de l'immeuble. Nuit blanche under a Spirit sky. Trop cool l'Allée Henriot ! Et côté (Henr)chiottes, y'a qu'à descendre dans le garage, contre une voiture, c'est ni vu ni connu.

Ah qu'elle est belle la vie à La Garenne, n'est-ce pas ?
(Mais vous me direz, chers administrés, nous observons ici  une zone HLM, nous devons endurer ces gens qui, quand ils entrent dans ce type d'habitat, ne veulent plus jamais s'en extraire...et se plaignent tout le temps).




mercredi 4 octobre 2017

Un chantier, des pompiers et un commercial peu commercial

Depuis plusieurs mois, le chantier a posé ses règles, et nous supportons l'ensemble des désagréments en nous disant qu'il n'y a qu'à serrer les dents. Toutefois, des abus s'ajoutent à une situation déjà délicate en matière de droit. Et si en plus les pompiers s'y mettent !!!

Des clients potentiels se garent dans l'allée Henriot et quiconque s'en plaint se fait houspiller par le commercial mandaté pour écouler les appartements restants. Dur dur pour Spirit, le monsieur manquant d'onctuosité.

Les entrées et sorties de l'impasse restent dangereuses, la visibilité étant nulle, le trottoir, grignoté par les voitures personnelles des acteurs du  chantier. Et comble de malchance, le 5 rue Médéric démarre son propre chantier.

N' y a t il pas d'abus au regard de cette image ?
Ou tout au moins une gestion discutable de la sécurité des administrés. La sortie de l'Allée Henriot est pour nos plus jeunes, très dangereuse.
Il serait utile que nos élus s'y intéressent au plus vite.
Les voitures roulent vite et n'imaginent pas un instant que du monde peut surgir de cet endroit. Le passage piétons n'a aucun débouché !



Autre point critique : tout récemment, l'un de nous a dû être hospitalisé d'urgence. Un camion de pompiers est entré dans l'allée Henriot, pour secourir au 7 bis rue Médéric.
Constat :
Impossibilité de braquer pour se rapprocher du bâtiment
Impossibilité de déployer, si besoin, une grande échelle.

Il faudrait en cas d'incendie recourir à des échelles portables, ce qui entraînerait une perte de temps et donc des risques accrus pour la survie de chacun.

Le colonel des pompiers qui a dû valider les plans de l'allée Henriot n'a pas conduit de camion de pompiers depuis son premier bal, nous a témoigné le pompier au volant lors de l'intervention !

Hem !

Nous souhaitons un rétablissement rapide à notre voisin hospitalisé.



dimanche 23 juillet 2017

Cartes postales de mes vacances à La Garenne

Quelques cartes postales sont tombées dans la boîte aux lettres... Lecture.


 

 
Ma bonne Thérèse, Je t'écris de La Garenne ces quelques lignes. Nous avons bien ri hier soir. Lors d'un spectacle tenu chez  la grande amie de Tantine, un spirite à moustaches de chat a fait tourner des tables, Oncle Jean est même apparu. Et l'homme aux moustaches nous a prédit que le jardin de Tantine serait un jour aussi pollué que les villes industrielles d'Angleterre...


" Cartes postales en noir et en couleurs, 
Grands panneaux criards et tentateurs,
Partout
L'argent ne fait pas l'bonheur, 

Ça vous fait drôlement marrer, 
Quand on gagne cent balles de l'heure"

(Pierre Delanoë et René Vernadet, Gilbert Bécaud, par Yves Montand)


Aminata, ça, c'est le chantier où je travaille depuis un mois. On est deux camions benne à transbahuter de la terre-déchet toute la journée. Tu vois au fond, la pointe derrière l'arbre, c'est la tour Eiffel, celle qui brille comme des diamants.


"Il était un petit homme Pirouette Cacahuète, il était un petit homme qui avait une drôle de maison qui avait une drôle de maison. Sa maison est en carton, Pirouette Cacahuète, sa maison est en carton, son escalier est en papier, son escalier est en papier..."



Lui : Depuis ma fenêtre, je prends l'air. La vue est imprenable sur un trou qui m'en rappelle un autre,

Havana pool, photo de Barry Cawston, qui a immortalisé dans son travail les friches industrielles, les piscines vides et la vacuité, bref, ses axes d'intérêt ne sont pas des sujets de cartes postales.
Mais ce réalisme me plaît, j'en aime la noirceur, la véracité.




On vend des cages à lapin en collant des cartes postales prédécoupées, impressionnantes pour le piéton, et si dérisoires pour le piaf qui se pose sur le rebord de ma fenêtre.


" Ô la nostalgie à retrouver de vieilles cartes postales
Où le ciel est toujours bleu l'arbre toujours vert la mer étale
Sans doute on ne les met dans l'album que pour les photographies"

mercredi 12 juillet 2017

Il y a rat et rats, selon notre directeur de proximité

Tout récemment, un rat s'était calfeutré chez l'un d'entre nous. On dut faire appel à un dératiseur, qui fit sa triste besogne, moyennant une paille,  407 euros.

Le locataire en question s'est vu promettre un remboursement de cette intervention particulièrement pénible. Merci à HDS Habitat.

Mais il y a un hic...


Aujourd'hui, notre directeur de proximité, dans un courrier adressé au locataire débité de 407 euros, promet un remboursement de la dératisation et affirme que le rat crucifié "était un animal de compagnie", ce qui ne serait pas le cas des autres repérés près des poubelles.
Ça alors !
Quelle perspicacité, quel talent ! Mais quelles preuves, Monsieur le directeur de proximité ?
Est-ce parce que ce rat s'était niché derrière un piano ?
Est-ce parce que ce rat avait choisi une maison où l'on dévore les meilleurs romans russes  ?
Est-ce parce que ce rat était un zélé petit concierge donnant un gros coup de main à notre gardienne ?
Est-ce parce que.. parce que... ce rat zigouillé par un technicien efficace était votre ratounet chéri ?


A 2 mois, déjà mimi

Le rat de notre directeur de proximité ?
 
Il y aurait donc rats et rat. Ceux du chantier, qui ont des destins migratoires; ceux de nos maisons, qui aiment écouter du Chopin. Deux morts possibles donc.

 
Cette distinction serait très amusante si elle ne masquait pas la décision de la part de notre bien-aimé directeur de proximité d'éviter l'opération de dératisation prévue dans le jardin par le service technique. 

A la place de cette action, le directeur rappelle que des sachets de mort-aux-rats sont essaimés dans les parties communes.




 Corrélons ce poison à ses effets dramatiques sur nos animaux de compagnie (troubles neurologiques pour commencer...)


Conclusion
M. Le Directeur de proximité minimise le préjudice subi par tous les habitants de la résidence, pour une histoire de pépettes, eh oui... alors qu'on a reçu un beau journal, Regards sur HDS Habitat, que nous ne rechignerons pas à faire grignoter par les rats et les ratounets, sans distinction.

 
 

vendredi 7 juillet 2017

De Gaulle-Médéric : Pas ratgoûtant du tout !

Au raz-de-chaussée des appartements de l'allée Henriot, on en a rat le bol de rassir dans nos appartements sociaux les portes fenêtres fermées sur le jardin sans ravenalas, pourtant foisonnant et ravissant en cet été caniculaire. La raison en est simple : nous sommes infestés de rats. 


Pour un raté, c'est un raté, société Spirat, euh Spirit.
En faisant du ramdam dès l'aube, avec vos engins lourds, non seulement vous ratatinez la santé des riverains, mais en plus ces séismes ont entravé la tranquillité de grappes de rats, contraints de migrer vers le jardin de notre résidence, notre paradis*.

Pour un rat trouvé, il paraît qu'il y a dix frérots carapatés un peu partout.

Rapport de campagne :
Le premier spécimen galérait il y a 15 jours près des poubelles, ratant les flèches assénées par des enfants cruels.
Le deuxième, 7 jours plus tard, comptait se gaver de rahat loukoums lors de l'anniversaire d'une jeune fille vivant au ras du jardin. Caché derrière le piano, il rêvait à l'opéra, mais il a viré écarlate devant l'artisan dératiseur qui l'a ratiboisé.
Un sentiment d'horreur gâcha la rave party ensuite.
Le troisième, hier, racoleur, tentait une incursion au 26, général de Gaulle. Il rassembla ses dernières forces vers un trou où parachever ses plans nocturnes.

Bref ! Des rats, il y en a. 

Hauts-de-Seine Rabitat va missionner une équipe de dératisation du jardin en esparant que cela suffirat.
 Courage ! 



* les plus anciens comprendront




mardi 6 juin 2017

L'image emblématique d'un monde pourri

Comme le montre cette unique image, la largeur de sécurité d'accès aux logements de l'Allée Henriot n'est pas respectée. Aucun camion de pompier à grande échelle ne peut lutter contre le feu en passant par le trou de serrure qu'est devenu ce maudit passage.



En revanche, le site Chimicolor revit ses plus belles heures, c'est d'une ironie sans nom : voyez la l'habillage de façade de l'offre Spirit sur les baraques ouvrières. Et vive le vinyl couché pour éviter que la pluie délave les belles couleurs chimiques !

Chimicolor renaît vraiment de ses cendres, puisque c'est la loi de la rentabilité qui triomphe, au détriment de la santé et de la protection des riverains.
Le top, c'est que tout le monde se rejette la responsabilité dans ce chantier nocif et problématique.

La grande classe...








lundi 22 mai 2017

Les solvants et les enfants d'abord : et un Canister, un !

Nous sommes quelques-uns de la résidence de Gaulle-Médéric à avoir été contactés par la société ERM, afin de mesurer la qualité de l'air des appartements que nous louons à HDS Habitat. Des bonbonnes sont placées dans notre intérieur, ainsi que dans le garage, afin d'évaluer la concentration de polluants (COV) dégagés par la dalle. 

 

L'avantage, puisqu'il faut bien en rechercher un, c'est que nous pouvons par cette expérience, revoir le programme de sciences, oublié pour beaucoup d'entre nous.
Alors alors... voici la bête :


Ne l'époussetez pas, ne le customisez pas, c'est juste un prêt





Ce Canister TO-CAN permet dit-on, de prélever, de stocker et d'analyser des composés organiques volatils. Son manomètre permet d'évaluer d'un simple coup d'œil l'état du vide ou de la pression de la bonbonne. Les analytes (entendez les cov ou cochonneries ordinairement ventilées) sont, paraît-il, captés largement dans cette nasse futuriste.


Ce qui est dommage, c'est que la société ERM, présente en France depuis 1994 et riche selon son site frenchy de 80 collaborateurs, n'ait pas développé de plan com'. Le site Internet est stérile, aussi étanche qu'un canister !
Le site américain n'est guère plus bavard. What a pity !

Sur un site concurrent de RESTEK, Entech, nous avons trouvé ce verbiage, à traduire, petit exercice tonifiant les neurones :

More and more attention is now being given to monitoring levels of volatile chemicals from PPM down to sub-PPB levels, as chronic exposure even at low levels may lead to a number of different health conditions, including cancer.
(on ne parle pas du signe astrologique)

Volatile and Semi-volatile chemicals both in our outdoor and indoor air must be considered in determining overall human exposure.Measurement of these chemicals in air is usually performed by Gas Chromatography / Mass Spectrometry to quantify concentration levels of individual compounds to determine the overall exposure risks.
(on y est)

Usually, levels are too low for direct GCMS detection, requiring sample enrichment or pre-concentration for detection down to PPB (parts per billion) and sub-PPB levels. “Whole Air” field collection of air samples into inert canisters continues to be the Gold Standard for obtaining accurate air monitoring results, using evacuated containers which are opened in the field to collect the air sample, followed by laboratory analysis under reliable and controlled conditions.
(autrefois, on usait de clystères pour être purgé, cher Thomas Diafoirus, maintenant, vive les calisters pour évaluer combien de temps on a encore à vivre !)

Alternative approaches using thermal desorption tubes modify the sample in the field, exposing the collected chemicals to a more reactive environment which often results in inconsistent recovery during thermal desorption in the laboratory.

Entech is the world leader in providing canister monitoring technology based on US EPA Methods TO-14A and TO-15. 
Virtually hundreds of volatile and semi-volatile compounds can be recovered using this approach, making canisters the most universal technique for measuring virtually every GC compatible airborne compound of interest. Entech places a proprietary ceramic called Silonite® on the inside of sampling canisters to make them extremely inert, allowing the recovery of more compounds than any other air sampling device.
.
Il est à préciser que chaque appartement est équipé d'un Canister pour 24 h, et qu'en cas de présence d'enfants, on en dépose deux, dont un dans une chambre d'enfant. Hem.

Alors voilà... y'a plus qu'à attendre. Les résultats du labo seront fournis à ERM sous quinzaine, à compter de demain, et puis ensuite, nous ne savons pas qui nous dressera le tableau détaillé des COV attrapés lors de cette opération... ni quand.
Alors, qui et quand ?